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À la lutte pour une place en playoffs, l’ASVEL, Gravelines-Dunkerque et Nanterre ont fait signer de nouvelles recrues.

Le nouveau joueur du BCM, Ian Miller à l'entraînement sous ses nouvelles couleurs (Photo BCMbasket.com - Julie Dumélié)

Ian Miller, une bombe athlétique au BCM

Le BCM a perdu du terrain dans la course aux playoffs depuis la reprise de janvier en s’inclinant six fois sur les neuf dernières journées et quatre fois sur cinq la maison – une seule victoire à Sportica après quadruple prolongation face à Boulazac. Au début du mois de mars, les Gravelinois ont eu la malchance de perdre J.R. Reynolds (1,88 m, 33 ans), blessé au mollet. Après une quinzaine de jours de recherche intensive, ils ont mis la main sur Ian Miller (1,90 m, 26 ans) un combo américain en provenance d’Usak Istanbul (9,7 points à 41,6%, 2,4 passes, 2,3 balles perdues en 21 minutes). Cet athlète haut de gamme (voir ses deux premiers dunks dans la vidéo ci-dessous...) faisait équipe avec l’ex-marsupilami gravelinois, Richard Solomon, chez la lanterne rouge du championnat turc. Il a été remplacé début mars par l’ancien meneur NBA, C.J. Watson.  Avant d’œuvrer en Turquie, Ian Miller s’était fait remarquer à Astana (champion du Kazakhstan en 2017). Il était le 9e meilleur marqueur de la VTB League en 2016-17 (15,7 points à 38,7%, 4 rebonds).

L’ASVEL fait tapis sur Cliff Alexander

Le quart de finale de Coupe de France contre Strasbourg a encore souligné les insuffisances actuelles des Villeurbannais. Parmi celles-ci, le manque d’impact des Verts dans la peinture, surtout en l’absence de Darryl Watkins (7,1 points et 5,7 rebonds en Jeep® ÉLITE). Pour remplacer son pivot américain, touché au genou et indisponible jusqu’à la fin de la saison, les champions de France 2016 ont fait une sorte de pari en recrutant le talentueux… et inexpérimenté Cliff Alexander (2,05 m, 22 ans).

Considéré comme le meilleur lycéen des Etats-Unis en 2014, le natif de Chicago a passé une seule saison à l’université de Kansas (7,1 points, 5,3 rebonds en 17 minutes) avant de s’inscrire à la draft NBA. Une mauvaise décision puisqu’il n’a pas été retenu en NBA. Depuis lors, cet intérieur puissant a passé deux saisons et demie en G-League, où il a cumulé 16,0 points à 53,7% et 7,9 rebonds en 70 matches. Il a fait huit apparitions en NBA avec les Portland Trailblazers en 2015-16.

Petit à son poste par rapport aux standards de la NBA, Alexander compense en partie par son envergure (2,22 m) et sa puissance sous le cercle (115 kg). « Il a tout pour être un joueur complet : il est efficace dans le jeu dos au panier, capable de tirer à mi-distance et dur sur l’homme », a commenté Yohann Sangaré, le manager général dans un communiqué. « Maintenant, il va devoir s’adapter à une nouvelle équipe, un nouveau pays et un nouveau championnat. » Beaucoup d’incertitudes pèsent autour de son adaptation. Or l’ASVEL n’a plus le temps et le championnat va s’accélérer dans la dernière ligne droite. Il faudra disputer cinq matches lors des trois prochaines semaines (à Hyères-Toulon, Antibes, au Mans, Strasbourg et Levallois).

 

 

Justin Edwards, un arrière canadien à Nanterre

Le mois dernier, Nanterre avait choisi de remplacer Terran Petteway (licencié) et Myles Hesson (blessé) par un seul joueur de bon niveau, l’intérieur Kevin Jones (2,05 m, 28 ans). Or, l’effectif est apparu un peu court pour tenir la distance face aux grosses cylindrées (deux défaites contre Strasbourg, une à Monaco). C’est pourquoi le club a choisi de renforcer ses lignes extérieures avec le Canadien Justin Edwards (1,90 m, 25 ans). Celui-ci a été champion de Hongrie l’an passé avec l’Alba Fehervar pour sa première saison professionnelle, aux côtés de James Farr (Chalon-sur-Saône). Il était le meilleur marqueur de son équipe (14,9 points à 46,2%) tout en faisant preuve d’une belle polyvalence (4,2 rebonds, 3,2 passes, 1,5 interception). Nanterre est son troisième club cette saison puisque Edwards a joué à Capo d’Orlando en Italie (13,4 points à 49,4%, 5,8 rebonds et 3,3 passes en Lega) puis en Corée du Sud aux Goyang Orions (17,4 points, 4,5 rebonds, 3,6 passes).

« Nous n’avions pas assez d’extérieurs avec seulement 5 joueurs », a expliqué Pascal Donnadieu sur le site du club, « Justin a réalisé un très bon début de saison en Italie aux côtés de Damien Inglis, c’est un joueur polyvalent qui peut évoluer sur tous les postes extérieurs et qui est surtout doté d’une grande capacité à capter les rebonds. Aujourd’hui, c’est notre principale lacune et, de par ses qualités athlétiques, Justin devrait pouvoir nous apporter dans ce domaine. » Le néo-Nanterrien devrait faire ses grands débuts en Jeep® ÉLITE devant son nouveau public samedi pour la réception de Châlons-Reims.