Espoirs - 1ère journéeTerminé
Châlons-Reims 77
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 89
20-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journéeTerminé
Dijon92
Le Portel Le Portel 44
20-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journéeTerminé
Boulogne-Levallois81
Orléans Orléans 57
20-09-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée live
Le Portel Le Portel 11
20-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée live
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 15
20-09-2019 20:00
ProB - 1ère journée live
Antibes Antibes 9
20-09-2019 20:00
ProB - 1ère journée live
Saint-Chamond Saint-Chamond 11
20-09-2019 20:00
ProB - 1ère journée live
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 8
20-09-2019 20:00
ProB - 1ère journée live
Nantes Nantes 14
20-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Boulogne-Levallois0
Orléans Orléans 0
20-09-2019 20:30
ProB - 1ère journée
Evreux0
Rouen Rouen 0
20-09-2019 20:30
Espoirs - 1ère journée
Lyon-Villeurbanne0
Limoges Limoges 0
21-09-2019 15:00
Espoirs - 1ère journée
Chalon/Saône 0
Nanterre Nanterre 0
21-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journée
Cholet0
Roanne Roanne 0
21-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journée
Bourg-en-Bresse 0
Strasbourg Strasbourg 0
21-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journée
Boulazac0
Le Mans Le Mans 0
21-09-2019 17:00
Espoirs - 1ère journée
Monaco 0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
21-09-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Monaco 0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
21-09-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Boulazac0
Le Mans Le Mans 0
21-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Chalon/Saône 0
Nanterre Nanterre 0
21-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Cholet0
Roanne Roanne 0
21-09-2019 20:00
ProB - 1ère journée
Saint-Quentin0
Denain Denain 0
21-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Bourg-en-Bresse 0
Strasbourg Strasbourg 0
21-09-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - 1ère journée
Lyon-Villeurbanne0
Limoges Limoges 0
22-09-2019 16:00
ProB - 2ème journée
Blois0
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 0
24-09-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Denain0
Lille Lille 0
24-09-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Souffelweyersheim0
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 0
24-09-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Nantes0
PoitiersPoitiers0
24-09-2019 20:30
ProB - 2ème journée
Rouen0
Paris Basketball Paris Basketball 0
24-09-2019 20:30
Espoirs - 14ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Boulazac Boulazac 0
25-09-2019 16:30
ProB - 2ème journée
Fos-sur-Mer0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
25-09-2019 19:00
Jeep® ÉLITE - 14ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Boulazac Boulazac 0
25-09-2019 20:00
Espoirs - 2ème journée
Roanne 0
Orléans Orléans 0
27-09-2019 17:00
ProB - 3ème journée
Lille0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
27-09-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Gries-Oberhoffen 0
Nancy Nancy 0
27-09-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Blois0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
27-09-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Poitiers0
Quimper Quimper 0
27-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Roanne 0
Orléans Orléans 0
27-09-2019 20:00
ProB - 4ème journée
Evreux0
Paris Basketball Paris Basketball 0
27-09-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Antibes0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
27-09-2019 20:30
Espoirs - 2ème journée
Strasbourg 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
28-09-2019 14:30
Espoirs - 2ème journée
Cholet0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
28-09-2019 17:00
Espoirs - 2ème journée
Boulazac0
Dijon Dijon 0
28-09-2019 17:00
Espoirs - 2ème journée
Chalon/Saône 0
Monaco Monaco 0
28-09-2019 17:00
Espoirs - 2ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
28-09-2019 17:00
Espoirs - 2ème journée
Le Mans 0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
28-09-2019 17:00
Espoirs - 2ème journée
Limoges0
Le Portel Le Portel 0
28-09-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Chalon/Saône 0
Monaco Monaco 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Le Mans 0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Cholet0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Boulazac0
Dijon Dijon 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Limoges0
Le Portel Le Portel 0
28-09-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Strasbourg 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
28-09-2019 20:30
Espoirs - 2ème journée
Nanterre0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
29-09-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 2ème journée
Nanterre0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
29-09-2019 16:00

Actualité

Pierre Pelos (Fos-sur-Mer) : « Il va falloir se mettre le cul par terre, comme on dit chez moi ! »

Arrivé dans l’élite sur le tard, Pierre Pelos (2,05 m, 26 ans, poste 4-5) a été l’un des grands artisans de la montée de Fos Provence Basket l’an passé en réalisant des playoffs énormes. Joueur au parcours atypique, passé par le centre de formation de l’Élan Béarnais mais sans que Pau lui propose de prolonger l’aventure, Pierre a gravi ensuite les échelons à son rythme, passant par la N2, la N1 et la PRO B. Prenant son temps... Reste que malgré son côté cool et bon vivant, Pelos dispose d’armes offensives et d’une vision du jeu rares... Découverte.

