Jean-Michel Mipoka (Limoges) : «Il va falloir être rude»
PRO A - Interview –
Jean-Michel Mipoka (1,96 m, 27 ans) évoque le prochain match de Limoges, samedi face à Dijon. Le CSP est toujours à la recherche de sa première victoire à Beaublanc.
Vendredi dernier face au Mans, vous meniez de 14 points après deux quart-temps (42-28), mais avez été finalement rattrapés puis battus de justesse (65-66). Comment expliques-tu ce retournement de situation ?
La première chose à dire, c'est qu'on a manqué de lucidité dans les derniers instants. Mais surtout, il y a ce troisième quart-temps où on laisse Le Mans revenir dans le match. Ils reviennent rapidement, on leur a permis de retrouver de la confiance. Et après Le Mans a haussé son niveau défensif, a produit un autre basket que celui de la première mi-temps.
Les deux premiers quart-temps avaient été très réussis.
On a récité. On a fait ce qu’on sait faire, ce que le coach nous demande de produire, c’est-à-dire faire bouger, vivre la balle, être capable de jouer dans un sens ou un autre. Ne pas précipiter les choses, obliger la défense à vraiment s’employer pour qu’elle fasse des erreurs.
Cette défaite est rageante, mais ces deux premiers quart-temps vous montrent le potentiel très intéressant de l'équipe ?
C’est sûr que c’est frustrant de perdre, mais ça laisse présager de bonnes choses pour l’avenir. Si on continue à bosser dur, je pense qu’on peut arriver à faire de véritables gros matches, des matches plus consistants.
Personnellement, comment te sens-tu dans cette équipe, avec laquelle tu retrouves la Pro A ?
Il y a un entraîneur qui est là pour évolue tous, pour qu’on progresse, pour nous faire passer des étapes. Je sens que je fais des progrès au moins dans la compréhension du jeu.
Lors de ta dernière saison en Pro A, avec Roanne, tu avais un temps de jeu limité (10 minutes par match). Tu étais impatient de faire ton retour dans la division ?
C’est clair. J’avais vraiment hâte d’être capable de montrer ce que je veux. C’est sûr que ça a été compliqué pour moi en Pro B, donc je n’avais pas envie d’être le joueur qui n’a pas trop joué en Pro B et qui arrive en Pro A un petit peu comme un cheveu sur la soupe. Je veux montrer que j’ai largement le niveau Pro A.
Pour votre prochain match, samedi contre Dijon, vous évoluez de nouveau à domicile. Pour l'instant, vous avez perdu vos deux matches à Beaublanc, contre Strasbourg puis Le Mans. Est-ce qu'il y a une pression supplémentaire à courir après ce premier succès à la maison ?
Non, il n’y a pas une pression spéciale. Aujourd’hui on a juste hâte de pouvoir rejouer tout de suite, de pouvoir se racheter un petit peu. Ce qu’on cherche, c’est un rachat plus qu’une pression à évacuer. Le match face au Mans, si on avait pu le rejouer le lendemain, on l’aurait fait sans problème.
Que penses-tu de votre adversaire, la JDA ?
On n’a pas encore vu jouer Dijon. Mais à ma connaissance, je sais que le coach de Dijon propose un jeu vraiment basé sur la défense. C’est encore un match qui va sûrement se jouer sur des détails. Il va falloir être rude, il va falloir être prêt.








