ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Lille89
Denain Denain 59
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Saint-Chamond 77
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 79
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen 73
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 52
08-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée Terminé
Boulazac67
Monaco Monaco 70
09-10-2019 17:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 101
Orléans Orléans 62
11-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Roanne 70
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 51
11-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 90
Orléans Orléans 79
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Aix-Maurienne94
Lille Lille 93
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Denain71
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 63
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Chamond77
Quimper Quimper 65
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Quentin96
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 89
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Fos-sur-Mer68
Paris Basketball Paris Basketball 70
11-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Roanne 81
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 109
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Antibes71
Nancy Nancy 92
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Evreux76
Blois Blois 104
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Rouen87
Poitiers Poitiers 59
11-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Strasbourg 70
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 59
12-10-2019 15:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Limoges88
Monaco Monaco 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 92
Châlons-Reims Châlons-Reims 73
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Cholet90
Boulazac Boulazac 85
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Nanterre82
Le Mans Le Mans 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 82
Le Portel Le Portel 73
12-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Cholet94
Boulazac Boulazac 90
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Strasbourg 81
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 97
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Limoges66
Monaco Monaco 86
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 64
Le Portel Le Portel 57
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 75
Châlons-Reims Châlons-Reims 83
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Nanterre98
Le Mans Le Mans 79
12-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Dijon75
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 67
13-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Dijon70
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 79
13-10-2019 16:00
ProB - 1ère journée Terminé
Nantes77
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 71
13-10-2019 18:00
Espoirs - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Saint-Quentin0
Nantes Nantes 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Vichy-Clermont0
Rouen Rouen 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Gries-Oberhoffen0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Lille0
Antibes Antibes 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 15:30
Espoirs - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Blois0
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Poitiers0
Denain Denain 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Nancy0
Evreux Evreux 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Souffelweyersheim0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulazac0
Monaco Monaco 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Quimper0
Paris Basketball Paris Basketball 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 20:30
Espoirs - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 16:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Paris0
AntibesAntibes0
22-10-2019 16:30
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Nancy0
LilleLille0
22-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Rouen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
22-10-2019 20:30
Espoirs - 16ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
23-10-2019 15:00
ProB - 3ème journée
Aix-Maurienne0
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Denain0
Quimper Quimper 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Gries-Oberhoffen0
Blois Blois 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Antibes0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Rouen0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Nantes0
Nancy Nancy 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Evreux0
Poitiers Poitiers 0
25-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Fos-sur-Mer0
Lille Lille 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 13:00
Espoirs - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 15:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 16:00
ProB - 3ème journée
Paris Basketball0
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 0
27-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 19:00

Actualité

Yann Bonato : « Sur un terrain, la trouille ne faisait pas partie du programme! »

A 44 ans, reconverti en dirigeant d’entreprise, Yann Bonato demeure toujours l’un des personnages les plus singuliers et attachants qu’ait vu passer le basket français…

Yann Bonato (en bas à droite), avec toute l'équipe du Limoges CSP 1999-2000, fête le troisième volet du triplé Coupe de France - Coupe Korac - Championnat. De haut en bas et de gauche à droite : Dusko Ivanovic (coach) et son assitant, Drasko Prodanovic (à sa gauche), Philip Szanyiel et John Dearman, Marcus Brown (à l'arrière à droite), David Frigout, Fred Weis et Harper Williams (debouts), et accroupis, Bruno Hamm, Stjepan Spazic, Thierry Rupert, Jean-Philippe Méthélie et Stéphane Dumas.

Yann Bonato aura 45 ans le 4 mars prochain. Un âge où l’ex-enfant terrible du basket français, doté d’un caractère aussi fort que ses aptitudes à scorer étaient énormes, respire la sagesse. Bonat’ a vécu mille vies, toutes plus intenses les unes que les autres au cours d’une carrière l’ayant mené d’Antibes, où son père, Jean-Claude, star du basket français des années 60-70 (deux fois top-scoreur du Championnat, en 1969 et 72, et qui a disputé 5 EuroBasket avec l’équipe de France), avait passé la majeure partie de sa carrière, à Limoges, en passant par les USA, le Paris SG version Canal, l’Italie et l’ASVEL. Il aura surtout été le capitaine emblématique de l’incroyable aventure du triplé de Limoges (Coupe, Championnat et Korac), en 1999-2000, alors que le club était au bord du dépôt de bilan et ses joueurs impayés depuis des mois… Top-scoreur de l’EuroBasket 1995 à Athènes et médaillé d’Argent avec les Bleus à Sydney, Yann a aussi connu les plus grandes joies et quelques belles désillusions avec l’équipe de France, en manquant notamment l’EuroBasket 1999, en France, sensé être l’aboutissement de toute une génération. Personnage atypique dans le sport de haut niveau, brillant, attachant et un brin caractériel – ce dont il a la lucidité de ne jamais s’être caché -, Yann pose un regard singulier sur son parcours et le basket français dans son ensemble. Entretien…


