ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Paris Basketball 75
Rouen Rouen 71
07-10-2019 14:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Poitiers75
Nantes Nantes 80
07-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Aix-Maurienne100
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 90
07-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Lille89
Denain Denain 59
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen 73
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 52
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Saint-Chamond 77
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 79
08-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée Terminé
Boulazac67
Monaco Monaco 70
09-10-2019 17:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 101
Orléans Orléans 62
11-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Roanne 70
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 51
11-10-2019 17:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Quentin96
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 89
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Aix-Maurienne94
Lille Lille 93
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Denain71
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 63
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Fos-sur-Mer68
Paris Basketball Paris Basketball 70
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Chamond77
Quimper Quimper 65
11-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 90
Orléans Orléans 79
11-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Roanne 81
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 109
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Evreux76
Blois Blois 104
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Rouen87
Poitiers Poitiers 59
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Antibes71
Nancy Nancy 92
11-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Strasbourg 70
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 59
12-10-2019 15:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 82
Le Portel Le Portel 73
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Nanterre82
Le Mans Le Mans 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Limoges88
Monaco Monaco 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Cholet90
Boulazac Boulazac 85
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 92
Châlons-Reims Châlons-Reims 73
12-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Strasbourg 81
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 97
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 64
Le Portel Le Portel 57
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Limoges66
Monaco Monaco 86
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Cholet94
Boulazac Boulazac 90
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 75
Châlons-Reims Châlons-Reims 83
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Nanterre98
Le Mans Le Mans 79
12-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Dijon75
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 67
13-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Dijon70
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 79
13-10-2019 16:00
ProB - 1ère journée Terminé
Nantes77
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 71
13-10-2019 18:00
Espoirs - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Lille0
Antibes Antibes 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Saint-Quentin0
Nantes Nantes 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Vichy-Clermont0
Rouen Rouen 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Gries-Oberhoffen0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 15:30
Espoirs - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Quimper0
Paris Basketball Paris Basketball 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Poitiers0
Denain Denain 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Souffelweyersheim0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Nancy0
Evreux Evreux 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Blois0
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulazac0
Monaco Monaco 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 20:30
Espoirs - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 16:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Paris0
AntibesAntibes0
22-10-2019 16:30
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Nancy0
LilleLille0
22-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Rouen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
22-10-2019 20:30
Espoirs - 16ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
23-10-2019 15:00
ProB - 3ème journée
Aix-Maurienne0
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Denain0
Quimper Quimper 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Gries-Oberhoffen0
Blois Blois 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Nantes0
Nancy Nancy 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Rouen0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Evreux0
Poitiers Poitiers 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Antibes0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
25-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Fos-sur-Mer0
Lille Lille 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 13:00
Espoirs - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 15:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 16:00
ProB - 3ème journée
Paris Basketball0
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 0
27-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 19:00

Actualité

Thomas Andrieux (Boulazac) : « Ce que font les joueurs cette année est tout simplement exceptionnel »

La réussite de Boulazac, candidat surprise au Top 8, est aussi celle de son entraîneur. Coach rookie en Jeep® ÉLITE, Thomas Andrieux (42 ans) fait partie des grandes révélations de la saison. Interview découverte.

Thomas, quand on se retourne sur votre carrière de joueur, le premier moment marquant est sans aucun doute votre entrée dans le cinq de départ de l’ASVEL lors d’une victoire à Barcelone en 1996-97. Vous aviez 19 ans… 

On me parle souvent de cette époque-là, à la fin des années 90, qui est restée dans les cœurs des Villeurbannais, non seulement avec le parcours en coupe d’Europe et aussi les finales perdues en championnat. Il y avait le noyau dur des joueurs, avec Delaney Rudd qui est resté de longues années, Laurent Pluvy, Alain Digbeu, Jim Bilba… Quand je retourne à Villeurbanne, les gens sont assez nostalgiques de cette époque-là. J’étais arrivé en 95 au centre de formation de l’ASVEL et puis, en l’espace de quelques mois, j’ai réussi à gravir les échelons et en fin de saison, Greg Beugnot m’a proposé de venir m’entraîner avec l’équipe professionnelle. Ensuite, à l’entame de la saison 96-97, il y avait neuf professionnels et donc Greg propose à 3-4 espoirs de venir pour prendre la 10e place dans l’effectif. J’ai su saisir ma chance sur des matches de préparation. (…) Je me souviens de l’entraînement de la veille au Palau Blaugrana de Barcelone, où j’en avais pris pour mon grade. J’étais un peu diminué par une entorse à la cheville. Et à la surprise générale, à 30 minutes du coup d’envoi, Greg m’annonce que je suis dans le cinq de départ. Effectivement, j’avais démarré le match, joué 12 minutes, et cerise sur le gâteau, on s’impose à Barcelone derrière une grande performance de Delaney Rudd. 