Pierre Pelos face au Mans (Crédit Photo : MSB/Dominique Breugnot)


Pierre, vous aurez 27 ans cet été, mais vous êtes surtout 5e, parmi les joueurs français, à l’évaluation en Jeep® ÉLITE (14,5 de moyenne). Le tout avec un parcours plutôt atypique pour en arriver là. Pouvez-vous nous raconter un peu ce parcours ?

En fait, je suis né à Agen, même si mes parents habitaient dans le Gers, près d’Auch, tout bêtement parce que ma famille en était originaire et donc ma mère souhaitait accoucher là-bas. J’ai grandi et fait toutes mes classes dans le basket dans le Gers, à Montaut-les-Créneaux, un petit village à côté d’Auch. J’y ai joué jusqu’à mes 16 ans, en équipe première et avec les Cadets France. Après, je suis parti à Auch pour jouer en Nationale 2, où j’ai passé deux saisons, avant de signer, à 19 ans, avec le centre de formation de Pau-Lacq-Orthez. 


Lors de votre passage de trois ans au centre de formation de Pau-Lacq-Orthez, vous n’avez jamais foulé les parquets de l’élite mais disputé 9 matches de PRO B, en 2012-13, à 21 ans. Vous repassez ensuite par la N2, est-ce que vous croyez toujours effectuer une carrière pro à ce moment-là ?

En fait, j’étais plus ou moins intégré avec les pros. Je jouais surtout avec la N3 en faisant le banc des pros. Et quand il y avait des blessés, ou sur des matches de Coupe, je rentrais parfois. Mais j’étais juste le jeune du bout du banc... Mais oui, je me voyais quand même passer pro ! L’année suivante, le club est remonté. Je ne pouvais plus jouer avec les espoirs mais je suis quand même resté pour évoluer avec Pau-Nord-Est, en N2, tout en m’entraînant avec l’équipe d’élite. Oui, j’y croyais dur comme fer. J’ai continué à bosser, je n’ai rien lâché. J’ai effectué une très belle saison en N2, je pensais avoir une chance mais les dirigeants ne m’ont rien proposé. J’ai donc préféré aller à Tarbes-Lourdes. Je préférais être pro, même en N1, plutôt que de revenir avec les copains dans le Gers. En N1, je crois que je finis troisième à l’évaluation de toute la division et meilleur jeune (- de 23 ans, ndlr) de la Nationale 1. 


Ce qui est surprenant, c’est de ne pas vous avoir donné plus tôt votre chance alors que des joueurs de 2,05 m, avec des mains, il n’y en a pas à tous les coins de rue. Quelle explication y voyez-vous ?

À Pau, j’ai eu ma chance une première fois avec Claude Bergeaud. Sur certains matches, il avait pris le risque de me faire rentrer parfois tôt dans le match, plusieurs fois, mais je n’ai pas su la saisir. Alors oui, j’étais un grand de 2,05 m, mais qui ne défend pas vraiment... Je crois que je manquais pas mal de maturité à l’époque. Par rapport à d’autres, comme aujourd’hui les Théo Malédon ou Killian Hayes, je crois que j’étais encore très gamin dans ma tête. Je crois que c’est ce qu’il me manquait. 


Vous explosez ensuite avec Alain Thinet et Saint-Chamond, en 2015-16 (10,7 pts et 4,6 rbds en 22 minutes de moyenne), avant d’être recruté par Bourg et d’obtenir la montée en Jeep® ÉLITE. Pourquoi ne pas avoir continué avec eux ?

