ProB - Playoffs Accession - 1/2 Finale AllerTerminé
Orléans76
Saint-ChamondSaint-Chamond66
07-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/2 Finale AllerTerminé
Rouen96
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen84
07-06-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/2 Finale Match 3Terminé
Nanterre56
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne99
07-06-2019 20:45
ProB - Playoffs Accession - 1/2 Finale RetourTerminé
Saint-Chamond81
OrléansOrléans75
10-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/2 Finale RetourTerminé
Gries-Oberhoffen74
RouenRouen78
10-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/2 Finale BelleTerminé
Orléans93
Saint-ChamondSaint-Chamond83
13-06-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - Playoffs - Finale Episode 1Terminé
Lyon-Villeurbanne81
MonacoMonaco71
15-06-2019 18:30
ProB - Playoffs Accession - Finale AllerTerminé
Orléans68
RouenRouen62
16-06-2019 16:30
Jeep® ÉLITE - Playoffs - Finale Episode 2
Lyon-Villeurbanne0
MonacoMonaco0
17-06-2019 20:45
ProB - Playoffs Accession - Finale Retour
Rouen0
OrléansOrléans0
19-06-2019 20:45
Jeep® ÉLITE - Playoffs - Finale Episode 3
Monaco0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
20-06-2019 20:45

Actualité

Un géant se retire

Tony Parker a annoncé sa retraite des parquets à 37 ans. La LNB salue l'oeuvre du plus grand basketteur français de l'histoire.

(En photo : Tony Parker sous les couleurs de l'ASVEL lors de la saison 2011-12, opposé ici à Trenton Meacham).


Un an après son grand ami, Boris Diaw, c'est au tour de Tony Parker de prendre sa retraite. Le meneur des Charlotte Hornets a officialisé sa décision ce lundi 10 juin. Bien que toujours très rentable dans la meilleure ligue du monde (9,5 points et 3,7 rebonds en seulement 18 minutes en 2018-19), le numéro 9 a choisi de ne pas poursuivre en Caroline du Nord et de rester auprès des siens, à San Antonio. Ce formidable compétiteur a expliqué en substance que le challenge proposé par les Hornets, franchise absente des Playoffs cette saison n'étanchait pas sa soif de gagner, encore et toujours. 


C'était la première fois de sa carrière que Parker ratait le train des Playoffs. Chez les San Antonio Spurs, il avait joué 17 Playoffs d'affilée et tout gagné. Quatre bagues de champion NBA (2003, 2005, 2007, 2014), un trophée de MVP des Finales (2007). Son Big Three avec Tim Duncan et Manu Ginobili avait marqué non seulement l'histoire de la franchise texane mais aussi l'histoire de la ligue. 


Passé dans ses toutes jeunes années par l'INSEP puis par le Paris Basket Racing avant de franchir l'Atlantique, Tony Parker a exploré des contrées jusque-là inaccessibles pour les joueurs français voire européens. Il fut le plus jeune meneur titulaire de l'histoire de la NBA, disputa six All-Star Game, fut sélectionné à quatre reprises dans une équipe type de la NBA. Le petit français d'1,88 m figure dans le Top 3 des meilleurs Européens de l'histoire ayant foulé les parquets NBA, avec l'Allemand Dirk Nowitzki et l'Espagnol Paul Gasol. 


TP, ce sont aussi 181 sélections en équipe de France, huit championnats d'Europe disputés de 2001 à 2015. Le leader des Bleus a porté l'équipe de France vers des sommets inexplorés. Longtemps en quête du Graal continental, il a essuyé beaucoup de désillusions mais n'a jamais renoncé et a fini décrocher l'or en 2013 en Slovénie, ajoutant trois autres médailles internationales à son palmarès. 



Les spectateurs de la Pro A ont eu la chance de le voir évoluer en chair et en os pendant le lock-out de la NBA au début de la saison 2011-12. Parker avait alors porté le maillot de l'ASVEL, le temps de disputer sept matches de championnat de France et quelques-uns d'Eurocup. On avait assisté à une Parkermania dans les salles françaises et à un engouement médiatique inédit. 


Trois ans plus tard, il devenait président de l'ASVEL, connaissait la joie d'un premier titre de champion de France en 2016. Quelques semaines après le sacre de son autre équipe du Lyon ASVEL féminin, il aura l'occasion de réussir le doublé, l'ASVEL étant opposée à Monaco en finale. 


En attendant de poursuivre son aventure en tant que dirigeant et homme d'affaires, c'est bien un monument du sport français, digne des plus grands champions de l'histoire, qui s'en va. Pour toute son oeuvre, un seul mot : merci.  


Après le titre de champion de France en 2016


Alain Béral (président de la LNB) : "On se demandait s'il allait prendre sa retraite maintenant ou dans un an. Quand cela arrive cela fait bizarre parce qu'on a l'impression qu'avec ces athlètes, cela ne s'arrêtera jamais. Sauf qu'à un moment donné, il faut savoir décrocher. Comme d'habitude, il agit en homme responsable. Il se retire au bon moment je pense et il laisse une très belle image, avec un vernis très costaud. Il s'est fait tout seul. Il a décidé qu'il voulait aller en NBA, et il y est allé, alors qu'il y avait beaucoup de sceptiques. Et il est devenu le joueur qu'on sait. C'est un bonheur d'avoir un bonhomme comme cela, parce que c'est un exemple et il le restera. En plus, il est proche de nous parce qu'il est investi dans le basket français. Il s'occupe de son club tous les jours. C'est un très bon président pour le développement de l'ASVEL, et du basket professionnel français. C'est un homme très averti sur les investissements qu'il réalise. Il n'aime pas perdre. C'est son tempérament. Il va garder tout cela avec son club et dans les affaires. Merci Tony et bravo l'artiste."