C’était le style de Greg Beugnot de tenter ce genre de pari, en lançant un gamin dans le cinq ?

Notre ailier américain, Brian Howard, était blessé et on avait aussi perdu Ronnie Smith en cours de saison qui avait été remplacé par Karim Ouattara au poste 5. Et Greg nous avait lancé tous les deux dans le cinq pour affronter le grand Barcelone. On ne se rend pas forcément compte quand on a 19 ans. Deux ans avant, j’étais encore dans mon Ardèche natale à Aubenas. Etant féru de basket, et issu d’une famille de basketteur, je savais quand même ce que représentait le Barça. Cela a été une expérience mémorable. 


Après l’ASVEL, vous avez mené une carrière entre Pro B et Pro A. Est-ce que les deux montées décrochées avec Roanne en 2002 puis Châlons-en-Champagne en 2004 représentent vos plus beaux moments de basketteur ?

Collectivement, oui. On est deux fois vice-champion de France. Avec la Chorale de Jean-Denys Choulet à l’époque, on était au coude-à-coude avec Vichy qui nous avait coiffé sur le poteau. Et avec l’Espé Châlons, c’était la même chose contre Clermont et on s’était incliné sur un panier venu d’ailleurs au match retour. Dans les deux cas, on avait su se remobiliser pour finir invaincu en playoffs. Je retiens surtout deux belles fêtes, deux belles communions avec le public. Et puis, monter avec un club, ça représente quelque chose de très gratifiant. Après, il y a des récompenses individuelles comme le concours à trois-points que je remporte en 2009 à Bercy, mais ça n’a pas le même goût. 


Avec quelques années de recul, êtes-vous fier de votre parcours ?

Quand je suis parti à l’ASVEL à l’époque, je n’avais pas l’ambition ultime de passer professionnel à tout prix. Je voulais simplement évoluer dans un grand centre de formation. J’y allais pour me tester. Tout cela est venu naturellement. J’ai réussi à vivre de ma passion, parce que j’ai baigné dans le basket depuis mes premiers pas. Ma famille est passionnée de basket. Mon papa a joué et a été entraîneur. J’ai attrapé ce virus du basket qui ne m’a jamais quitté. Donc oui, je suis assez fier parce qu’à l’époque à l’ASVEL, c’était compliqué de faire sa place. L’équipe jouait le titre chaque année. Il y avait 3-4 joueurs de l’équipe de France, des joueurs américains référencés. J’ai énormément appris sur cette période-là. Ensuite, il a fallu redescendre en Pro B et remonter sur le plan sportif. La fierté est là. En Pro B, j’ai été nominé régulièrement parmi les meilleurs joueurs français de la saison et j’ai retrouvé le plus haut niveau sur le terrain. J’ai le sentiment d’avoir duré. C’est ce que j’essaie de transmettre aux jeunes. C’est bien d’être joueur professionnel mais il faut être capable de durer dans le temps. 



(Photo : Nicolas RAVINAUD)


Vous avez pris votre retraite sportive en 2010, après deux dernières saisons à Boulazac. Qu’est-ce qui vous a poussé à arrêter ?

Il y a deux aspects. Le premier, c’est que cela faisait deux-trois ans où je finissais les saisons avec quelques douleurs, que ce soit dans le dos, ou au tendon d’Achille. C’était très compliqué à gérer. Le deuxième aspect, c’est que je n’avais plus envie de bouger après l’avoir fait pendant 14-15 saisons. J’ai eu cette opportunité à Boulazac de pouvoir lancer le centre de formation. Ma vocation première était à ce niveau-là. J’étais déjà en train de préparer mes diplômes et je savais que j’allais me diriger vers ça sur ma reconversion. C’est pourquoi je suis resté en Périgord. 



C’était le bon cadre pour faire vos armes en tant qu’entraîneur ? 

Tout à fait. L’équipe était en Pro B à l’époque. C’était l’année zéro du centre de formation. Cela m’a permis de m’expérimenter sur un niveau Nationale 3 qui est très formateur. J’ai eu l’occasion de faire mes gammes pendant 8 ans, hormis une saison en espoirs en 2012-13. Je n’ai pas hésité une seule seconde. Il y avait énormément à faire. J’ai pris beaucoup de plaisir dans ma tâche. C’était le bon choix, davantage que d’être entraîneur adjoint. Je ne l’aurais pas forcément accepté au départ parce qu’après avoir été joueur, c’est toujours intéressant d’être en charge de quelque chose. J’ai eu tout de suite des vraies responsabilités. 