Avec Alain, j’ai eu beaucoup de chance. Il m’avait beaucoup observé lors de ma saison à Tarbes-Lourdes, surtout les deux fois où l’on avait joué Saint-Chamond. J’avais été très bon les deux fois contre eux. Lui me voulait absolument, c’est ce qui m’a décidé à signer là-bas. J’y ai aussi beaucoup grandi humainement, parce que c’était la première fois que je me retrouvais loin de ma famille, de mes amis. Et Alain m’a aussi donné beaucoup de confiance d’entrée - et je suis un joueur qui marche énormément à la confiance. Alors je ne me posais plus de questions, je me suis dit : c’est ta chance, il faut la saisir. Et c’est donc la saison où j’ai franchi un cap. 

Ensuite, si je ne suis pas resté, c’est parce que Savo Vucevic, à Bourg, m’a appelé pour me recruter dans une équipe qui était un peu surdimensionnée pour la PRO B. On fait une saison énorme sur le plan collectif, mais pour moi, à titre individuel, j’effectue une année moyenne. On avait un très bon groupe basket mais surtout on était vraiment une bande de potes. J’ai eu des hauts mais aussi des très, très bas. Je ne comprenais pas toujours ce que me reprochait le coach. Enfin... je comprenais, mais c’était compliqué. Je savais qu’il attendait beaucoup de moi, il était toujours sur mon dos et... je n’ai pas trop su répondre à ses demandes. J’étais un peu son souffre-douleur, mais parce qu’il croyait en moi, je pense. Mais bon, il m’a mis des coups de pieds au cul toute la saison et ça a été une année compliquée. Surtout que j’avais devant moi deux énormes joueurs - Youssou Ndoye et Zach Peacock -, qui sont aujourd’hui les deux meilleures évaluations en Jeep® ÉLITE. Il fallait que je sois performant sur de courtes séquences. Alors c’était difficile, mais c’est une saison où j’ai énormément appris. Avec Fabrice Serano aussi, le préparateur physique. Sans gros temps de jeu, j’ai énormément travaillé avec lui en parallèle et cela m’a permis de franchir un cap sur le plan physique. Après, Savo me propose de rester en tant que 4e intérieur. J’ai réfléchi, beaucoup parlé avec mes proches, mais je me suis dit qu’il était préférable, à ce stade de ma carrière, d’avoir un peu plus de temps de jeu pour continuer à progresser. J’ai donc préféré partir, avoir du temps de jeu et continuer à m’aguerrir plutôt que de rester et prendre le risque de perdre un an sans beaucoup jouer. 


L’an dernier, avec Fos, vous avez connu un temps d’adaptation difficile avant d’être plus que décisif pendant les playoffs (7,8 pts et 3,2 rbds en saison régulière, 13,0 pts à 61,5% aux tirs, 5,5 rbds pour 16,5 d’évaluation pendant les playoffs). Comment l’expliquez-vous ?

Là, j’avoue, c’est de ma faute. J’avais connu une année difficile avec Bourg, alors je me suis totalement relâché pendant l’été. J’ai voulu souffler mais... ce n’était pas une bonne idée, car je n’ai pas été assez professionnel et je suis arrivé à la reprise hors de forme, en surpoids. Je l’ai payé d’entrée. Je pensais que j’allais perdre du poids facilement sur la préparation et attaquer la saison en forme mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. Là, j’ai pris une grosse claque et c’était sans doute un mal pour un bien parce que, ensuite, j’ai vraiment bossé dur toute l’année pour revenir quand mon tour allait arriver. Et je crois que j’ai réussi avec cette fin de saison en boulet de canon ! 


Pierre Pelos à la lutte avec Taylor Smith du BCM Gravelines-Dunkerque (Crédit Photo : Julie Dumelié)


Si l’on vous dit que vous avez un gabarit et un type de jeu plus fait pour l’élite que pour la PRO B, cela vous choque ? 

Oui, c’est vrai. En PRO B, j’évoluais essentiellement au poste 5. Tout est décalé en PRO B. Souvent, les postes 3 jouent en 4. Donc pour moi, c’est compliqué parce qu’au poste 4, je me retrouve face à beaucoup de joueurs qui vont vite, qui s’écartent, etc. Moi, je suis plus un 4 lent mais qui arrive à compenser avec une bonne connaissance du jeu. Donc, oui, j’ai l’impression d’être plus à l’aise dans l’élite qu’en PRO B. 


