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Le MSB façon rouleau compresseur

Les modèles légers de Nanterre ont souffert face à la puissance d’une équipe mancelle en ordre de marche (82-74). Le MSB jouera Monaco en finale.

Le film du match

Comment résoudre l’équation Youssoupha Fall ? Telle était la problématique numéro 1 de Nanterre. Le géant sénégalais s’était baladé lors de la récente victoire du MSB à Nanterre (15 points et 14 rebonds, 25 d’évaluation le 28 janvier). Plus largement, il s’agissait de tenir le défi physique face à la défense la moins perméable de la Pro A. Pas simple, après avoir bataillé face au Limoges CSP il y a moins de 24 heures.

Les Manceaux ne se gênaient pas pour appuyer à l’intérieur dès les premières minutes (5 points de Fall dans le premier quart-temps, 6 de Travis) et prenaient rapidement les commandes. Les trois pivots de Nanterre, Alade Aminu, Jo Passave et Jean-Marc Pansa se relayaient en vain sur Youssoupha Fall (7 points, 7 rebonds et 12 d’évaluation à la mi-temps), tandis que Jamal Shuler butait à quatre reprises derrière l’arc. L’équipe de Nanterre ne trouvait pas son rythme et ses espaces habituels en attaque. Le MSB, sous contrôle des deux côtés du terrain, s’autorisait un solide matelas d’une dizaine de points (29-19 à la 13e, puis 36-25 à la 18e). Un écart en partie comblé juste avant la pause, sur un buzzer beater d’Heiko Schaffartzik (40-34) - quasiment un copier-coller du tir de Jamal Shuler en quart de finale contre Limoges. Les pistoléros allaient-ils de nouveau faire sauter la banque ?

Dès la reprise, les deux « H », Heiko (Schaffartzik) et Hugo (Invernizzi) faisaient parler la poudre à longue distance (43-40). Le meneur teuton (18 points à la 27e, 26 points au final) et Jamar Wilson (12 points) trouvaient des failles dans la cuirasse mancelle (53-51). Mais les Sarthois ne paniquaient pas, poursuivaient leur travail de sape à l’intérieur (14 points pour Roméo Travis, 15 pour Fall) et reprenaient 10 points d’avance avant le dernier acte (64-54).

Comme la veille, Wilfried Yeguete offrait de solides minutes en rotation sur le poste 5. Antoine Eïto se dépouillait en défense sur les mobylettes franciliennes. Justin Cobbs (17 points) gardait son équipe sous contrôle face à la défense tout terrain de la dernière chance de Nanterre. Le MSB pouvait filer sans frayeur vers sa troisième finale de Leaders Cup, après celles de 2014 et 2015, et une affiche cinq étoiles face à l’AS Monaco, dimanche à 17 heures.

La stat : 31 LF

L'agressivité était mancelle ce samedi. En témoigne l'écart impressionnant au nombre de lancers francs tentés entre les deux équipes : 23/31 pour le MSB (25 fautes provoquées), 7/9 pour Nanterre (13 fautes provoquées). Justin Cobbs a provoqué à lui seul 9 fautes.

Les déclas

Antoine Eito (Le Mans) : « On a fait le job sans D.J.Stephens et avec Chris (Lofton) qui marche encore sur des œufs avec sa cheville. Demain on sera archi non favoris, mais on a battu Monaco deux fois. C’était des matches serrés et intenses. Je suis pressé d’être demain. On va serrer les coudes 40 minutes de plus. C’est la finale qu’on voulait aussi. A travers les petits problèmes et les mots doux qu’il y a eu entre les deux équipes, on a du respect pour eux, pour chacun des joueurs. C’est la meilleure équipe du championnat. J’ai hâte de jouer ce match. On essaiera d’être dans le meilleur état physique et mental. »

Bathiste Tchouaffé (Nanterre) : « Il y a eu beaucoup de fatigue ce soir. On a fait un très gros match hier, on a puisé dans nos forces. Il manque des rotations mais ce n’est pas une excuse.  Il faut avancer. J’ai dit dès le media day que Le Mans était une équipe très bien construite. Ils peuvent mixer entre un cinq de grande taille et un cinq small ball. Ils nous ont posé des problèmes en nous refusant les picks. On a été sur un faux rythme et on n’a pas su faire les décalages pour trouver nos shooteurs. »

Eric Bartéchéky (Le Mans) : « On a connu quelques soucis quand ils sont montés en agressivité mais on n’a pas paniqué. On a des garçons qui ont de l’expérience. On a plutôt bien contrôlé à la fin. (…) Cela m’étonnerait que D.J. Stephens soit en mesure de jouer demain (dimanche) et Chris (Lofton) nous a dit qu’il avait mal en début de troisième quart-temps... Cela ne va pas être une partie de plaisir de jouer à sept contre Monaco. On va essayer de trouver un moyen pour les perturber. Si on veut les jouer les yeux dans les yeux, on risque de souffrir. Donc on va essayer de tenter un ou deux trucs. »