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Nos trophées individuels de la mi-saison

À travers cinq catégories, lnb.fr met en lumière les grands animateurs de la phase aller. Les pivots sont à l'honneur au moment de choisir le MVP à mi-parcours...

Qui est le MVP de la phase aller ? 

S’il est difficile de ressortir un MVP évident sur la première partie du championnat, quatre joueurs se sont particulièrement distingués. Ceux-ci ont en commun d’évoluer dans la raquette, au sein d’équipes du Top 8 : 

 
Il a fêté ses 24 ans il y a 10 jours. Youssoupha Fall (2,21 m) était annoncé comme l’arme atomique de la SIG. Si une blessure au genou l’a éloigné des parquets pendant quelques semaines, le géant franco-sénégalais est à la hauteur des attentes. Toutes ses statistiques ont progressé par rapport à l’an passé au MSB. Cinquième meilleur marqueur du championnat (16,3), deuxième rebondeur (8,6), numéro un à l’évaluation (21,5), le tout en seulement 23 minutes. Sans parler de sa présence dissuasive qu’on ne peut guère quantifier à travers les chiffres. Seul bémol, la SIG a connu une baisse de régime en janvier et a quelques victoires de retard sur son tableau de marche (10v-7d). Mais on le sait bien, pour la SIG, le plus important est d'arrivé lancé en playoffs. 

 
À Bourg-en-Bresse, un autre natif de Dakar, Youssou Ndoye (2,13 m, 27 ans), a réalisé une première partie de championnat admirable à tous points de vue. Déjà très solide lors des deux derniers opus, en Pro B puis en Jeep® ÉLITE, aux côtés du double MVP, Zach Peacock, Ndoye a très clairement franchi un nouveau palier cette saison. Huitième meilleur scoreur (15,7), meilleur rebondeur (9,1) et contreur (1,8), numéro 2 à l’évaluation (21,2), le numéro 35 est en outre d’une régularité sans faille : il n’est jamais passé sous la barre des 10 d’évaluation depuis le début de la saison. 


Youssou Ndoye (Bourg-en-Bresse), un monstre de régularité

  


Bien qu’évoluant au poste d’ailier-fort, Julian Wright (2,03 m, 31 ans) est l'autre plaque tournante des Métropolitans de Levallois avec Roko Leni-Ukic. L’ancien joueur NBA est aussi l’un des basketteurs les plus complets du championnat. Son impact est considérable, dans tous les secteurs, et le vétéran a l’intelligence de ne pas forcer en attaque : 14,1 points à 58,9%, 8,1 rebonds, 2,6 passes, 2,1 interceptions, 20,5 d’évaluation (n°3). Autre argument en sa faveur, son équipe est à la hauteur des attentes en dépit des blessures (Eliezer-Vanerot, Sulaimon). Elle disputera pour la Leaders Cup le mois prochain. 


Enfin, il est impossible d’écarter de la discussion le meilleur joueur de la meilleure équipe du championnat. Si l’ASVEL se distingue avant tout par sa force collective et en particulier par son intransigeance défensive (74,1 points concédés), Miro Bilan (2,13 m, 29 ans) réussit à produire des statistiques replètes chez le leader de la Jeep® ÉLITE (13,6 points à 59,5%, 7 rebonds, 17,1 d’évaluation en seulement 24 minutes). Le pivot croate n’entre pas dans les standards athlétiques habituels de la Jeep® ÉLITE, mais il n’a guère d’équivalent en termes de technique et d’intelligence de jeu. Sa relation avec Mantas Kalnietis est un modèle du genre et explique en grande partie l’excellent début de saison de l’ASVEL, tant en championnat qu’en EuroCup.

Ils ne sont pas loin : David Holston (Dijon), Elmedin Kikanovic (Monaco), Lahaou Konate (Nanterre), Paul Lacombe (Monaco), Mantas Kalnietis (ASVEL), Mickey McConnell (Pau-Lacq-Orthez), Zachery Peacock (Bourg-en-Bresse).

Quel joueur a le plus progressé ? 


Lahaou Konate (1,96 m, 27 ans) n’en finit pas d’étonner. L’ailier originaire de la banlieue parisienne est arrivé en Jeep® ÉLITE sur la pointe des pieds en 2015, après quatre années passées à Évreux en Pro B. D'abord au Mans pendant deux ans puis à Nanterre il n’a cessé de grandir. Au point de devenir le franchise player du club francilien, et l’un des tous meilleurs Français du championnat – avec Youssoupha Fall et Paul Lacombe. Son excellent début de saison (13,6 points, 5,7 rebonds, 2,6 passes, 17,4 d’évaluation en 32 minutes) a été récompensé par un titre de MVP du mois de novembre. Il a énormément pesé dans les bons résultats de Nanterre, deuxième ex aequo à mi-championnat.  




Où s'arrêtera Lahaou Konate ? (Ici face à Charles Kahudi, Photo : Karen Mandau)


Qui est la jeune révélation ? 


À seulement 17 ans, il a disputé le All Star Game le mois dernier et vient d’être appelé en équipe de France senior pour la prochaine fenêtre internationale en février. Théo Maledon (1,92 m) est un monstre de précocité. Plus fort au même âge que ne l’était Frank Ntilikina, pour ne citer que l’ex-Strasbourgeois, aujourd’hui en NBA chez les New York Knicks. Personne ne l’attendait à ce niveau cette saison à l’ASVEL. Mais le vice-champion du Monde U17 a très vite gagné la confiance de Zvezdan Mitrovic, jusqu’à s’installer dans le cinq de départ villeurbannais. Théo Maledon rentabilise chacune de ses minutes sur le parquet (7,9 points, 2,1 rebonds, 2,4 passes, 9,4 d’évaluation en 17 minutes). Et le meilleur reste à venir. 


  17 ans et déjà en Bleu, All Star, performant en championnat de France et en EuroCup : Théo Maledon (Photo : Alexia Leduc) 

Quel est le secret le mieux gardé de Jeep® ÉLITE ? 


Il est sans aucun doute le moins médiatisé de tous les joueurs figurant dans le Top 15 à l’évaluation (13e avec 16,7). Plus largement, son équipe, Boulazac évolue dans un certain anonymat alors qu’elle « surperforme » et a raté de peu la qualification à la Leaders Cup (9V-8D). Thomas Andrieux a frappé juste en allant chercher Kenny Chery (1,80 m, 26 ans) en Liga Endesa. Le meneur canadien – francophone – est très sécurisant au scoring (16,1 points à 43,5%), présent dans tous les secteurs (3,7 rebonds, 4,3 passes) et est un parfait chef de file pour le BBD. Plusieurs grosses cylindrées de la Jeep® ÉLITE ont sans doute coché son nom pour la saison prochaine. 


Vous allez apprendre à connaître Kenny Chéry, le meneur canadien de Boulazac (Photo : Linda Chasserieau)


Qui sera le joueur à suivre dans la deuxième partie de saison ? 


Jerry Boutsiele (2,07 m, 26 ans) a été le grand gagnant du changement d’entraîneur au Limoges CSP – et du départ de Mam’ Jaiteh. L’ex-Choletais a débuté la saison comme troisième pivot du CSP. Ses minutes et ses statistiques ont fondu par rapport à l’an passé (6,2 points, 3,1 rebonds, 7,2 d’éval sur les onze premières journées). Mais depuis la prise de fonction de François Péronnet, il a été installé dans le cinq de départ, devant Samardo Samuels, et a doublé ses statistiques : 10 points, 7 rebonds et 14,8 d’évaluation en six matches… et six victoires du CSP.  Attention à lui sur la phase retour.