Yann, comme ton papa des années plus tôt, tu t’es fait discret depuis la fin de ta carrière dans le milieu basket. Alors commençons par prendre des nouvelles. Es-tu toujours dans le business de l’optique ?

Arrêtez de dire ça ! Ce n’est pas un business, c’est une reconversion. Le mot business n’est pas forcément adapté à ce que je vis tous les jours. En fait, je me suis reconverti dans l’optique. Et… Oui, ça marche plutôt pas mal du tout. J’ai trois magasins Afflelou sur Limoges et autour et ça fait maintenant une dizaine d’années que je suis là-dedans.

Est-ce que tu t’épanouis dans cette nouvelle carrière ?

On ne va pas dire que je m’éclate totalement. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut vivre dans le sport de haut niveau, mais ça permet de vivre une autre réalité, de découvrir une autre facette – un peu plus normale – de la vie. Bien que je ne sais pas si chef d’entreprise soit vraiment une vie normale non plus. En tous cas, ça permet de vivre d’autres choses, d’être aussi maître de sa vie et de son destin. Parce qu’après le basket, en restant dans le milieu, il n’y a quand même pas forcément des tonnes de postes qui s’offrent à toi. Les places sont plutôt rares vu le volume d’anciens joueurs à recaser. Là, ça me permet d’avoir une vie de famille plus posée et, oui, de maîtriser mon destin. On ne va pas se le cacher, c’est quand même moins excitant qu’une carrière de sportif de haut niveau, mais ça, on sait bien que c’est voué à s’arrêter un jour ou l’autre…

Tu ne t’en étais pas caché à l’époque, la transition entre la carrière de sportif de haut niveau et l’après basket n’a rien d’évident. Le passage d’une vie à l’autre est un exercice délicat ?

Très difficile, oui. Pour tous les sportifs d’ailleurs. On en passe tous par là et c’est souvent compliqué de devoir repartir à zéro. Souvent avec un bagage scolaire plutôt faible, parce qu’on a commencé le haut niveau très jeune. Après, on a suivi un chemin très particulier pendant une quinzaine d’années, rythmé par les entraînements, l’aéroport, les matches… Le tout avec de fortes doses d’adrénaline et d’excitation qui sont propres à cette activité. Alors, arrêter tout ça du jour au lendemain, on ne va pas nier que c’est un passage un peu déprimant, pour rester positif… Alors on essaie de se poser et réfléchir à ce qu’on veut – mais aussi et surtout ce qu’on peut – faire, derrière cette période qui est quand même juste exceptionnelle. Là, oui, il faut une bonne dose d’énergie. Il faut aussi apprendre à réfléchir différemment de ce qu’on vient de faire pendant des années. Alors oui, c’est un passage à vide, où l’on est plutôt seul, sans avoir en plus toutes les armes et connaissances pour jauger ce qui s’offre à vous, et pourtant il faut prendre des décisions très importantes pour la suite de cette deuxième vie qui commence finalement assez tôt…

Avec Marcus Brown, lors de la saison 1999-2000

Douze ans après votre fin de carrière, en 2004, gardez-vous quand même des contacts avec le basket ?

Je garde quelques petits contacts quand même. Mais finalement, c’est un peu comme des amitiés de bureau. Quand tu changes de boite, les coups de fil se font moins fréquents, c’est aussi bête que ça. Après, c’est pour tout le monde pareil : quand on est dans une entreprise, on pense y compter plein d’amis. Et puis quand on part, on s’aperçoit qu’on avait des collègues… Mais, oui, j’ai gardé quelques amitiés de longue durée et je continue de suivre le basket avec intérêt et plaisir. Parce que j’ai toujours baigné dedans, que j’aime ça et que ça m’intéresse toujours. Donc, non, je n’ai pas vraiment coupé…

J’ai 55 points de suture répartis sur le corps qui me rappellent mon parcours !

