Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J4 : Johann Passave-Ducteil (Châlons-Reims)

Avec ses 20 points, 6 rebonds, 9 fautes provoquées et 23 d'évaluation, Jo Passave-Ducteil (Châlons-Reims) est le DLSIxiemeHomme de la 4e journée. Interview.


Recrue majeure de Châlons-Reims cet été, Jo Passave (2,00 m, 33 ans) n’a pas tardé à prendre ses marques avec sa nouvelle équipe. L’ex-Nanterrien tourne à 12,3 points, 4,7 rebonds et 14,3 d’évaluation en 22 minutes. Lors de la réception de Cholet, il a eu un fort impact en sortie de banc pour suppléer Pape Badji. Au final, une copie à 20 points, 6 rebonds, 9 fautes, 23 d’évaluation en 24 minutes. Et une deuxième victoire pour le CCRB. « On a gagné. J’ai bien joué. C’est une double satisfaction. Le contrat est rempli », nous glisse le DLSIxiemeHomme de la quatrième journée.


Jo, tu as signé une jolie copie contre Cholet, sur la lancée de ton bon début de saison. Comment te sens-tu dans ta nouvelle équipe de Châlons-Reims ? 

Je me sens bien intégré dans cet effectif. Le club de Châlons-Reims m’a accueilli dans un rôle de joueur d’impact, que ce soit dans le cinq ou en sortie de banc. J’essaie d’apporter mon expérience et la culture de la gagne que j’ai acquis au fur et à mesure de ma carrière. J’apprécie la ville, mon coach, le staff et tout ce qui est mis en place pour me mettre en place dans les bonnes conditions. 


Ton coéquipier sénégalais Pape Badji est pour le moment le pivot titulaire. Est-ce que ce rôle en sortie de banc te convient ? 


Peu importe la situation dans laquelle je suis, je m’adapte et je donnerai toujours la même chose. Je pense surtout qu’on est complémentaires. Un intérieur grand, longiligne et un petit costaud. On sait qu’on a un rôle très important qui est de protéger la raquette et d’alimenter la marque dans le secteur intérieur. Qu’on soit titulaire ou remplaçant, l’important est de gagner la bataille du rebond, la bataille intérieure, d’avoir une raquette dominante. Donc pour moi, ce n’est pas un souci de commencer sur le banc. 


Pape Badji avait été bon pendant les matches de préparation. Pour l’instant c’est plus compliqué pour lui en championnat (7,7 d’éval en 18 minutes). L’adaptation à la Jeep® ÉLITE est difficile ? 


Cela ne m’étonne pas. L’année où je suis monté en Pro A avec Nanterre, le seul joueur qui avait réussi à se mettre tout de suite au niveau de la Pro A, c’était Marc Judith. Pour tous les autres, il nous avait fallu plusieurs matches. On sait le potentiel qu’il a. On n’est vraiment pas inquiet. On sait qu’il y a besoin d’un temps d’adaptation. La Jeep® ÉLITE est parfois décriée, mais j’ai lu dernièrement qu’on était la cinquième ligue d’Europe. Ce n’est pas pour rien. 


Qu’est-ce que tu es venu chercher au CCRB, un club habitué au ventre mou voire au bas de tableau depuis son accession au Jeep® ÉLITE ? 


Je suis venu m’épanouir, prendre des responsabilités et transmettre de l’expérience. Et je suis comblé à tous les niveaux. On sait que Châlons-Reims veut voir plus grand. C’est parfait pour moi. Je veux aider les clubs à rêver plus grand, si je peux emprunter ma phrase fétiche du PSG.


Est-ce que le CCRB est armé pour franchir un cap avec les joueurs référencés qu’il a recruté cet été, Blake Schilb, Jimmy Baron, Devin Ebanks et toi ? 


Châlons-Reims est sur le papier une bonne équipe. Il y a de quoi faire. Maintenant, c’est à nous de le prouver sur le terrain. On a le potentiel pour exister mais après c’est une question d’affinité, de créer un groupe. Plusieurs des joueurs que tu as cités ont été recrutés au moins pour deux années. C’est que Châlons a décidé de bâtir sur des vétérans mélangés à des jeunes joueurs en devenir. L’équipe que Cédric Heitz a construite est très bien pensée. Maintenant c’est à nous d’aller chercher les victoires.

Vous semblez avoir une équipe à vocation clairement offensive ?  


Je ne suis pas trop dépaysé. On veut produire un beau basket, efficace et plaisant à regarder. C’est agréable d’être dans ce cadre. On a des joueurs d’expérience, qui ont une bonne vision du jeu. Je pense à Blake Schilb, à Devin Ebanks, qui est un formidable attaquant. Il n’y a pas un gars dans la Jeep®ÉLITE qui ne connait pas Jimmy Baron, sans oublier les autres. Celui qui me surprend le plus, c’est Alex Abreu qui vient de Pro B (Orléans). Il a un physique atypique pour un meneur, une boule de muscle. Il y a vraiment de quoi faire. 

 
Vous vous déplacez à Bourg samedi. Comment vois-tu ce match face à la paire intérieure Zach Peacock – Youssou Ndoye. On sait que c’est une arme importante de la JL Bourg. Ils cumulent à plus de 31 points à eux deux… 


C’est le genre de match dont je me délecte. La logique voudrait qu’ils nous dominent. Pape et moi on ne va pas calculer. Il va falloir essayer de diminuer leur pourcentage. On va essayer de les gêner. C’est un super challenge. On se doit une revanche parce qu’on s’est fait punir à Dijon lors de notre premier match à l’extérieur. On leur a donné les munitions pour nous punir. Il faudra se rappeler de ce qu’il s’est mal passé à Dijon et essayer de faire une prestation correcte à l’extérieur.