Vous le démontrez cette année en figurant parmi les meilleurs intérieurs français. Mais au fait, vous êtes plus à l’aise à quel poste, en 4 ou en 5 ? 

Je peux faire les deux. Après, franchement, quand je me retrouve en 5 face à des gars à qui je rends 20 kilos, ça devient un peu compliqué... Mais j’aime bien faire les deux. Quand je suis en 5, je vais plus m’écarter pour attirer le gros à l’extérieur et ouvrir le jeu pour mes coéquipiers. Alors qu’en 4, je vais plus aller poster pour profiter d’un avantage de taille. À ce poste, j’ai plus d’options, je peux m’écarter, aller dessous... C’est différent mais j’aime bien alterner. 


Comment avez-vous vécu cette aventure incroyable des playoffs d’accession avec Fos l’an passé ?

C’était top ! Mes stats parlent d’elles-mêmes. On s’est beaucoup parlé avant les playoffs. Roanne nous avait battus à la maison mais surtout fessés chez eux et j’avais à cœur de les retrouver en finale. Alors on a gardé ça en ligne de mire pendant les deux premiers tours. On a su rester focus et saisir notre chance en finale.


Quel regard portez-vous sur cette première expérience de Fos dans l’élite ?

Je ne suis pas surpris de notre place aujourd’hui. C’est quand même un niveau compliqué que le club, le coach et l’immense majorité des joueurs découvraient. Sur les 10 joueurs de début de saison, seuls Édouard Choquet et deux étrangers avaient déjà goûté à ce niveau. Pour certains, nous ne savions pas où nous allions. On se doutait donc bien que le début de saison serait compliqué et c’est ce qui est arrivé. Ce qu’il faut se dire, c’est qu’aujourd’hui encore, nous avons toutes les cartes entre nos mains. Notre maintien ne dépend que de nous.


 
Mi-octobre, alors que les BYers étaient à 0V-6D en ayant pris trois gros cartons, vous vous dites quoi ? 

C’était compliqué. Mais on a gardé confiance. On perd largement le premier match, mais après on accroche Châlons-Reims en ne perdant que d’un point. Oui, on en prend 20 contre Dijon, mais nous avions aussi pas mal de blessés, dont moi, qui ai raté deux matches importants face à Cholet et au Portel en tout début de saison. Mais même s’il nous a fallu un peu de temps pour nous adapter et trouver les automatismes, on a fini par aller chercher une première victoire à domicile face à Boulazac qui a lancé notre saison.


 
Cinq journées à jouer. Une victoire d’avance sur le premier relégable et des rencontres capitales face au Portel ou à Cholet. Cela va se jouer sur quoi, ce maintien ?

Cela va se jouer à rien. Je crois que le maintien va se jouer au mental, à l’envie. Il va falloir se mettre le cul par terre, comme on dit chez moi, et aller chercher les victoires qu’il nous faut. Moi, je veux me retourner et me dire que c’était quand même une belle saison où, malgré toutes les blessures qui nous ont plombés et toutes les difficultés, cela restera une belle saison durant laquelle nous aurons su faire ce qu’il fallait pour demeurer parmi l’élite. 


 
À titre personnel, comment jugez vous votre saison ? Y a-t-il une forme de revanche pour vous, dans tout ça ?

Cela fait plaisir. Quand j’étais tout jeune, j’avais dit à mes potes : « vous allez voir, un jour je serai pro ! » Ils se moquaient de moi mais certains m’ont dit récemment : « Tu nous l’avais dit, on se foutait de toi et aujourd’hui on voit que tu avais raison ». Mais ce n’est pas une revanche. J’avais sans doute un profil un peu différent et il m’a fallu un peu plus de temps que d’autres pour percer. Maintenant je suis dans l’élite et j’essaie de prouver tous les jours que j’ai ma place à ce niveau. 


 
Et pour la suite, qu’est-ce qu’il vous reste à travailler ?