On te connaissait pour ton jeu à haut risque, toujours slalomant entre les mastodontes, malgré un physique plutôt frêle, avec une énorme agressivité vers le panier. Ces chocs avec les « gros » qui protègent les raquettes ont-ils laissé des traces ?

Je m’entretiens toujours pour rester un minimum exigeant avec moi-même. Je fais mes deux footings hebdomadaires pour rester à un poids correct. Pour le reste, j’ai aussi, c’est vrai, quelques 55 points de suture répartis à peu près partout sur le corps. Alors, comme ici, à Limoges, on a souvent des petits changements de température, ça remet en mémoire quelques souvenirs des petites cicatrices qui ont jalonné mon parcours de sportif. Mais je ne m’en sors pas trop mal, en fait. Le corps est juste normalement meurtri par ces années de sport de haut niveau, mais je m’en sors plutôt bien, en pouvant continuer le sport gentiment, ce qui n’est pas toujours le cas pour certains de mes anciens partenaires.

A ce sujet, une image nous revient de l’EuroBasket 97. Tu y étais allé malgré un pouce fracturé quelques semaines avant, alors que l’équipe de France avait eu à faire face à une cascade de blessures plus ou moins diplomatiques. Et là, on te revoit avoir pris un énorme contre de la part de Vitaly Nosov, un beau bébé russe de 2,15 m, et retourner immédiatement après le provoquer. Tu n’avais pas peur quand même…

Non, on ne peut pas dire que c’était mon défaut premier, la trouille, c’est vrai. Après, j’ai toujours eu une espèce d’agressivité vers le panier, mais je n’avais pas trop le choix en fait. Je jouais ailier en pesant 85 ou 88 kilos, donc en rendant 10 ou 15 kilos sur les joueurs évoluant à mon poste – et je ne parle même pas des pivots. Donc si je voulais exister, il fallait avoir envie ! Oui, j’ai toujours eu cette espèce d’agressivité naturelle vers le panier et la peur ne faisait pas partie du programme. Je pense que j’ai plus fait carrière grâce à mon mental parce que, comme disait Michel Blanc à Jugnot dans les Bronzés font du ski : je ne pouvais pas tout miser sur mon physique…  J’ai donc joué avec mes qualités…

Sous le maillot de l'équipe de France

Formé à Antibes, tu fais partie des premiers à avoir connu une formation mixte, entre le Centre de Formation d’Antibes, une année de lycée aux USA puis à Virginia Commonwealth, en NCAA. Que te reste-t-il de ce séjour aux USA ?

C’est plutôt une expérience de vie sympa. Aux Etats-Unis, il existe une culture qui fait qu’on peut intégrer et les études et le sport, ce qui est plutôt agréable quand on est passionné. Là-bas, tu arrêtes vers 14 heures et tu enchaînes avec les entraînements. Donc, à 16 ans, tu peux vivre un truc sympa, t’entraîner plutôt à bon niveau, jouer le week-end devant deux ou trois mille personnes – c’était le cas dans mon lycée – et ce contexte-là, entre 16 et 18 ans, c’est exceptionnel. En France, malheureusement, surtout à mon époque, il fallait choisir entre l’école et le sport. Là-bas, j’ai vraiment découvert une ambiance lycée puis université, particulière, comme leur passion pour le sport à travers leur école. Et c’était vraiment une super expérience à vivre à cet âge-là. Après, j’y ai aussi appris la langue, ce qui n’est pas négligeable…

Avec le PSG Racing, entre 1993 et 95, Yann forma un trio de joueurs français énorme, avec Laurent Sciarra et Stéphane Risacher. Sur la carte Panini ci-dessus, Yann a des faux-airs de Drazen Petrovic...

