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Pro A, 9e journée : Les Sharks aiment la "pêche au gros"

Antibes est certes en déficit au classement (3V-5D), mais en ayant triomphé, dans son Azurarena, de 3 équipes ayant disputé les Playoffs l'an passé...

Elie Okobo (Pau-Lacq-Orthez) face à Max Kouguère (Antibes)

Oubliez les défaites, par huit points d'écart ou plus, à Châlons-Reims, Bourg, Nanterre ou Gravelines-Dunkerque. La Marne, l'Ain, la Seine ou la Mer du Nord n'ont certes pas réussi à ces requins, mais quand les Sharks nagent dans leurs eaux chaudes et connues de la Méditerranée, pardon ! En quatre soirées à l'Azur Arena, Antibes a avalé la SIG (+22), Le Portel (+8) et l'ASVEL (+18) la semaine dernière, mordant même méchamment des leaders manceaux (69-72), alors invaincus et bien contents de s'en sortir avec seulement quelques traces de morsures...

Difficile d'expliquer toutefois les performances du club, à domicile, face à des gros bras, et ses relatives difficultés à exporter le danger hors de ses bases. Mais voilà l'Élan Béarnais prévenu : les Sharks ont du mordant à l'Azur Arena ! Il en faudra ce soir, car ce Pau-Lacq-Orthez version Serge Crevecœur a la couenne solide (2e, 6V-2D). Même si les Béarnais sortent d'une improbable déroute, au Palais des Sports, face à la JDA Dijon la semaine dernière (65-85), une semaine tout juste après avoir effectué une superbe démonstration lors du Clasico à Beaublanc.

La semaine dernière, les deux clubs ont tous deux été sortis en 32e de finale de la Coupe de France, Pau-Lacq-Orthez à Châlons-Reims (85-86), et Antibes, où Julien Espinosa avait choisi de laisser au repos Vee Sanford et Tim Blue, en s’inclinant sur le fil également sur le parquet de Boulazac (73-75).

A noter l’analyse très lucide de Serge Crêvecoeur sur le site de l’Elan Béarnais, cette semaine : "Ce qui nous a manqué sur les deux derniers matches, c'est ce feu, cette énergie dont avaient su faire preuve les joueurs et qui nous ont permis de battre des grosses équipes. C'est à nous de comprendre ce qui se passe et d'y remédier. Lors des séances vidéos, on a montré nos faiblesses du moment et j'espère que les gars ont compris. Beaucoup de gens, de supporters ont considéré que notre équipe faisait partie du top du championnat au même titre que l'ASVEL ou Monaco. La vérité n'est pas celle-là. On n'est pas Goliath. On peut parvenir à battre Goliath si tous les ingrédients qu'on évoquait sont réunis, on l'a déjà fait d'ailleurs, mais on n'est pas une grosse équipe. On connaît des progrès évidents, que j'ai pu identifier, dans la structuration du staff etc..  mais je ne connais pas un processus de développement avec une progression linéaire : ça n'existe pas ! Il y a toujours des turbulences, des paliers à franchir. Je crois que ce qui nous arrive est normal mais il faut le gérer et trouver des solutions pour en sortir le plus rapidement possible."