Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J8 : DJ Stephens : «Ce 5/6 à 3 points me satisfait le plus»

Efficace et spectaculaire en sortie de banc lors de la victoire du Mans à Levallois, DJ Stephens est élu #DLSIxiemeHomme de la J8 de Pro A pour la 2ème fois cette saison !

 

Jumper hors norme, D.J. Stephens est aussi bien plus que cela. En témoigne ses 19 points à 7 sur 8 aux tirs (5/6 à 3pts) à Levallois ce week-end…

D.J., tu viens d’obtenir un deuxième trophée de #DLSIxièmeHomme de la saison en Pro A en battant ton record en carrière derrière la ligne à trois points…

Le trophée fait plaisir, mais c’est surtout cette dernière statistique, je crois, qui me satisfait le plus. Car elle démontre combien mon jeu a pu évoluer ces dernières saisons. Et puis, après notre défaite contre Gravelines, il fallait aussi qu’on réagisse et nous avons très bien su le faire à Levallois…

Cet été, le Maccabi Tel-Aviv s’est intéressé à vous. Vous n’avez pas souhaité attendre

J’étais très excité quand j’ai appris que le Maccabi envisageait de m’engager. Mais je venais déjà de laisser passer quelques opportunités intéressantes et le Maccabi ne se décidait pas. Je ne voulais plus attendre, car s’ils décidaient au final de recruter quelqu’un d’autre, j’aurais laissé passé encore plus d’offres et de projets avec lesquels je me sentais plutôt bien. Alors, j’ai pris la décision d’accepter cette proposition mancelle qui me plaisait énormément.

Presque tous les étés, une franchise NBA est attiré par tes qualités et te fais venir aux summer leagues voire même au veteran camp. Memphis, l’été dernier, t’a même fait signer un contrat avant de te libérer. Est-ce frustrant de passer si près de la NBA sans y avoir encore eu sa chance ?

J’avais déjà effectué un training camp à l’été 2015. Et l’an dernier Memphis m’a invité en m’offrant un contrat partiellement garanti. J’avais encore des offres de ce type cet été, mais sans aucune situation réellement intéressante. Je veux dire, les propositions que j’avais étaient dans des équipes dont je savais qu’elle n’allait signer personne à l’issue du training camp. Alors, je ne voulais pas me relancer là-dedans, en ne saisissant pas les propositions qui m’avaient été faites comme celle du Mans, juste pour venir montrer ma tête lors d’un training camp. Là, j’ai vraiment jugé qu’il était plus intéressant pour moi d’intégrer un bon groupe, une équipe intéressante, dès la préparation. Puis jouer toute une année dans un bon club, stable en plus, avant de voir, peut-être l’été prochain, si j’ai une opportunité en NBA. Mais pour répondre à ta question initiale, oui, c’est vrai que c’est frustrant d’avoir le sentiment de passer tout près de revêtir un maillot NBA puis… d’être coupé juste la veille de l’ouverture de la saison. Mais ce sont des choses qui vous challengent aussi. A l’été 2016, je suis vraiment passé tout, tout près, en étant le tout dernier coupé. En même temps, c’était aussi la 4e fois que j’étais coupé par une équipe NBA. Alors on connaît le business, on s’habitue… Et puis, franchement, quand je vois le parcours que j’ai effectué depuis, le joueur que je suis devenu, je me dis que quand la porte s’ouvrira de nouveau, je serai sans doute plus fort pour saisir vraiment ma chance.

C’est vrai que ton jeu a beaucoup évolué ces deux dernières saisons, avec une adresse à trois-points bien meilleure…

Chaque saison, je me sens de mieux en mieux au niveau de mon tir. Initialement, à l’université, c’était plutôt mon point faible, c’est vrai. Même lors de ma première saison en Europe, je n’avais pas vraiment confiance dans mon tir. Mais j’ai vraiment bossé, pendant toutes les saisons, pour progresser avec les équipes dans lesquelles j’ai joué mais aussi sur mon jeu. Je crois aussi avoir aussi vraiment gagner en agressivité offensive. Les derniers coaches qui m’ont entraîné m’ont énormément poussé là-dessus, en me disant qu’avec mes qualités physiques, personne ne pouvait m’arrêter si j’attaquais le panier avec intelligence. Mais je ne suis vraiment pas quelqu’un qui force, qui joue tous les ballons. Et petit à petit, je sens de mieux en mieux les situations ce qui me permet de prendre un tir ou de m’engouffrer dans les espaces qui s’ouvrent plus souvent.

Avec Youssoupha Fall, Will Yeguete, Romeo Travis et toi, le MSB compte 4 intérieurs avec des qualités radicalement différentes. Penses-tu que c’est un plus pour Le Mans ou bien un casse-tête pour le coach, qui doit proposer des systèmes correspondant à vos qualités respectives ?

Je ne crois pas que cela donne des migraines à Coach Eric (Bartécheky). Nous avons de toutes façons des systèmes qui correspondent aux qualités de chacun de nous. Sur nos systèmes, on crée des situations dont Youssoupha, Romeo, Will ou moi pouvons profiter. A nous de bien lire le jeu et de ne pas nous lancer dans des actions que nous ne maîtrisons pas individuellement. En plus, c’est un réel avantage parce qu’avec des joueurs si différents, nous nous retrouvons souvent avec mes mis-matchs intéressants. Selon les intérieurs que le coach utilise, je crois plutôt que ce sont les coaches adverses qui ont des migraines en devant s’adapter pour contrer Youss par exemple, tout en contrôlant Romeo et moi qui pouvons tous les deux nous écarter.

Avez-vous déjà joué avec un joueur de la taille de Youssoupha ? Et que pensez-vous de son jeu ?

Non, pas vraiment. J’ai joué avec des gars de 2,15 m, mais c’est tout. Youss possède vraiment un potentiel incroyable. Il est encore très jeune , mais il a déjà de très bonnes mains, est très athlétique et mobile pour sa taille. En plus, c’est un chouette gamin, qui joue toujours à fond. Je le trouve déjà très, très bon, mais il a encore une telle marge de progression que je suis extrêmement curieux de voir quel niveau il va atteindre au fil de la saison et surtout dans les quelques années à venir. S’il continue comme ça, il va devenir rapidement injouable !