A ton retour, après deux années à Antibes, tu signes au Paris SG, dirigé alors par Canal+. Ces années parisiennes, avec Laurent Sciarra, Stéphane Risacher et autre Franck Meriguet, sont celles de ta révélation au plus haut niveau…

A Paris, ce sont des supers souvenirs. Parce qu’on avait un groupe de jeunes français. On s’entendait bien, on vivait ensemble, etc. C’était génial à plein de points de vue. Le seul regret, c’étaient les infrastructures, qui faisaient qu’on ne pouvait s’entraîner qu’une fois par jour. Alors le rythme des journées était un peu longuet. A l’époque, le PSG se voulait vraiment omnisports, donc on partageait Coubertin avec le volley, le hand, etc. Pour quelqu’un de passionné et qui voulait vivre le basket à fond, c’est mon seul regret. Mais l’ambiance autour du club comme en interne, j’en garde d’excellents souvenirs.

A l’été 1995, tu termines top-scoreur de l’EuroBasket, en passant notamment 38 points, en quart de finale, à la grande Yougoslavie, juste après que Jim Bilba se blesse en début de match. Quels souvenirs gardes-tu de cette compétition ?

Déjà, ce trophée, je l’ai à la maison. C’est plutôt rigolo ce truc, puisque le règlement disait que le top-scoreur était déterminé au nombre de points marqué. Et sur ce critère, j’étais le top-scoreur. Mais je ne sais trop pourquoi, parfois, en France, on a du mal à être fiers quand ça se passe bien pour nous. Donc, l’histoire chipote en disant qu’à la moyenne, je n’étais que le 2e ou 3e scoreur… Mais promis, le trophée, il est chez moi !

En 1999, j’ai préféré être honnête et dire que je ne serais pas positif pour le groupe en portant les serviettes !

Peu s’en souvienne, mais vous, savez-vous qui termine troisième à l’élection du MVP de la compétition, juste derrière Arvydas Sabonis et Sarunas Marciulionis ?

Franchement, je ne savais pas que j’étais troisième. Ce qui est certain, c’est que je suis dans le Cinq Majeur. Et là, je tombais un peu des nues. Je me retrouvais entre Sabonis, Maciulionis, Toni Kukoc et Vlade Divac… J’étais juste très content. J’ai dit merci à tout le monde et puis voilà… Parce que quand tu es un joueur plutôt offensif et que tu traverses un tournoi de ce niveau avec une telle réussite, c’est plutôt agréable. Malheureusement, on tombe en quart sur la grande Yougoslavie, avec Jim qui se blesse au bout de trois minutes… Tout le monde était d’accord pour dire qu’on avait produit un jeu sérieux, qu’on avait déployé un beau basket. Après, ça finit un peu en queue de poisson, mais individuellement, je ne vais pas cracher dans la soupe. C’était ma deuxième expérience après Berlin (en 1993, ndlr), et c’est surtout ma plus belle…

Bonat', à qui son coach préfère Tariq Abdul-Wahad, ne disputera pas l'Euro 1999 en France (ici avec Jean-Pierre De Vincenzi et Stéphane Risacher)

A l’époque, tu es régulièrement l’arme offensive numéro un de l’équipe de France. Pourtant, tu n’as pas fait partie de la sélection pour l’EuroBasket 1999 en France. Est-ce un épisode qui t’a meurtri ?

Meurtri, oui et non. Ce championnat d’Europe, organisé en France, c’était quand même une sorte d’aboutissement pour toute une génération. Le rendez-vous. Pour Antoine (Rigaudeau), les Laurent (Foirest et Sciarra), Stéphane (Risacher) ou moi. Après, il y a eut l’avènement de… (Yann hésite sur le nom)… d’Olivier Saint-Jean (visiblement, il a du mal avec Tariq Abdul-Wahad, ndlr). Bref ! Il jouait à mon poste. Moi, je n’avais pas forcément un caractère à porter la serviette et tout ça… Donc, j’ai préféré être honnête avec Jean-Pierre (De Vincenzi, le coach) en lui disant que je ne me sentais pas d’avoir ce rôle-là. J’étais titulaire depuis 5 ans en équipe de France, et je lui ai dit franchement que je ne serai pas forcément positif pour le groupe depuis le banc. Donc que c’était sans doute mieux qu’il ne me prenne pas, tout simplement.

Tu avais un foutu caractère quand même…

Oui mais bon, au bout d’un moment, il faut être honnête avec soi-même. Cela m’a déchiré le cœur de ne pas faire cet EuroBasket en France, parce que c’était notre rendez-vous, mais je pensais et je pense encore que je n’aurai pas été positif pour l’équipe en tant que 10e ou 11e homme. Il y en a qui parviennent à supporter, moi, je n’y arrive pas. Alors j’ai préféré être honnête avec le groupe et le dire à l’avance plutôt que de faire exploser le truc pendant la compétition ; ça m’a fait mal au bide. Très ! Mais j’ai été honnête !

