ProB - 23ème journéeTerminé
Nantes85
BloisBlois90
12-02-2019 20:30
ProB - 10ème journéeTerminé
Paris93
QuimperQuimper74
14-02-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Pau-Lacq-Orthez87
LevalloisLevallois94
15-02-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Lyon-Villeurbanne86
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse88
15-02-2019 15:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Dijon79
StrasbourgStrasbourg89
15-02-2019 18:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Nanterre75
LimogesLimoges98
15-02-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/2 FinalesTerminé
Bourg-en-Bresse86
LevalloisLevallois79
16-02-2019 18:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/2 FinalesTerminé
Strasbourg72
LimogesLimoges63
16-02-2019 20:30
ProB - Leaders Cup PROB - FinaleTerminé
Roanne66
RouenRouen60
17-02-2019 14:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - FinaleTerminé
Strasbourg98
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse97
17-02-2019 17:00
Espoirs - 21ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le PortelLe Portel0
01-03-2019 16:30
Espoirs - 21ème journée
Gravelines-Dunkerque0
AntibesAntibes0
01-03-2019 16:30
Espoirs - 21ème journée
Fos-sur-Mer0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
01-03-2019 17:00
Espoirs - 21ème journée
Levallois0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
01-03-2019 17:00
ProB - 19ème journée
Nancy0
CaenCaen0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Aix-Maurienne0
OrléansOrléans0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Denain0
PoitiersPoitiers0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Vichy-Clermont0
NantesNantes0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Lille0
EvreuxEvreux0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Quimper0
Saint-ChamondSaint-Chamond0
01-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le PortelLe Portel0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Chartres0
RoanneRoanne0
01-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Fos-sur-Mer0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
01-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Gravelines-Dunkerque0
AntibesAntibes0
01-03-2019 20:00
ProB - 19ème journée
Paris0
BloisBlois0
01-03-2019 20:30
ProB - 19ème journée
Rouen0
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen0
01-03-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Levallois0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
01-03-2019 20:30
Espoirs - 21ème journée
Strasbourg0
Le MansLe Mans0
02-03-2019 15:30
Espoirs - 21ème journée
Bourg-en-Bresse0
DijonDijon0
02-03-2019 17:00
Espoirs - 21ème journée
Nanterre0
LimogesLimoges0
02-03-2019 17:00
Espoirs - 21ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
BoulazacBoulazac0
02-03-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Strasbourg0
Le MansLe Mans0
02-03-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Bourg-en-Bresse0
DijonDijon0
02-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Nanterre0
LimogesLimoges0
03-03-2019 18:30
Espoirs - 21ème journée
Monaco0
CholetCholet0
04-03-2019 16:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Monaco0
CholetCholet0
04-03-2019 20:45

Actualité

Paul Lacombe (Monaco) : « J'ai fait des choix que j'assume »

À 28 ans, Paul Lacombe (1,91 m, arrière) fait clairement partie des joueurs phares de la Jeep® ÉLITE. C’est aussi l’un des personnages les plus attachants du basket français. Petit tour d’horizon à la veille d’un match au Portel, le week-end dernier.

Paul Lacombe (Crédit Photo : Serge Houazi - AS Monaco Basket)


Paul, pour commencer, avez-vous conscience que ça fait maintenant trois ans que la première question qu’on a envie de vous poser commence par : « Vous effectuez la meilleure saison de votre carrière... » ?

Oui, en toute humilité, c’est vrai. Tant mieux, puisque cela prouve que je continue de progresser. C’est intéressant, et J’espère que ça va continuer comme ça le plus longtemps possible. Je ne vais pas m’en plaindre non plus. (Il rit) Non, franchement, c’est une bonne chose.


En tout cas, vous produisez vos meilleures moyennes aux points, rebonds, passes, interceptions et évaluation. Le temps de jeu joue (31 minutes cette saison contre entre 20 et 25 dans le passé), mais avez-vous d’autres explications ?

Déjà, avec tous les pépins qu’on a connus en début de saison, il a bien fallu que quelqu’un tire son épingle du jeu et prenne les choses en main. À un moment, j’ai su le faire, je crois. Il me semble que si j’y suis parvenu, c’est que j’ai senti que j’avais accompli des progrès à plein de niveaux. Au niveau athlétique par exemple, je parviens à faire des choses, des dunks, que je n’étais pas forcément capable de faire toutes ces dernières années. C’est le résultat d’un gros travail. Après, les stats, c’est un peu naturel que ça augmente aussi en fonction du temps de jeu. Je ne suis pas un joueur avec un point fort sur lequel m’appuyer, mais j’ai toujours su, je crois, déployer un gros volume de jeu. Pour moi, un match réussi, c’est quand je noircis toutes les colonnes de stats.

 

Cela n’est pas pour vous flatter, mais depuis votre montée en puissance, à chaque fois qu’on évoque un départ pour l’étranger, l’équipe de France, etc., vous répondez par une pirouette ou en minimisant votre potentiel. Est-ce une fausse ou vraie modestie ?