Puis, il y a deux ans, vous êtes passé assistant coach… 

Oui, j’étais déjà au quotidien avec l’équipe professionnelle, en tant que deuxième assistant. C’est à l’arrivée de Claude Bergeaud, quand on monte en 2017, que Claude me propose ce poste d’assistant. On a beaucoup échangé. C’était le moment pour changer de statut et pouvoir apprendre à côté de l’un des grands entraîneurs de l’histoire du basket français. 



En quoi Claude Bergeaud a été une personne importante dans ton parcours ?

Tout d’abord, ce qui nous rejoint, c’est notre passion mutuelle. Le basket est presque une obsession pour nous. On passe des journées à parler basket et le soir évidemment, quand les matches passent à la télé, on regarde encore du basket. C’est ancré en nous. Même si nos tempéraments et nos personnalité différent, on se rejoint sur beaucoup de choses. Claude vient d’un petit département, l’Ariège, moi j’arrive de l’Ardèche, donc on a pas mal de points communs. On est des personnes fidèles, dans nos clubs, envers nos familles, nos joueurs, envers le staff. Et puis je luis dois énormément. Si Claude n’était pas arrivé au club, je ne sais pas si j’aurais eu la possibilité un jour d’être entraîneur à haut niveau. Je sais qu’il a poussé pour que je puisse prendre cette place-là. 



Le Palio, une place redoutée de la Jeep ELITE. Ici Jérôme Sanchez (Photo : Nicolas RAVINAUD)


Avait-il l’habitude de vous déléguer beaucoup de responsabilités en tant qu’assistant ?

Claude part du principe que l’entraîneur adjoint doit être très près du terrain. L’année dernière, quand Claude était mobilisé pour certaines opérations ou réunions, il me déléguait des séances et il m’arrivait d’animer des séances complètes. J’avais la chance de faire le travail individuel, j’étais en charge du scouting, sur la partie vidéo évidemment. J’ai eu la chance d’avoir les mains libres pour animer des séances. 


L’été dernier, il a fallu recruter huit nouveaux joueurs pour rebâtir l’équipe. Comment s’est effectué ce recrutement ? 

Il y a eu le nouveau projet du club avec la création du poste de directeur sportif. Claude était encore un an sous contrat. Le club a proposé à Claude de basculer sur la direction sportive et Claude a proposé que je reprenne le poste de coach. On était dans l’attente de la décision par rapport à notre maintien en Jeep® ELITE. On avait imaginé deux scénarios, celui de la Pro B et celui de la Jeep® ELITE. On a travaillé de concert, main dans la main. Claude propose des profils. C’est moi qui valide le choix du joueur. Ensuite, Claude reprend la main pour la finalisation du contrat. 


L’idée originelle était-elle de s’appuyer sur quatre joueurs étrangers (sur les six autorisés) et de prendre une large ossature française ?

L’idée de la base française, oui c’était une vraie volonté parce qu’on est très attaché à la formation avec Claude. On voulait laisser un terrain d’expression aux joueurs français. Néanmoins on était dans l’optique au départ de prendre un joueur intérieur étranger. On n’a pas trouvé le profil recherché. Les deux premières semaines d’entraînement nous ont permis d’identifier les lacunes du groupe. Et quand on a eu l’opportunité de travailler avec Nicolas De Jong, très rapidement on a trouvé un terrain d’entente. Il me semblait que la polyvalence de Nicolas et ses qualités offensives rentraient parfaitement dans l’équipe. 


Ce recrutement a été presque parfaitement mené puisqu’il n’y a eu qu’un seul changement de joueur en cours de route, à savoir l’arrivée de Travis Leslie courant octobre… 

Oui, il est venu début octobre pour remplacer Lasan Kromah, qui est parti à Rouen. On recherchait un peu plus de polyvalence sur le poste 3. On avait quelques manques sur la dimension athlétique et sur le rebond défense. Travis a réussi à compenser ces manques par son impact. Et évidemment c’est un joueur référencé. Pour ne rien vous cacher, on était déjà en discussion avec lui l’été dernier mais à cette époque-là, on ne pouvait pas l’approcher. Quand l’opportunité s’est présentée, on l’a saisie. On est très content de son apport. Il est la pièce qu’il manquait à l’édifice à cette période-là. Cela nous a permis d’avoir une forte densité physique. 