Restons encore avec la sélection. Aux Jeux de Sydney 2000, l’équipe de France est un peu à la dérive puis franchit pourtant ensuite les quarts et les demi-finale avant de menacer longtemps les USA lors de la finale. Toi, ton tournoi s’arrête en quart avec une rupture des ligaments croisés…

(Long silence) C’est particulier, parce que ça vient juste après une aventure incroyable avec Limoges, ce triplé dans les circonstances que l’on sait… Donc, émotionnellement, je suis rincé ! L’expérience Saint-Jean ayant été ce qu’elle a été, je suis rappelé. L’après-Euro se passe moyennement. Il y a les déclarations de Saint-Jean sur le racisme en équipe de France, tout ça. C’est un peu confus dans ma mémoire. Les sentiments sont très mélangés. Mais je décide que les Jeux, ça ne se refuse pas, c’est tout ! J’y vais, et finalement, c'est tant mieux, parce qu’il fallait finir sur une bonne note avec cette génération. Ce qu’on aurait pu ou dû faire en France, on l’a quand même fait en allant chercher une médaille d’Argent, certes un peu loin de nos terres, mais la médaille est quand même là. Pour moi, le seul but, avec cette génération de joueurs qui s’entendaient bien - ceux qui étaient à Sydney au moins -, c’était de terminer sur une bonne note pour marquer un peu notre passage.

Limoges 1999-2000 ? Les Américains en auraient tiré un film, c’est sûr !

Pour en revenir à ta carrière en club, tu fais un premier séjour à Limoges entre 1995 et 1997, en évoluant en Euroleague alors que tu es à ton top. Mais quel est ton séjour le plus marquant, celui-là ou bien le triplé de 1999-2000, même connaissant les difficultés financières du club ?

(Sans aucune hésitation) Le deuxième bien sûr. Quand j’arrive en 1995, le club est encore en plein héritage du sacre européen de 1993. Beaucoup de joueurs titrés sont encore là et ça se passe moyennement, surtout que j’ai encore, à l’époque, un tempérament un peu sanguin. C’est aussi un peu, ce qui est normal, une fin de règne pour le CSP. En 1999-2000, c’est une histoire qui recommence pratiquement à zéro. Là, je suis le leader naturel. Moi, j’ai quand même un peu muri en tant qu’homme, je suis plus serein et moins gourmand offensivement. Donc j’arrive à me muer en leader naturel et à être bien accepté en tant que tel. Cela, plus le côté extraordinaire de l’aventure, des résultats, et tout ce qu’on a pu partager comme émotions incroyablement folles avec toute une ville, c’est juste absolument inoubliable ! Cela va au-delà du sport ! C’est une histoire humaine incroyable. On pourrait presque en faire un film. Tiens, aux USA, il y aurait forcément eu un film là-dessus !

Bonato célèbre le triplé en juin 2000...

On t’appelle toujours Capitaine Flam dans les rues de Limoges, 16 ans après ?

Non, non… (Soupir) Les gens m’arrêtent encore souvent dans la rue, très gentiment, pour me féliciter ou me dire que ce que nous avons fait, c’était super. Mais Capitaine Flam… Je ne suis pas fan des surnoms. Mais les gens sont toujours très positifs et encore nostalgiques de cette saison de folie…

Ton conseillé en patrimoine a dû bien moins apprécier cette saison sans salaire ou presque…

