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24-09-2017 18:30

Actualité

John Flowers, telle mère, tel fils

Avant d’être le leader de la JL Bourg, John Flowers (2,00 m, 25 ans) est le fils d’une des plus grandes joueuses de l’histoire du basket universitaire.

On dit souvent qu’un enfant suit les traces de ses parents et le basket ne fait pas exception à la règle. Nombreux sont les joueurs en effet à avoir engendré des futurs champions par la suite. On peut citer les cas de Jacques Monclar, Grégor Beugnot ou Joffrey Lauvergne, fils de Robert Monclar, Jean-Paul Beugnot et Stéphane Lauvergne, tous internationaux à leur époque, ou encore celui de Tim Hardaway Junior, joueur des New York Knicks dont le papa a fait les beaux jours des Warriors et du Heat de Miami.

Mais à côté de ces relations père/fils, il existe également des basketteurs qui marchent dans les traces de leur mère. C’est le cas notamment de Boris Diaw, dont la maman, Elisabeth Riffiod, est un monument du basket féminin français, mais aussi celui de John Flowers.

L’ailier de Bourg-en-Bresse est sans doute moins célèbre que notre Bobo national et pourtant, lui aussi est issu d’une grande lignée de basketteurs. Ou plutôt de basketteuses puisque sa mère, Pam Kelly-Flowers, fut l’une des plus grandes joueuses de  l’histoire du basket universitaire américain.

« Ma mère ne m’a jamais mis de pression »

 

Pam Kelly-Flowers, célébrant l'un de ses deux titres universitaires (Crédit : Louisiana Tech)

 

Dans les années 80, ce pivot d’1,83 m a fait régner la terreur dans les raquettes de NCAA. Avec l’équipe de Louisiana Tech, Pam a remporté deux titres de champion national et fut récipiendaire en 1982 du Wade Trophy, l’équivalent du trophée de MVP dans le basket universitaire féminin, en plus de compiler trois présences dans l’équipe type de l’année. Un palmarès qui lui a valu d’être intronisée en 2007 dans le prestigieux Hall of Fame, aux côtés des meilleures basketteuses de l’histoire.

Un héritage pas forcément facile à assumer pour un jeune basketteur même si John l’assure, il n’a jamais souffert de l’ombre imposante de sa mère. « Ca n’a pas été un problème parce que ma mère ne m’a jamais mis de pression par rapport au basketball », explique-t-il. « Elle voulait juste que je me fasse plaisir mais que si je décide de jouer, que je le fasse de façon sérieuse. »

Durant sa jeunesse, le fiston a souvent affronté sa mère en un-contre-un sur le panier au fond du jardin, match qui a longtemps tourné à sens unique, la maman n’étant pas du genre à faire de cadeau. « Ce n’est qu’à l’adolescence que j’ai commencé à la battre », se souvient le garçon.

« J’ai toujours été capable de scorer »

 

Avec 17 points par match, John Flowers est le meilleur scoreur de la JL cette saison

 

Mais les comparaisons ne s’arrêtent pas au jardin familial et, si Pam fut une superstar universitaire, John, lui, aura moins goûté à la lumière. Joueur de West Virginia de 2007 à 2011 – une des meilleures universités des Etats-Unis en matière de basketball – l’ailier aura surtout évolué dans l’ombre de ses ainés, endossant un rôle de défenseur/rebondeur en sortie de banc.

« Au lycée, je marquais beaucoup de points mais après ça j’ai joué avec des très grands joueurs », se remémore-t-il. « Devant moi à la fac il y avait Devin Ebanks qui est parti en NBA, Da’Sean Butler (aujourd’hui à Châlons-Reims)… Ces joueurs-là marquaient beaucoup de paniers et je devais apporter autre chose. »

Apprécié sur son campus pour son envie et son sens du sacrifice, Flowers va pourtant se métamorphoser en toute autre chose à sa sortie de fac. D’abord à Saitama, au Japon, puis à Denain, en Pro B, il va se révéler un scoreur redoutable (20,6 pts en 2012-13 avec Denain).

« J’ai toujours été capable de scorer mais il y a des situations où ton rôle est différent », estime-t-il. « Au Japon ou à Denain, l’équipe avait besoin que je marque des points, donc c’est ce que j’ai fait. »

« Je ne prends pas la vie trop au sérieux »

 

Flowers célébrant la montée en Pro A en juin dernier. Pas le dernier à mettre l'ambiance

 

Un peu plus en retrait la saison dernière avec Bourg-en-Bresse (12,4 pts), le joueur retrouve en revanche une équipe qui gagne, au point de remporter les playoffs d’accession en juin. Et passé deux premiers matches de Pro A un peu délicats, soldés par deux défaites, Flowers recommence à enfiler les paniers. 25 points et 11 rebonds contre Chalon puis 20 points face à Rouen. A chaque fois, deux victoires de Bourg, à la grande joie de son entraîneur, qui sait qu’il possède plus qu’un scoreur.

« John, c’est un joueur qui a une palette de jeu qui me plaît », confiait Fred Sarre à BasketHebdo la semaine dernière. « Je pense que c’est un très bon défenseur, sincèrement. […] Il fait parfois des choses un peu précipitées mais c’est ce qui fait aussi sa force parce que c’est là où il marque des tirs aussi. »

Explosif sur le terrain, John Flowers l’est aussi en dehors, où sa réputation de joyeux luron n’est plus à faire. Très actif sur twitter (@jflow41), son compte est l’un des plus drôles à suivre de toute la Pro A.

« Je ne prends pas la vie trop au sérieux. C’est ma personnalité, j’aime interagir avec les gens, mettre de l’ambiance », explique le joueur, qui reconnaît être plus ou moins accroc au réseau social. « Il m’arrive de m’ennuyer en dehors du basket. En France je vis seul donc twitter est un bon moyen de passer le temps, rester en contact avec tous les gens que je connais un peu partout. » Et en particulier avec sa maman, sans doute très fière des prestations de son fiston.