C’est marrant, parce que j’en ai parlé avec Axel Toupane cet été. Lui me disait : je suis très content de ce qui t’arrive maintenant, que tu sois plus reconnu, mais tout ça aurait dû t’arriver bien avant. Alors, peut-être que c’est vrai. Que si j’avais pris la décision de partir à l’étranger après mes deux premières années à Strasbourg, cela aurait boosté ma carrière. Sûrement même... Surtout que la deuxième année, nous avions réalisé une superbe saison collective, mais que, sur le plan individuel, ça avait été un peu plus compliqué. Mais je n’avais pas cette envie à ce moment-là parce que mon but était alors de remporter des titres. Et je pensais vraiment que rester à la SIG était la meilleure opportunité pour le faire. Bon, on sait ce qui s’est passé ensuite, mais il me semble que j’étais quand même dans le vrai, qu’on était armés pour gagner. À l’inverse, cette saison, c’est vrai que je performe individuellement. J’en suis content, je ne vais pas le cacher, mais à côté de ça, je ne parviens pas à faire gagner mon équipe. Je suis donc partagé... Sur le mois de décembre, j’effectue deux matches à 27 d’évaluation - en remplissant toutes les colonnes de stats, pas en croquant la feuille -, mais malgré tout, nous perdons ces rencontres. À l’arrivée, on fait un sport collectif et le plus fort, c’est l’envie de gagner. Alors, pour être honnête, non, je n’ai pas trop de regret sur mes choix passés. Tout simplement parce que je voulais gagner et que, je crois, je n’étais pas loin d’avoir pris la bonne option. Et je suis hyper satisfait à la fois de la vie que je mène et en évoluant dans des équipes de haut niveau. Après, forcément, l’appétit vient en mangeant mais si tout devait s’arrêter demain, je tirerais quand même un bilan très positif de ce que j’ai déjà pu vivre. Donc, non, il n’y a pas de pirouette dans ce que j’ai pu déclarer. Ni de regrets. J’ai fait des choix, que j’assume. Je voulais gagner. Cela ne s’est pas fait pour de multiples raisons mais je ne pense pas m’être trompé.

Lacombe lors du match contre Dijon (Crédit Photo : Serge Houazi - AS Monaco Basket)


Bon, côté titre de Champion de France, évidemment, depuis 2009, c’est toujours morne plaine...

(Il éclate de rire) Je suis peut-être le Poulidor du basket, va savoir... Peut-être qu’on me décernera un titre honorifique à ce sujet. Après... Bien évidemment qu’il y a des regrets, des petites choses qui vous trottent dans la tête et qu’on aimerait pouvoir changer. On est passé si près... Des regrets oui, parce qu’il y a pas mal de finales perdues, mais comment ne pas être fier d’autres choses ? Disputer la finale de l’EuroCup à Galatasaray, il y a pas mal d’équipes qui ne vivront jamais cela. Une ambiance indescriptible... Pareil l’an dernier, on perd en finale, en Grèce, en terrain hostile, mais comment ne pas se souvenir d’un match dans une ambiance pareille ? C’est aussi pour vivre des instants comme ceux-là qu’on fait ce métier. Et j’ai d’ailleurs bien compris, en parlant avec des anciens, qu’une fois que tu as pris ta retraite de joueur, c’est bien ces moments-là, ces shoots d’adrénaline purs et durs, qui manquent... Je n’ai donc pas été Champion de France depuis 2009, c’est un fait, mais j’ai pu vivre des moments vraiment extraordinaires.


Pour en revenir à cette saison, Monaco a souffert. À quoi l’attribuer en priorité, aux blessures, à l’adaptation à un nouveau coach ou bien l’équipe dispose d’un potentiel moindre ?

Évidemment, il y a une vraie part de malchance, parce que nous n’avons jamais pu faire deux matches consécutifs au complet. Depuis le début de saison, je crois qu’on a eu tous les joueurs disponibles lors de 4 matches sur 24 ou 25. Et encore, au complet... Je ne compte même pas Amara (Sy), ce qui n’est quand même pas neutre. Dans la réussite ou non d’une saison, tu as forcément un paramètre chance qui rentre en ligne de compte. Même hier (cet entretien a eu lieu le 16 janvier, ndlr), on va gagner au Partizan, mais on se retrouve au dernier moment avec Yak (Ouattara) malade comme un chien à l’arrivée à Belgrade, plus Lazeric (Jones), notre meneur, qui a fait ce qu’il pouvait (6 minutes de jeu, 0 point), mais qui est blessé. C’est quand même incroyable cette malchance ! Au-delà de ça, l’an dernier, nous n’avions pas non plus été épargnés et même à 7 ou 8 joueurs, nous avions remporté des matches. Et là, je pense aussi qu’il y a eu, dans l’effectif, un manque de connaissance et même peut-être de respect pour la Jeep® ÉLITE. Parce qu’en EuroCup, ces rencontres disputées à 7-8 joueurs, nous les avons gagnées ! Contre Ulm ou à Galatasaray, nous étions 8 valides et nous en sommes sortis vainqueurs ! En championnat... bon, c’est presque inconscient je crois. Tu as des blessés, tu as deux matches par semaine et tu sais que tu vas jouer à 7, donc que tu vas passer 30 ou 35 minutes sur le parquet. En conséquence qu’il va falloir préserver ton énergie au maximum. Moi, j’avoue, je ne réfléchis pas comme ça. Je fonce tête baissée, je suis comme ça. Mais certains fonctionnent de manière différente et, forcément, ils vont privilégier l’EuroCup où tu es plus... visible, disons, plutôt qu’un match de Jeep® ÉLITE. Alors il y a une part de manque de respect, mais c’est presque inconscient, parce que nous n’avons pas des gars qui sont des tricheurs dans l’âme. Dans le passé, avec l’ASVEL par exemple, j’ai vu des joueurs qui n’en ramaient pas une le week-end en championnat pour être sûrs d’être prêts pour l’Euroleague. C’était flagrant ! Là, ce n’est pas le cas. Notre championnat, il est quand même atypique. Très athlétique, rapide, véloce. Si tu n’es pas à fond, tu as vite fait d’être dominé. Et nous avons tout de même pas mal de joueurs, notamment nos deux meneurs ou notre poste 4 qui a de grosses responsabilités sur le terrain, qui découvrent la Jeep® ÉLITE. Tu ajoutes à cela nos deux ailiers, Yak et Gerald (Robinson), quasiment out toute la première partie de la saison, ça fait beaucoup à gérer !