Oui, mais avec le recul… J’ai très bien gagné ma vie pendant ma carrière, je ne vais pas me plaindre. Et parfois des gens me demandent quel est le plus gros plaisir que je me suis offert. Souvent, on va revenir sur l’achat d’une première voiture de luxe, etc. Mais moi, le plus gros kif, franchement, c’est cette aventure-là. Notre expérience d’autogestion et d’autofinancement, à Limoges, en 1999-2000. Là, c’est sûr, on ne s’est pas payé de voiture cette année-là, mais bon, c’est une expérience que je n’échangerais pour rien au monde ! En plus, on avait le choix. On n’a pas pleuré non plus. Mais on est parti du principe que quand il y avait de l’argent, et bah, on en prenait. Et que là, quand les caisses étaient vides… Moi, c’est ce que j’avais dit aux gars : on a le choix, soit vous me suivez malgré tout, et je pense qu’on a de beaux trucs à faire dont on tirera tous fierté et bénéfice d’une manière ou d’une autre. Soit on décide qu’on s’arrête là… Cela s’est fait naturellement. Personne ne s’est plaint non plus même si, objectivement, derrière un triplé, ça a permis à beaucoup de rebondir sportivement comme financièrement. Moi, j’étais très content d’une part qu’on se fasse plaisir et qu’on donne du plaisir à tous en allant au bout de l’aventure, même sans être payés, mais aussi que tous les gars parviennent à rebondir derrière. Si ça ne s’était pas passé aussi bien, c’est vrai, on aurait eu une sorte de double-peine…

Face à Antoine Rigaudeau, pote et parfois rival, mais joueur admiré par Yann. Tous deux sont partis en Italie en 1997, Yann à Pesaro et Antoineà la Virtus Bologne...

Difficile de savoir si une telle aventure pourrait se reproduire aujourd’hui…

Le truc, en tous cas, c’est qu’on avait un groupe vraiment sain. Ce n’est pas la même époque non plus, puisque la chance que l’on a, c’est aussi d’avoir encore sept joueurs français et seulement deux Américains. On a donc pu avoir une discussion en direct, en expliquant les choses clairement (l’affaire Didier Rose, alors président du club, avait éclaté fin 1999, le club étant en quasi cessation de paiement dès le début 2000, les joueurs ne recevant plus leur salaire, ndlr). Aujourd’hui, déjà, les effectifs étant composés différemment, avec des passages dans les clubs beaucoup plus courts, ce serait sans doute plus difficile. Est-ce que quelqu’un pourrait convaincre humainement les autres de faire l’effort ? Franchement, je n’en sais rien. Ce qui est sûr, c’est que nous avons continué malgré l’absence de versement des salaires. C’est rare et, il me semble, plutôt bien. Est-ce que ça pourrait encore arriver ? Il y a peu de chances, mais les histoires ne s’écrivent pas non plus plusieurs fois. En tous cas, nous avions été très heureux de pouvoir vivre ça avec ce groupe. Et puis, on a quand même un peu marqué l’histoire, ce qui est toujours sympa…

Votre expérience à l’étranger a été contrastée. Une superbe saison à Reggio Emilia, mais avant, une année à Pesaro très, très chaude…

Ce que j’en retiens, objectivement, c’est que cela n’était pas vraiment fait pour moi… Je ne me sentais pas l’âme d’un… (Il hésite) pas d’un mercenaire, parce que tous les garçons qui partent à l’étranger ne peuvent pas être qualifiés de mercenaires. Mais moi, je ne me sentais pas à ma place. Tout simplement. En plus, j’avais un registre plutôt offensif et dans les grosses écuries européennes, il y avait déjà du très, très lourd en terme de scoring, à l’aile. Du coup, cela faisait plus de moi un joueur offensif d’appoint. Et c’est vrai que ce n’est sans doute pas dans ce registre là que je pouvais le mieux m’exprimer. Donc, j’ai fait deux ans, j’ai vu, mais je suis revenu assez rapidement. J’avais des propositions après Reggio Emilia, voire même après l’épopée de Limoges, mais j’ai préféré rester au bercail. Très intéressantes sur le plan financier, en plus. Mais je n’ai pas donné suite…

L’ASVEL ? Il y avait eu Limoges avant et… on va dire que je n’ai été amoureux qu’une seule fois, pour faire simple…

Avec l’ASVEL, où tu signes après les J.O., tu remportes encore un titre (en 2002), mais on a un peu l’impression que tu n’as plus la même passion pour le basket…

