Actualité

Interview Grand Format –

Quentin Serron (BCM) : « maintenant, on regarde vers l’avenir… »

Après une saison perturbée par une blessure à l'épaule, Quentin Serron commence à donner sa pleine mesure avec le BCM...

Attendu l’été dernier comme une recrue d’impact au BCM Gravelines-Dunkerque, une grosse blessure à l’épaule, contractée avec la sélection à l’été 2016, a privé Quentin Serron d’une bonne moitié de saison, puis perturbé l’autre moitié. Revenu à son meilleur niveau, l’arrière international belge a été déterminant lors de la 5e journée pour offrir au BCM sa première victoire de la saison face à l’Élan Béarnais…

Quentin, après votre longue blessure l’an passé, une saison pas facile pour le BCM, puis ce début de saison un peu chaotique, quel sentiment prédominait lundi soir, quand les Loups de Mer ont pu enfin jouer l’Hymne à Cô Pinard ?

Ah... ça fait du bien. C’était vraiment un soulagement après un début de saison difficile cette année. Pourtant, on voyait qu’à l’entraînement on travaillait dur, que l’équipe jouait de mieux en mieux. À chaque match, il y avait aussi du mieux. Mais on avait aussi besoin de remporter une victoire pour emmagasiner de la confiance.

L’an passé, vous vous blessez gravement à l’épaule avec la sélection belge, soit avant le premier match de la saison. Vous revenez le 25 février, jour de votre anniversaire. Mais quand aviez-vous eu le sentiment de retrouver les bonnes sensations ?

Je me suis malheureusement blessé très vite, avant même de jouer un seul match de qualification avec la Belgique. C’est arrivé pendant les rencontres de préparation. À mon retour, franchement, ça a été difficile. Avant de retrouver du rythme, de la confiance dans mes mouvements. Vous savez, les entraînements, c’est bien, mais cela n’a rien à voir avec les situations de match. Et ce n’est vraiment que vers la fin de saison que j’ai pu vraiment retrouver mes sensations, le bon rythme pour la compétition. Là, j’ai effectué quelques bons matches, mais il ne restait plus trop de temps pour l’exprimer sur le terrain. En fait, même si j’ai repris vers la fin février, je ne me suis pas senti revenu à mon vrai niveau avant la mi-avril.

Revenons un peu en arrière, vous avez été formé et avez toujours joué à Oostende, en Flandres. On y tolère les Wallons là-bas ?

(Il rit) Moi, je viens de Bruxelles, ce qui est encore différent. C’est entre la Wallonie et la Flandre. Je ne suis donc pas un Wallon mais un Bruxellois. Mais oui, dans un club professionnel, il n’y a pas de Wallon ou Flamand, mais rien que des Belges. En plus, ma femme est d’Anvers, donc je parle aussi le flamand.

Plus sérieusement, est-ce encore le meilleur club en Belgique pour se développer et toucher au niveau européen le plus vite possible ?

Oui, depuis que Dario Gjergja est arrivé, il y a sept ans, à Oostende, il a vraiment apporté un nouveau souffle au club. Il a aussi construit son projet sur de jeunes joueurs belges et il les amène à un autre niveau, année après année. Oostende a toujours été l’un des gros clubs du pays, mais la domination n’était pas aussi hégémonique que c’est le cas depuis quelques saisons. Avant, il y avait Oostende, mais aussi Charleroi, Anvers, Mons, les titres étaient plus répartis.

On a beau être voisins, on mesure mal l’état actuel du basket belge...

(Il coupe) Non, il y a quand même un bon niveau, avec de bons joueurs qui passent par notre championnat. L’adoption d’une règle imposant six joueurs locaux il y a quelques années a fait du bien et aidé les joueurs belges à élever leur niveau. Les clubs belges ne sont pas mal en Coupe d’Europe. L’an dernier, Anvers et Oostende ont tous deux été loin en FIBA Europe Cup.

Qui étaient vos idoles quand vous étiez adolescent ?

J’ai connu Tomas Van den Spiegel avec qui j’ai même joué quand il est revenu finir sa carrière à Oostende. J’ai aussi côtoyé Jean-Marc Jaumin, qui était un excellent joueur et coachait les jeunes quand je suis arrivé au club d’Oostende. Pour nous, c’était une star en Belgique. J’ai aussi joué avec Matt Lojeski qui est maintenant au Panathinaikos.

Vous y avez remporté 5 titres et 5 Coupes de Belgique entre 2010 et 2016. À 26 ans, vous trouviez que vous aviez fait le tour de la question et aspiriez à partir à l’étranger ?

