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"Les joueurs sont au taquet !"

Léa François et Yann Carrey (CODJordan23), deux membres du 5 majeur LNB, se sont prêtés au jeu de l'interview avant les demi-finales de la Leaders Cup.

Yann, Léa et leur coach du jour, Stephen Brun.

Après avoir assisté à la première journée de la Leaders Cup, Léa François et CODJordan23, deux membres du 5 majeur LNB étaient en tenue vendredi en début d’après-midi sur le parquet de la Disney Events Arena. L’occasion de partager un petit moment avec eux avant les demi-finales.

Léa, Yann, qu’est-ce qui vous a marqué sur la première journée de Leaders Cup ?

Léa : J’ai vu trois matches sur quatre. Ce qui m’a marqué, c’est le niveau forcément, mais encore plus la tension. Les joueurs étaient au taquet et le dernier match entre Limoges et Nanterre était fou. Alors je me dis : qu’est-ce que ça va être aujourd’hui pour les demi-finales !

Yann : J’ai vu une bonne fin de match dans Strasbourg-ASVEL. Ca été serré pendant tout le match et ça a été un petit peu tendu sur la fin mais cela reste la tension du haut niveau c’est normal.

Est-ce que vous soutenez une équipe en particulier ?

Léa : J’aime bien l’ASVEL et Nanterre.

Toutes les équipes qui gagnent, quoi…

Léa : Oui mais j’étais avec eux avant qu’ils gagnent hier (rires). Je vais être pour l’ASVEL aujourd’hui. Et même si j’aime bien Le Mans, je vais être pour Nanterre. Quoi qu’il arrive on va voir des supers matches.

Et toi, Yann ?

Je suis pour Nanterre et seulement pour eux (rires). Je ne vais pas dire que c’est la famille mais c’est le coin parce que je suis de cette région. En plus l’histoire est super belle avec la montée en Pro A, le titre de champion. J’ai raté leur match hier mais je suis content de les voir ce soir.

"Sur les sorties de balles, j'ai peur pour Léa !"

 

Avez-vous l’habitude de voir des matches au bord du parquet ? C’est assez impressionnant de voir ces athlètes de près ?

Léa : Je n’ai pas trop l’habitude alors oui, j’ai été impressionnée. On se rend vachement plus compte du rythme de jeu, de la vitesse et des contacts qu’il y a entre les joueurs quand on est aux premières loges.

Yann : J’avais un peu plus l’habitude parce que j’ai joué en minimes et en cadets à Sceaux quand l’équipe était en Pro A. J’ai vu Dubuisson, j’ai vu Moustapha Sonko… Et comme la salle du Clos Saint-Marcel – spéciale dédicace ! - était toute petite, j’avais l’habitude de voir du haut niveau de près. Mais c’était il y a 20 ans et on voit que physiquement les joueurs ont bien changé. Ils sont beaucoup plus costauds. Le fait d‘être « courtside », on entend bien les chocs et quand ça tombe, on entend bien les bruits vu les gabarits et la musculature des gars. C’est un vrai plaisir. Le seul truc dont j’ai peur c’est sur les sorties de balles, avec des mecs de 2,10 m qui nous arrivent dessus. J’ai peur pour Léa surtout !

Léa : J’ai peur pour moi aussi !

 

 

Yann, c’est aussi l’occasion de faire un point sneakers avec toi, étant donné que tu es spécialiste s’il en est. Est-ce que tu as repéré un modèle, un joueur pendant cette Leaders Cup ?

Yann : Déjà, je voulais poser la question à Léa : Quand on te dit sneakers, tu penses à quoi ?

Léa : Je pense à une barre chocolatée. Non je plaisante. Je sais que tu es un dingue de baskets…

Yann : Bon on va tout reprendre. A la base, les sneakers sont des baskets faites pour le sport qui sont devenues une paire de collection parce que beaucoup trop lourdes par exemple. Mais on revoit des modèles sur les parquets. Hier (vendredi), j’ai vu de la Jordan IV, de la Jordan XI. D’ailleurs je ne comprends pas trop pourquoi tous les joueurs ont des modèles style Kobe, c’est-à-dire format très bas, format tennis. Je sais qu’ils sont strappés en dessous mais j’ai tellement peur pour leurs chevilles. Alors, il paraît que pour la mobilité c’est mieux. Mais pour moi le basket, ça a toujours été des chaussures montantes. En tous les cas, on a vu quelques belles paires sur le terrain.

Est-ce que les Jordan IV, un modèle très ancien sont faites pour jouer ?

Yann : Ce n’est plus possible. Mais on a bien vu un joueur dans une autre ligue, nord-américaine, Jimmy Butler qui a porté des Jordan Carhartt à 20 000 dollars. Peut-être qu’avec un gabarit comme ça, de 2 mètres et 100 kilos, ils ne sentent pas trop la différence mais pour moi, c’est des parpaings à mettre aux pieds. Je pense qu’à partir de la Jordan XI on peut jouer mais avant c’est beaucoup trop lourd.

Léa : Je suis d’accord avec toi (rires).

"Je peux rester quatre heures sur le terrain tant que je n’aurai pas réussi le shoot que je veux."

 

Aujourd’hui, vous avez pu jouer un peu sur le parquet de la Disney Events Arena. Racontez un peu ce moment...

Léa : J’ai eu quelques petits conseils pros très utiles parce qu’à la base je n’ai pas un gros niveau de basket. Ce n’est pas de la modestie. Tu peux demander à Yann.

Yann : Je ne répondrai pas (rires). Mais en même temps, à chaque conseil qu’on te donnait, tu écoutais bien. Tu avais juste un petit souci de main gauche. Non sérieusement, au début ton shoot était rasant et à la fin cela faisait des belles cloches, de beaux arrondis. Tu as progressé !

Léa : En général, quand je tente des choses même pour lesquelles je ne suis pas douée à la base, je suis très persévérante. J’ai beaucoup de bonne volonté. Je peux rester quatre heures sur le terrain tant que je n’aurai pas réussi le shoot que je veux. Non, c’était super d’avoir eu ce petit moment privilégié sur le parquet.

Pour terminer, question essentielle : Stephen Brun, bon coach ou pas ?

Léa : Oui, il est super. Je lui ai dit que j’étais vraiment naze à la base. Il m’a regardé de façon très désespérée et au final il a été super patient et il m’a donné de bons tuyaux.

Yann : Moi bof, je n’aime pas trop. Il ne s’est pas occupé de moi du tout. Il s’est dit, tiens c’est bizarre, j’ai plus envie de coacher Léa. Chacun ses goûts.