Disons qu’à Limoges… Enfin, pendant la première partie de ma carrière, avouons que j’avais toujours été un peu caractériel. Et là, à travers ma première expérience à Limoges puis ces deux ans à l’étranger, j’avais quand même beaucoup muri humainement. Un vrai processus s’était engagé. Alors j’étais revenu à Limoges assagi, pour construire quelque chose et parce que je me sentais beaucoup moins individualiste et prêt à devenir un leader. Pour plein de raisons en fait, puisque j’avais aussi beaucoup déménagé avant et que là, ma fille était née et que je souhaitais aussi arrêter de faire courir ma famille partout… Donc, ce qui s’est passé à Limoges en 1999-2000, c’est juste tout ce que j’étais venu chercher. Alors, de devoir repartir et recommencer ailleurs, ce n’était pas simple. Derrière, je me blesse aux J.O. et j’ai donc un an ou 8 mois off… En plus, ça s’inscrit dans un contexte de club compliqué, avec la passation de pouvoir entre Marc Lefèvre et Gilles Moretton, personnage un peu… différent ! En terme de valeurs, on va dire que ça m’a fait beaucoup de changements. On dit aussi qu’on aime vraiment qu’une seule fois. Alors on va dire que je n’ai été amoureux qu’une seule fois, pour faire simple… Cela ne m’a pas empêché d’aimer différemment, en faisant quand même le boulot correctement. On a gagné une Coupe de France, ramené le titre de Champion à l’ASVEL en 2002 alors que le club courait après depuis combien ? Dix-neuf ans je crois (21 en fait, le dernier titre remontait à 1981, ndlr). Mais c’est vrai qu’il n’y avait pas la même passion, la même ferveur que pendant la dernière saison au CSP…

Yann au moment de sa signature à l'ASVEL, en 2000, avec son ami Laurent Sciarra, puis face à Pau-Orthez et un tout jeune Boris Diaw...

Tu arrêtes ta carrière très tôt, à 32 ans. N’as-tu jamais eu aucun regret de n’avoir pas continué un peu plus ?

Non, parce que j’ai une grosse infection qui me pourrit l’oreille interne et me donne des vertiges incroyables. Vertiges que j’ai encore parfois. C’est la raison principale qui m’a fait raccrocher. Physiquement, mon corps m’a dit stop. Je lui en avais demandé beaucoup quand même, en allant sans arrêt au carton contre des monstres, comme tu l’as dit. Alors, je crois que le corps en a eu marre. Parfois ce sont les croisés qui pètent. Là, c’était une grosse infection. Quand le corps t’arrête, tu n’y peux pas grand-chose. De toutes façons. Je ne voyais plus le cercle, donc je ne me suis pas posé la question longtemps, parce qu’au basket, quand tu ne vois plus le cercle, ça devient vite compliqué ! J’ai donc été obligé d’accepter. Mais de toutes façons, comme j’ai toujours été un garçon un peu excessif, il fallait bien que l’arrêt soit un peu violent…

Quel regard as-tu porté sur toute l’aventure de cette génération qui vient de raccrocher, avec les titres et les médailles glanées entre 2005 et 2015 ?

Moi, j’ai vraiment adoré cette génération ! C’était une génération nouvelle, plein de talent, différente de la nôtre, mais qui portait vraiment des valeurs intéressantes. Le petit Parker, qui a fait un quasi sans faute tous les étés, en venant en équipe de France avec un attachement incroyable. Pareil pour les autres ! Donc non, surtout ne faisons pas la fine bouche, cette génération a vraiment été fantastique pour le basket français, pour son image. Mais ils ont aussi ramené beaucoup de victoires en plaçant le basket français à un niveau incroyable sur l’échiquier du basket mondial. Non, franchement, cette génération a été extraordinaire. En terme d’abnégation, d’investissement. Que du positif ! Moi, j’ai été très fier de cette génération qui nous a succédé.

On ne va pas se mentir, l’entreprise, ça n’a quand même rien à voir, niveau adrénaline, avec la vie d’un sportif de haut niveau !

A-t-on une chance de te revoir dans le basket un jour ou l’autre en tant que dirigeant par exemple, ou bien faudrait-il un improbable concours de circonstance ?