Oui. J’avais toujours rêvé de partir à l’étranger. Là, on gagnait le Championnat et la Coupe tous les ans ou presque. Je sortais aussi d’une grosse saison sur le plan personnel (9,2 pts à 65,5 % aux tirs, dont 47,1% à trois-points, 3,4 rebonds et 2,3 passes, ndlr). Je me suis vraiment mis sur le marché pour voir ce qu’on voudrait bien m’offrir. Gravelines-Dunkerque est arrivé très rapidement avec une belle proposition, donc je n’ai pas hésité longtemps.

Comment s’étaient passés les contacts avec le BCM et pourquoi votre choix s’est-il porté sur ce club ?

Chez nous, on suit quand même la Pro A de près et je savais que Gravelines-Dunkerque était une très bonne équipe. Moi, j’avais envie d’un nouveau challenge et aller au BCM, un club qui me ‘parlait’, était justement une situation que j’attendais depuis un petit moment. Malheureusement, avec ma blessure, tout ne s’est pas passé comme prévu...

L’an passé, vous avez été un observateur privilégié pendant plus d’une moitié de saison, puis acteur ensuite. L’équipe était "tankée" sur le plan athlétique et même côté talent. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Parfois, c’est difficile à expliquer. La Pro A n’est pas un championnat facile non plus. Sans doute que nous n’étions pas assez collectifs, que nous nous reposions un peu trop sur quelques individualités. Cette dépendance faisait aussi que si, sur certains matches, ces joueurs étaient moins bien, on avait du mal à faire face en tant qu’équipe. On n’avait sans doute pas un collectif suffisant pour compenser.

Restons une seconde encore dans les questions qui fâchent. Comment avez-vous vécu les événements autour du départ de D.J. Cooper cette saison. Avait-il montré un mal être avant de disparaître ?

(Long soupir) Honnêtement, je n’en sais rien. Je trouve que ça ne vaut vraiment pas la peine de commenter ça. Nous, maintenant, on regarde vers l’avenir. Ce sont des choses qui arrivent dans le basket et, pour ceux qui restent, l’important est de garder notre concentration et motivation pour trouver les ressources pour nous en sortir sans lui. J.R. Reynolds et Chris Otule arrivent. J.R. est un très bon joueur qui, j’espère, va nous faire beaucoup de bien.

Vous venez de remporter une première victoire après 4 défaites. Avec le renfort de J.R. Reynolds, pensez-vous que cette équipe, plutôt séduisante sur le papier, peut retrouver un rythme qui l’amène en Playoffs ?

On l’espère du moins ! On vient de remporter une belle première victoire. Mais ça ne reste qu’une victoire et il va falloir continuer à s’entraîner dur pour faire de cette rencontre un match référence sur lequel on peut s’étalonner. On a pris de la confiance, vu aussi qu’on pouvait bien jouer contre les équipes de haut du tableau. Maintenant, il faut capitaliser là-dessus et prendre les prochains matches les uns après les autres.

Parlez-nous un peu de Sportica. Ce sont vraiment une salle, un public, qui procurent des émotions uniques ?

C’est une salle assez petite, avec des fans qui sont là, tout près. Et quand on fait de belles actions, qu’on joue bien, ils sont là à nous pousser réellement. C’est un public populaire et familial qui aime bien quand on joue avec notre cœur. Là, sur le dernier match, on a vraiment senti que quand on a montré du beau basket, ils étaient à fond derrière nous. Ils ont été frustrés, un peu, en ce début de saison, alors ça nous fait plaisir de leur apporter une vague positive.

Vous êtes passé par toutes les sélections de jeunes en Belgique, puis avez disputé les 3 derniers EuroBasket avec l’équipe nationale, ce qui n’était, je crois, jamais arrivé. Ressentez-vous une vraie progression au sein du basket belge ?

Oui, même si nous sommes à un moment charnière, de transition entre deux générations. Là, pas mal de joueurs arrêtent, et on repart sur une nouvelle génération. Il y a donc pas mal de nouveaux dans cette sélection, et même si on n’a pas été très performant cet été à l’EuroBasket, nous étions aussi tombés sur un groupe vraiment difficile. Mais globalement, sur les 4 dernières années, on a plutôt été très performants.

La sélection belge a toujours posé de gros problèmes à l’équipe de France, même au complet. Dans quelques semaines, c’est une équipe de France A’ que vous allez rencontrer. Un pronostic sur ces qualifs et les confrontations avec les Bleus ?