De toutes façons, je crois qu’on continue toujours à avoir une marge de progression. Moi, je crois qu’il me faut bosser encore plus. Tous les jours, je vois Édouard Choquet qui passe son temps à arriver avant les autres pour bosser. Il travaille comme un mort de faim. Je peux encore gagner en vitesse, en explosivité, pour me permettre sur une rotation défensive d’être là au bon moment. Il y a toujours des choses perfectibles. Il faut aussi toujours travailler ses points forts. 


L’œil des coaches

Pierre Pelos nous en parle dans l’interview, il a vécu une saison difficile à Bourg, avec un Savo Vucevic qui l’a constamment poussé pour le faire progresser. Car visiblement, son côté très doué et adorable dans son comportement quotidien s’accompagne aussi, parfois, d’un côté cool, trop vite enclin à se reposer sur ses qualités techniques. 

« Pierre, oui, c’est vrai, j’étais toujours sur son dos. Je pense qu’il a beaucoup progressé lors de sa saison à Bourg. Je voulais le garder l’été suivant, mais il voulait rester en PRO B et avoir du temps de jeu. Il a donc fait un choix que je respecte. Pierre, c’est un gars très bon sur le plan technique, avec d’excellentes mains ce qui est rare pour un intérieur, avec un toucher exceptionnel. Il comprend aussi très, très bien le basket. Il a une compréhension du jeu et des mains d’un extérieur, ce qui est rare. C’est quelque chose qu’on ne peut pas apprendre à un joueur. Il l’a ou il ne l’a pas. Il a sans doute un petit côté Yougo dans sa manière de jouer. Après, sur le plan physique, ce n’est pas un joueur tonique ou explosif. Mais il a une excellente lecture du jeu et un bon placement qui lui permettent de compenser ça. J’aime beaucoup ce joueur qui, je pense, peut avoir beaucoup d’avenir. Il est encore jeune et peut et doit encore beaucoup progresser à tous les niveaux. Il est polyvalent en 4 et en 5, avec une très bonne technique dos comme face au panier. C’est un très bon garçon aussi. Je crois qu’il n’a pas forcément compris que si j’étais sur son dos tout le temps, c’était parce que je croyais en lui. Je ne vais pas dire qu’il était un peu fainéant mais... disons qu’il va parfois au plus facile plutôt que de se faire mal. Il doit apprendre à se construire la culture de travail indispensable pour encore grandir. Parfois, Pierre se contente un peu de petites choses alors qu’il a encore un énorme potentiel. Moi, j’étais sur son dos pour le faire franchir encore un cap. Et ce cap, il ne pourra le franchir qu’en apprenant à se faire plus mal et surtout en ne se contentant jamais de ce qu’il fait. Bien sûr, cette année-là, il était derrière deux énormes joueurs. Il jouait donc un peu moins mais il nous a aussi débloqué des situations en mettant un panier à 7 mètres à un moment-clé du match. Il faut qu’il comprenne que si un coach est sur ton dos, c’est qu’il croit en toi. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes pensent que si le coach les critique, c’est qu’il ne les aime pas. C’est ce que je dis à mon fils de 16 ans. Sois content si le coach te met la pression. C’est qu’il croit en toi. C’est s’il commence à te laisser tranquille, c’est qu’il juge qu’il n’y a pas mieux à tirer de toi et c’est là qu’il faut s’inquiéter ! » 


À Fos, son coach actuel, Rémi Giuitta, semble penser un peu la même chose. Et regretter un peu que l’intérieur gersois n’ait pas un mental suffisant pour aller chercher le plus haut niveau. « Pierre... C’est parfois frustrant pour un coach », confie Giuitta. « Il est adorable, a toujours la banane, mais c’est dommage qu’il ne comprenne pas forcément qu’en apprenant à se faire un peu plus mal, il aurait dans les mains le niveau qui pourrait lui permettre d’aller chercher l’EuroLeague. Mais pour ça, il faudrait qu’il apprenne à se faire mal, ou plutôt à avoir au quotidien un niveau d’exigence optimal. Pour gagner sur le plan physique encore, parce qu’il souffre parfois sur ce plan. Et surtout pour en vouloir toujours plus et ne pas se contenter de ce que ses dons lui permettent de réaliser. » 


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la J31.