Travis Leslie face à Jaron Johnson (Levallois) (Photo : Linda Chasseriau)


On pourrait aussi parler de l’impact de Kenny Chery. Mais le plus marquant est l’âme qui se dégage de ce groupe. On le voit à travers votre défense (5e défense de la Jeep ELITE), votre volonté de se partager la balle, et de ne rien lâcher. C’est l’état d’esprit que vous avez cherché à inculquer ?

J’attache énormément d’importance à l’état d’esprit et à l’équilibre du groupe. On a voulu développer cet état d’esprit tout simplement parce qu’on était positionné pour jouer le maintien. C’était l’objectif prioritaire du club, parce que ça n’a jamais été fait sportivement (ni en 2013 ni en 2018). Là, évidemment, le pari va être réussi. Je pense que c’était déterminant. On voulait avoir des joueurs qui ne lâchent rien et en même temps, réussir à densifier l’équipe par rapport à l’année dernière. On avait été assez marqués par nos manques sur le plan physique. On était dominés athlétiquement. Cette saison on a des vertus de ténacité, de courage, d’engagement qui nous permettent de relever les défis de la Jeep ELITE avec parfois des hauts et des bas sur le plan offensif. Mais notre régularité en défense nous permet d’exister. 


Ces dernières semaines, votre équipe a pris une nouvelle dimension dans sa capacité à bien voyager. Vous êtes allé gagner à Levallois, au Portel et vous avez passé 22 points à Nanterre chez eux. Est-ce que vos joueurs vous ont surpris sur ce match ?

Avant de parler de ce match, il faut savoir qu’on bouclait une série de quatre déplacements. On avait été à deux doigts de s’imposer à Pau, où on avait mené pendant plus de 30 minutes. On s’impose au Portel dans les dernières secondes en l’absence de Rémi Lesca. Et puis on échappe le match à Antarès au Mans. Les joueurs m’ont vraiment bluffé par leur capacité à rebondir après ces deux défaites frustrantes à Pau et au Mans. J’étais surtout très heureux pour eux parce qu’ils n’ont pas baissé les bras. On est allé à Nanterre avec un vrai état d’esprit, sans rien avoir à perdre. Et on a affronté une équipe de Nanterre qui sortait d’un long trip. 


Après votre victoire contre le BCM ce week-end, vous êtes 7e ex aequo avec Limoges et Bourg. Voir le BBD à la lutte pour les playoffs est bien au-delà de vos espérances en début de saison ? 

Quand on construit l’équipe en juillet pour évoluer au plus haut niveau français avec l’un des plus petits budgets du championnat, on ne peut pas dire qu’on était attendu à cette place-là. Notre championnat, c’était Fos, Le Portel, Antibes, Cholet… Ce que font les joueurs cette année est tout simplement exceptionnel. On est une exception, comme a pu l’être Le Portel il y a 3 ans. Il y a un supplément d’âme qui se dégage de cette équipe, avec une vraie hiérarchie, une vraie complémentarité, avec des leaders offensifs que sont Kenny Chéry, Nicolas De Jong, Travis Leslie et puis des joueurs de rôle qui remplissent le rôle à merveille. Il ne faut pas prendre cela comme acquis, mais on prend du plaisir à être le poil à gratter du championnat. On joue sans pression parce qu’on n’était pas attendu à ce niveau-là. On a une fin de saison intéressante à jouer. Tout le mérite en revient aux joueurs. Il faut savoir l’apprécier. 



Nicolas De Jong (Photo : Linda Chasseriau)


Vous allez jouer quatre de vos sept derniers matches au Palio. Après votre déplacement à Strasbourg, vous recevrez Limoges (lundi 22 avril, match à suivre sur RMC Sport 2). Historiquement, ces BBD-CSP sont toujours des matches particuliers, un peu plus chauds que les autres ?

Il n’y a pas la rivalité entre les Limougeauds et les Palois mais une petite rivalité s’est installée depuis que les deux clubs ont joué en Nationale 1, quand Limoges est redescendu. Il y a toujours eu des matches accrochés ici au Palio. C’était moins le cas à Beaublanc sur les années précédentes. Néanmoins le premier match a été accroché à Beaublanc en décembre. On sait que le Palio sera sans doute plein comme un œuf. On a un match intéressant à jouer parce qu’on est au coude-à-coude avec Limoges. Ce sera une belle fête.