30 ans LNB

Saison 1998-1999 : la victoire du passing game palois

Pour célébrer les 30 ans de la LNB, nous vous proposons un retour sur les saisons passées. En 1998-1999, Pau-Orthez remporte le titre face à l'ASVEL tandis que Strasbourg est champion de Pro B. Voyageons dans le temps !

La photo officielle de Pau-Orthez pour la saison 1998-1999 :

Assis :Claude Bergeaud (entraîneur), Juan Aisa (5), Frédéric Fauthoux (6), Ryan Lorthridge (9), Frédéric Moncade (6), Jacky Commères (assistant)

Debout  au second rang : Gérard Bouscarel (directeur sportif), Thierry Gadou (8), Pierre Seillant (Président), Didier Gadou (10), Laurent Foirest (7), Paul Henderson (assistant),

Debout au troisième rang : Benoît Mahieu (kiné), Ronnie Smith (15), Dwayne Scholten (14), Joshua Grant (12), Narcisse Ewodo (13)

Pro A

Champion de France : Pau-Orthez 
Finale : Pau-Orthez bat Lyon-Villeurbanne : 2-0 (73-67, 74-64*)


La victoire du passing game palois

Delaney Rudd prostré sur le banc de l’ASVEL, en larmes. C’est l’image qu’il restera de cette finale 1999, au-delà de la joie bien légitime des Palois, célébrant à l’Astroballe le sixième titre de l’Elan Béarnais. Le meneur américain est passé complètement à côté de sa finale. Neuf balles perdues sur les deux rencontres. Aucune passe décisive délivrée lors du match retour. Rudd a emmené l’ASVEL au Final Four de l’Euroleague mais il a perdu trois finales en quatre ans. Il ne sera jamais champion avec l’ASVEL. « Cela aurait été bien de terminer tous les deux en étant champions. Je pense que nous méritions de laisser quelque chose ensemble avant de partir », témoignera Greg Beugnot.

L’ASVEL avait certainement le plus beau roster de Pro A. Delaney Rudd, Mous Sonko, Alain Digbeu, Georgi Adams, Jim Bilba, Crawford Palmer, Darren Henrie… Dans un bon soir, cette équipe composée de sept internationaux était capable de disperser n’importe quel adversaire. Le 26 janvier 1999, Pau était reparti de l’Astroballe avec une défaite de 41 points dans les valises (110-69) qui avait passablement agacé Pierre Seillant. Ce n’était en réalité qu’un accident parcours. Si l’Elan Béarnais n’avait peut-être pas les meilleures individualités, il avait assurément la meilleure équipe. Une équipe un peu à l’ancienne, pas franchement athlétique mais composée de joueurs foncièrement tournés vers le collectif : Juan Aisa, Josh Grant, Laurent Foirest, Emanual Davis et les pivots vétérans Dwayne Scholten et Ronnie Smith complétant le socle landais formé des frères Gadou et de Freddy Fauthoux.

L’équipe coachée par Claude Bergeaud a dominé la saison régulière de la tête et des épaules (27v-3d). Elle est restée aux portes du Final Four de l’Euroleague, poussant le Kinder Bologne d’Antoine Rigaudeau à une belle de quart-de-finale, tandis que l’ASVEL échouait au même stade de la compétition face à l’Olympiakos (0-2). La finale du championnat oppose incontestablement les deux meilleures équipes de la scène hexagonale. Malheureusement pour l’ASVEL, Delaney Rudd (36 ans) n’est plus tout à fait le meneur génial qui a ébloui la Pro A. Il ne peut rien faire pour empêcher les Palois de conserver leur titre.

CLASSEMENT FINAL :Cliquez ici pour afficher le classement

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Les faits marquants de la saison

Lors de l’ultime journée, le MVP étranger du championnat, Keith Jennings (1,70 m, 30 ans, Le Mans) est venu coiffer James Scott (Levallois) en tête du classement des top-scoreurs après avoir inscrit 31 points face à Toulouse. Il devance Scott de 0,02 point ! Au sommet de son art, Keith Jennings a terminé dans le Top 10 de sept catégories statistiques : 1er marqueur, 2ème passeur, 2ème intercepteur, 6ème à l’adresse à trois-points, 10ème à l’adresse générale, 1er aux LF, 1er à l’évaluation !

Au sortir de la meilleure saison de sa carrière, le jeune Frédéric Weis (2,18 m, 22 ans, Limoges), pas passé loin du titre de MVP français, finalement décerné à Laurent Foirest, est choisi au premier tour de la draft NBA (15e choix) par les New York Knicks. Il ne rejoindra jamais la franchise et fera carrière en Grèce (PAOK Salonique) puis en Espagne (Malaga, Bilbao, Minorque).

Le championnat de Pro B comprend 20 équipes. Un record dans l’histoire de la LNB. Ce nombre sera ramené à 18 la saison suivante puis à 16 deux ans plus tard.

Récompenses individuelles

Les autres compétitions

Vainqueur Coupe de France : Cholet bat Strasbourg (Pro B) : 85-70

Pro B

Champion de France : Strasbourg

La saison avait mal commencé pour la SIG, tout juste reléguée de Pro A. Après quatre journées, le plus gros budget de l’antichambre et favori pointe à une seule victoire pour trois défaites ! Le coach, Patrick Haquet, est débarqué et remplacé par son adjoint, Christophe Vitoux. Peut-être de temps après débarque un jeune ailier américain bourré de talent, Jarod Stevenson (23 ans). Les débuts du nouveau tandem sont fracassants : sept victoires de suite.  A la trêve de Noël, l’équipe alsacienne est remontée à la 2e place ! Dès lors, plus rien ne pourra arrêter le rouleau compresseur strasbourgeois. La dernière défaite au Rhénus face à Châlons-en-Champagne n’y change rien. La SIG termine première d’une saison régulière à rallonge (38 matches !), remonte immédiatement en Pro A et s’offre en sus une finale de Coupe de France à Bercy (perdue face à Cholet). Preuve de la qualité de cette équipe, une large phalange de cette équipe sera conservée à l’intersaison – Christian Cléante, Ahmadou Keïta, Olivier Weissler, Paris McCurdy, Jack Lothian - et finira 5e de Pro A en 1999-00.

Strasbourg

La photo officielle de Strasbourg pour la saison 1998-1999 :

Accroupis : Benoit Seigneur (12), Ahmadou Keita (13), Jarod Stevenson (11), Olivier Weissler (9)

Second rang : Christian Cléante (7), Christophe Vitoux (entraîneur), Stéphane Eberlin (4)

Troisième rang : Patrice Koenig (14), Jack Lothian (15), David Fernandez (10), Paris McCurdy (6)


CLASSEMENT FINAL :Cliquez ici pour afficher le classement

Récompenses individuelles