La vie est faite de concours de circonstance. Après, encore une fois, aujourd’hui, je m’occupe de mes magasins et ça me va bien. Mais il faudrait être bête pour dire Jamais Ô Grand Jamais ! Mais comme dirait l’autre, je n’y pense pas tous les jours en me rasant…

Ce qui te rend aussi attachant, c’est aussi ta franchise. Quelques années après l’arrêt de ta carrière, tu n’hésitais pas à avouer que la reconversion est un moment difficile, et que tu avais été…

Une loque pendant deux ans, oui ! Pas loin de la dépression. Tu sais, arrêter le sport de haut niveau, ce n’est quand même simple pour personne. Moi, je compare ça un peu à une sortie d'addiction. Là, je suis chef d’entreprise et fier de l’être. C’est bien, intéressant, enrichissant. Mais hé ! On ne va pas se mentir, ça n’a quand même rien à voir, niveau adrénaline, avec la vie d’un sportif de haut niveau qui joue le titre chaque année ou presque. C’est gentil l’entreprise, et ça comporte son lot d'embêtements non négligeables qu’il faut savoir gérer, ce qui est intéressant en soi. Mais niveau émotions fortes, sensations, adrénaline qui coule dans tes veines, ça n’a rien à voir ! Alors quand ça s’arrête, oui, le manque est énorme. Comparable je pense avec un sevrage. Et puis, tu crois avoir des amis et, finalement, tu te rends compte que c’est comme en entreprise : ce sont des collègues de bureau. Et quand tu quittes le bureau, ton téléphone se met quand même beaucoup moins à sonner ! Alors oui, ça m’a pris bien deux ans avant de retomber sur terre et pouvoir prendre des décisions intelligentes et positives pour mon avenir. Mais c’est comme tout, tu en apprends aussi beaucoup sur toi comme sur la vie dans ce genre de situation. Tu grandis !

Repères

Né le 4 mars 1972 à Cannes

2,03 m, 88 kg, ailier

Centre de Formation : Antibes

College : Virginia Commonwealth’91 (non drafté)

Carrière en club

Saison                 Club

1987-88                    Antibes

1988-89                    West Florence High School (Lycée, USA)

1989-90                    South Wayne High-school (Lycée, USA)

1990-91                    Virginia Commonwealth (NCAA, USA)

1991-93                    Antibes

1993-95                    PSG Racing

1995-97                    Limoges CSP

1997-98                    Scavolini Pesaro (Lega, Italie)

1998-99                    Zucchetti Reggio Emilia (Lega, Italie)

1999-00                    Limoges CSP

2000-03                    ASVEL

2003-04                    Limoges CSP

 

Equipe de France : première sélection le 30/05/1993, à Arles-sur-Tech, contre la Russie. Dernière sélection, le 28/09/2000, à Sydney (Australie), contre le Canada (J.O., quart de finale). Nombre de sélections : 92. Points en sélection : 1164 points (12,6 points de moyenne). Record en sélection : 38 points (EuroBasket 1995, quart de finale)

 

Palmarès équipes de France : Médaille d’Argent aux Jeux Olympique de Sydney (2000), Vice-champion du Monde des moins de 22 an en 1993 à Valladolid, Médaille de Bronze au Championnat d’Europe moins de 22 ans en 1992 – A participé aux EuroBasket 1993 (Munich), 1995 (Athènes) et 1997 (Barcelone)


Palmarès et distinctions en club : Champion de France 2000 et 2002, vainqueur de la Coupe Korac 2000, vainqueur de la Coupe de France 2000 et 2001 – Vainqueur de la Coupe Busnel 1995 – MVP français du championnat 1995 (Maxi Basket et L’Equipe), 1997 (Maxibasket), All Star LNB 1994, 1995, 1996, 2000 - Auteur de 44 points au All Star Game 1995 – Meilleur marqueur français de Pro A en 1995 (23,3 pts) et 2000 (16,6 pts). Nommé dans le cinq majeur du Championnat d’Europe 1995.

 

Moyennes LNB : 256 matches disputés, 15,1 points, 3,7 rebonds, 2,3 passes décisives et 1,2 steals de moyenne.

 

Lire son portrait sur BasketRetro

 

Lire son portrait dans France Soir

 

Lire son portrait lors de l’élection d’un Top-50 des joueurs de l’histoire du CSP (Yann y était classé 5e, derrière Richard Dacoury, Ed Murphy, Michael Young et Don Collins)

 

Son portrait vidéo sur le site des anciens internationaux :

 

<iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x3bmjgr" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3bmjgr_academie-du-basket-promotion-2015-yann-bonato_sport" target="_blank">Acad&eacute;mie du Basket - Promotion 2015 : Yann Bonato</a> <i>par <a href=http://www.dailymotion.com/FFBB

 

L’hommage endu par le Limoges CSP en 2004 :

 

<iframe width="854" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/mJbypMQ61cM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>