Une équipe A’, je ne sais pas. C’est difficile à dire parce qu’on ne sait pas aujourd’hui qui sera libéré ou pas... Mais même si la France ne joue pas avec ses stars NBA ou d’Euroleague, cela reste quand même une équipe solide avec de très bons joueurs. Je ne vais pas faire de pronostic, parce que c’est aussi la première fois qu’on va jouer comme ça, avec ces fenêtres internationales. Tout cela est très nouveau. Mais pour le moment, ma tête est entièrement à Gravelines-Dunkerque et on verra bien ce qui se passera quand on retrouvera nos sélections.

Une dernière question pour tester votre "Belgitude"  : qui est le meilleur joueur du PSG, Thomas Meunier ?

(Il rit) Ce n’est pas la bonne question pour me tester là-dessus, parce que je ne suis absolument pas le foot. Probablement, mais c’est tout juste si je sais qui est Neymar !

par LNB
Source: bcmbasket.com

Betclic Game Center

Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 avril (29ème journée)
71 – 90 Monaco
LNB TV
22 avril (30ème journée)Pariez
18:30 Dijon
23 avril (30ème journée)Pariez
20:45 Chalon/Saône
24 avril (30ème journée)Pariez
20:00 Antibes
20:00 Le Mans
20:00 Pau-Lacq-Orthez
20:00 Lyon-Villeurbanne
20:00 Nanterre
20:00 Hyères-Toulon
20:45 Limoges

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 29ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 76 22v - 7d
2 Le Mans 66 19v - 10d
3 Strasbourg 66 19v - 10d
4 Pau-Lacq-Orthez 56 16v - 13d
5 Dijon 56 16v - 13d
6 Lyon-Villeurbanne 56 16v - 13d
7 Limoges 56 16v - 13d
8 Nanterre 56 16v - 13d
9 Bourg-en-Bresse 54 15v - 13d
10 Levallois 52 15v - 14d
11 Chalon/Saône 49 14v - 15d
12 Gravelines-Dunkerque 49 14v - 15d
13 Le Portel 45 13v - 16d
14 Châlons-Reims 42 12v - 17d
15 Cholet 38 11v - 18d
16 Antibes 38 11v - 18d
17 Boulazac 29 8v - 20d
18 Hyères-Toulon 21 6v - 23d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
19 avril (29ème journée)
105 – 107 Saint-Chamond
LNB TV
22 avril (29ème journée)Pariez
17:00 Nancy
24 avril (29ème journée)Pariez
20:00 Le Havre
20:00 Quimper
20:00 Caen
20:00 Aix-Maurienne
20:00 Rouen
20:00 Evreux
27 avril (30ème journée)Pariez
20:00 Charleville-Mézières
20:00 Lille

Classement Pro B

PROB – Classement à la 28ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 83 23v - 5d
2 Orléans 79 22v - 6d
3 Roanne 75 21v - 7d
4 Lille 65 18v - 10d
5 Fos-sur-Mer 65 18v - 10d
6 Saint-Chamond 65 18v - 10d
7 Nancy 61 17v - 11d
8 Denain 50 14v - 14d
9 Rouen 50 14v - 14d
10 Vichy-Clermont 47 13v - 15d
11 Evreux 43 12v - 16d
12 Aix-Maurienne 43 12v - 16d
13 Caen 36 10v - 18d
14 Poitiers 33 9v - 19d
15 Le Havre 33 9v - 19d
16 Nantes 29 8v - 20d
17 Quimper 29 8v - 20d
18 Charleville-Mézières 22 6v - 22d

Matches TV

BILLETTERIE

  • Chalon/Saône
    Monaco

    Jeep® ÉLITE, 31ème journée

    Le 28 avril 2018 à 18h30

    A partir de 7€

    Achetez votre place
  • Pau-Lacq-Orthez
    Strasbourg

    Jeep® ÉLITE, 31ème journée

    Le 29 avril 2018 à 18h30

    A partir de 8€

    Achetez votre place
  • Gravelines-Dunkerque
    Le Mans

    Jeep® ÉLITE, 30ème journée

    Le 24 avril 2018 à 20h00

    A partir de 7€

    Achetez votre place
  • Dijon
    Le Portel

    Jeep® ÉLITE, 31ème journée

    Le 27 avril 2018 à 20h30

    A partir de 10€

    Achetez votre place
  • Roanne
    Nancy

    PROB, 29ème journée

    Le 22 avril 2018 à 17h00

    A partir de 7€

    Achetez votre place
  • Poitiers
    Blois

    PROB, 30ème journée

    Le 28 avril 2018 à 20h00

    A partir de 6,50€

    Achetez votre place
  • Saint-Chamond
    Rouen

    PROB, 30ème journée

    Le 27 avril 2018 à 20h00

    A partir de 0€

    Achetez votre place