Un mot sur la transition entre Zvezdan Mitrovic et Saša Filipovski...

(Long soupir) Cela a été compliqué... Je parvenais à faire des stats quand même, parce que je prends des rebonds, j’arrivais à distiller quelques passes, mais dans le jeu offensif, je ne trouvais pas ma place. Je n’avais pas vraiment la confiance du coach, je pense. Une confiance qu’il a fallu aller chercher. Ce qui a fait la différence, c’est à Belgrade, mi-novembre, face à l’Etoile Rouge. Robinson se blesse au bout de quelques minutes, et là, le coach a pu voir ce que je pouvais apporter à l’équipe (Paul terminant la rencontre avec 16 pts, 6 rbds, 6 pds et 4 ints, ndlr). Depuis ce jour-là, il m’a confié plus de responsabilités et ça va beaucoup mieux. Il fait en sorte que j’ai plus le ballon dans les mains et moi, j’avoue que ça me correspond mieux. Parce que pour en revenir à la question précédente, la différence avec l’an dernier, c’est aussi l’absence de D.J. Cooper. Côté création, lui s’occupait de tout ou presque alors que là, il faut que chacun apporte un peu plus de création dans le jeu.

(Crédit Photo : Serge Houazi - AS Monaco Basket)


Maintenant que la plupart des blessés sont revenus, où situez-vous le potentiel de cette équipe ?

Difficile à dire, mais je suis très curieux de le découvrir... Si nous sommes épargnés par les blessures, on va enfin voir si l’on tient la route. Ce que je pense, c’est que si l’alchimie prend correctement, on a tout pour figurer parmi les 4 premiers, voire revenir dans les deux premiers. Maintenant nous avons joué tout le monde et... sans prétention, je ne nous vois pas encore au niveau de l’ASVEL mais on peut se situer juste derrière au niveau de notre potentiel. Mais après, ce ne sont que de belles paroles. Et il ne suffit pas de le dire, il faut prouver. Et pour le moment, sur ce qu’on a montré sur le terrain, on est en deuxième partie de tableau. Offensivement, nous avons parfois des phases où l’on montre un collectif pathétique. Des moments où c’est vraiment cool d’évoluer dans ce groupe et... d’autres où c’est très compliqué ! Donc sur la qualité individuelle de chacun des joueurs, nous sommes clairement sur le podium. Mais hey ! Le côté ‘"sur le papier", ça ne suffit pas ! Il faut donner plus. Une somme d’individualités ne fait pas une équipe et, sur le plan collectif, nous sommes à notre place au classement...


Vous faites partie des joueurs phares de la Jeep® ÉLITE et avez - vous et vos coéquipiers -, fait mieux que tenir la route pendant toute la campagne de qualification avec les Bleus. Une fierté quand même, j’imagine ? Et la sélection pour le Mondial ?

C’est compliqué. Je veux dire de pouvoir dire spontanément comme ça : j’ai ma place ! Ce serait franchement prétentieux, arrogant. Mais à côté de ça, je ne serais pas honnête si je te disais non, c’est certain, je ne vais pas y aller. Bien sûr que ça me trotte dans la tête. Beaucoup de gens me disent que j’y serai pour telle ou telle raison. Mais au final, la décision appartient au coach et au staff. Les seuls arguments qui me font me dire que j’ai mes chances, c’est mon profil assez atypique. Quand on regarde les extérieurs, il y a un talent de dingue, mais est-ce qu’il y a d’autres joueurs qui présentent le même volume de jeu que moi, la même polyvalence sur plusieurs postes ? Qui peuvent faire un travail de l’ombre sans rechigner ? Je pense que c’est seulement dans ces aspects du jeu que j’ai mes chances. Parce que sinon, à mon poste, il y a environ 8 joueurs de niveau Euroleague - et souvent dans les meilleures équipes européenne - ou NBA.


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la 18ème journée