Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J20 : Killian Hayes (Cholet) : « Notre mentalité a changé »

Killian Hayes (1,94 m, 17 ans) a établi son record de points de la saison en sortant du banc contre Bourg-en-Bresse. Interview de la jeune pépite choletaise.

Cholet a changé de visage depuis l’arrivée – ou plutôt le retour à la maison - d’Erman Künter. L’équipe des Mauges a remporté face à Bourg son cinquième match sur les neuf dernières journées. Killian Hayes (1,94 m, 17 ans) est le symbole de cette montée en puissance. Après un début de championnat discret (5,4 points, 3 passes et 4,8 d’évaluation par match après 11 journées), le jeune combo guard a presque doublé son évaluation moyenne sous les ordres de maître Künter (8 points, 3 passes, 9,8 d’évaluation). 

Il forme une triplette arrière performante et complémentaire avec les deux titulaires, London Perrantes et Abdoulaye Ndoye. Samedi dernier, Hayes a établi son nouveau record de points en Jeep® ÉLITE, avec 17 unités. Ce n’est sans doute qu’un début pour ce potentiel NBA, qui sera présent pour la deuxième année consécutive au Basketball Without Borders ce week-end à Charlotte (15-17 février), un camp rassemblant quelques-uns des meilleurs talents internationaux. 



Killian, tu as signé ton record de points de la saison contre Bourg-en-Bresse, en sortant du banc. Bourg. Comment analyses-tu ton match ? 

Dès mon entrée, j’ai essayé d’être beaucoup plus agressif avec la balle, surtout en attaque. Cela s’est vu, et ça m’a beaucoup réussi. 


En effet, puisque tu as provoqué 7 fautes et réussi un parfait 9 sur 9 aux lancers-francs. Après le match, Erman Künter a aussi souligné tes efforts en défense et pointé tes trois balles perdues. Comment as-tu réagi à ces propos ?

Je n’avais pas vu son interview mais les trois ballons que j’ai perdus, ce sont des ballons bêtes. La balle me glisse des mains, un passage en force. Ce sont des trucs que je dois éviter. (…) Le coach me pousse à aller plus loin. Je ne vais pas satisfaire de cela. Il faut voir sur le long terme. J’ai une très bonne relation avec Erman Künter. On parle beaucoup, on rigole souvent. 



Ton équipe est beaucoup plus performante depuis quelque temps. Qu’est-ce qui a changé depuis son arrivée ?

Ce qui a changé avec lui, c’est d’abord notre mentalité, comment gérer l’approche du match, quelle attitude à avoir en entrant sur le terrain, l’intensité et l’énergie qu’il faut mettre. Il dit qu’on doit être des guerriers et des chiens en défense. Avant, on n’avait pas ce même état d’esprit. On encaissait beaucoup trop de points. 



Tu as réalisé un début de saison moyen par rapport aux attentes et doublé tes statistiques sous les ordres d’Erman Künter. Comment l’expliques-tu ? 

Déjà en présaison, je m’étais blessé et j’avais été arrêté 3 semaines. Du coup, je venais juste de reprendre quand on a joué Strasbourg (1ere journée). Le début de saison a été plus compliqué. Et j’ai eu du mal à me remettre dans le jeu. Ensuite, quand on commence à faire de gros matches collectifs, personnellement on est plus en confiance, plus à l’aise et on joue plus librement. 



Faut-il y voir aussi l’influence de London Perrantes, qui est très bon depuis qu’il est arrivé à Cholet ? 

Oui, parce que c’est un vrai leader sur le terrain. On parle souvent tous les deux. Il m’aide sur beaucoup de choses. Aux entraînements, je défends toujours sur lui et j’essaie de lui mettre une grosse pression. Il m’aide beaucoup et il aide beaucoup l’équipe. 



Perrantes joue 38 minutes par match. Cela signifie que tu as été repositionné au poste 2 ? 

Quand on est tous les deux sur le terrain, il n’y a pas vraiment de poste défini. Parfois, c’est moi qui monte la balle, d’autres fois c’est lui. Comme il joue beaucoup, c’est normal que son rythme baisse à certain moment. Alors, c’est à moi de prendre en charge l’équipe. 



Après cette 5eme victoire sur les 9 derniers matches, vous vous êtes éloigné de la zone rouge. Comment vois-tu la suite ? 

On n’a qu’une victoire d’avance (sur le premier non-relégable) donc on veut toujours viser plus haut pour ne pas regarder derrière nous. On regarde match après match. Les gens parlent beaucoup de playoffs, mais on est loin de cela. On doit vraiment se concentrer sur le match suivant. Je ne pense pas que la trêve va nous couper dans notre élan. On aura autant d’entraînements. On va toujours essayer de progresser et de rester sur la même lancée à la reprise contre Monaco (lundi 4 mars).