Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Boulogne-Levallois82
CholetCholet74
14-02-2020 13:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Lyon-Villeurbanne91
StrasbourgStrasbourg72
14-02-2020 15:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Dijon104
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse79
14-02-2020 18:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/4 FinalesTerminé
Monaco82
NanterreNanterre70
14-02-2020 20:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/2 FinalesTerminé
Lyon-Villeurbanne88
Boulogne-LevalloisBoulogne-Levallois59
15-02-2020 18:00
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - 1/2 FinalesTerminé
Monaco81
DijonDijon83
15-02-2020 20:30
ProB - Leaders Cup PROB - Finale Terminé
Antibes58
NantesNantes73
16-02-2020 14:30
Jeep® ÉLITE - Leaders Cup - FinaleTerminé
Lyon-Villeurbanne69
DijonDijon77
16-02-2020 17:00
ProB - 17ème journée Terminé
Paris90
Lille Lille 78
16-02-2020 17:00
Espoirs - Demi-finalesTerminé
Team Vizade62
Team MenardTeam Menard69
17-02-2020 16:00
Espoirs - Demi-finalesTerminé
Team Romeyer88
Team HayTeam Hay87
17-02-2020 17:30
Espoirs - 3ème PlaceTerminé
Team Vizade87
Team HayTeam Hay83
18-02-2020 14:30
Espoirs - FinaleTerminé
Team Menard79
Team RomeyerTeam Romeyer96
18-02-2020 16:00
Espoirs - 22ème journée
Nanterre0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
25-02-2020 17:00
Espoirs - 30ème journée
Dijon0
Strasbourg Strasbourg 0
26-02-2020 18:30
Espoirs - 24ème journée
Châlons-Reims 0
Limoges Limoges 0
28-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
28-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Roanne 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
28-02-2020 17:00
ProB - 21ème journée
Aix-Maurienne0
Nantes Nantes 0
28-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Gries-Oberhoffen0
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 0
28-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Lille0
Denain Denain 0
28-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Roanne 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
28-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Vichy-Clermont0
ParisParis0
28-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
28-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Saint-Chamond0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
28-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Châlons-Reims 0
Limoges Limoges 0
28-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Rouen0
Quimper Quimper 0
28-02-2020 20:30
ProB - 21ème journée
Antibes0
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 0
28-02-2020 20:30
Espoirs - 24ème journée
Cholet0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
29-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Dijon0
Orléans Orléans 0
29-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Nanterre0
Boulazac Boulazac 0
29-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Strasbourg 0
Le Portel Le Portel 0
29-02-2020 17:00
Espoirs - 24ème journée
Le Mans 0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
29-02-2020 17:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Strasbourg 0
Le Portel Le Portel 0
29-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Cholet0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
29-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Dijon0
Orléans Orléans 0
29-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Nanterre0
Boulazac Boulazac 0
29-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Nancy0
Poitiers Poitiers 0
29-02-2020 20:00
ProB - 21ème journée
Blois0
Evreux Evreux 0
29-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Le Mans 0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
29-02-2020 20:30
Espoirs - 24ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Monaco Monaco 0
01-03-2020 13:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Monaco Monaco 0
01-03-2020 16:00
ProB - 25ème journée
Lille0
Quimper Quimper 0
03-03-2020 20:00

Actualité

Laurent Foirest (Quimper) : «Vivre à fond le moment présent !»

Joueur, Laurent Foirest, s’était constitué, “tranquillement“ - mot qui lui va comme un gant -, un bien joli palmarès. Cinq titres de Champion de France avec Antibes (1991 et 95), Pau (1999 et 2004) et l’ASVEL (2009), une très belle carrière à Vitoria (Champion d’Espagne en 2005) et la fameuse médaille d’argent aux J.O. de Sydney. Pas grand monde ne le voyait coach. Pourtant aujourd’hui, à 48 ans, tant avec Quimper qu’il a fait monter de N1 en PRO B, qu’en tant qu’assistant des Bleus, “Lolo“ fait l’unanimité. On loue le basket pratiqué par “son“ UJAP. Et les résultats suivent. Tranquillement...

Laurent Foirest lors d'un temps-mort (Crédit Photo : Nicolas Bourbigot)


Laurent, après une première année de PRO B ponctuée d’une terrible série de défaites et achevée à la 15e place (11V-23D), une saison dernière avec un maintien obtenu sans trop transpirer (13e, 13V-21D), voilà Quimper 2e du championnat après 15 journées. Que vous évoque cette progression ?


Ecoutez, disons que nous progressons, d’abord. On travaille. Que ce soit au niveau des structures du club, au niveau sportif, on essaie d’avancer et de nous mettre aux normes de ce que souhaite la Ligue. Chaque année, on apprend de nos expériences et on essaie de tirer les leçons de ce que nous n’avons pas assez bien fait l’année d’avant...

 


On avait quand même l’impression d’un changement de braquet cet été en regardant votre effectif. Pourtant, votre masse salariale n’a que peu bougé entre la saison passée et celle-ci (615 K€ contre 597 K€). Qu’est-ce qui vous a permis de séduire des joueurs plus référencés comme David Jackson ou de conserver Lucas Dussoulier ?


Oui, la masse salariale est restée exactement la même ou presque. Après, pour parvenir à recruter mieux, c’est vrai que ce qu’on démontre petit à petit doit donner confiance à certains au moment de s’engager avec nous. Des gars qui étaient chez nous, sont partis voir si l’herbe était plus verte ailleurs, et sont revenus cet été. Ici, c’est un mélange entre un club familial et une structure qui se professionnalise plutôt bien. Les joueurs savent aussi qu’ils pourront bien travailler ici. Moi, j’aime bien faire progresser les joueurs, que ce soit sur le plan individuel ou collectif. Ce qui me fait plaisir, c’est qu’un garçon comme Lucas Dussoulier, qui avait de belles propositions de pas mal de clubs, a choisi de rester chez nous. Cela prouve qu’on est un club sérieux, qui met tout en œuvre pour que les joueurs soient bien, qu’on ne triche pas et qu’on ne ment pas aux joueurs... On essaie de ne pas leur vendre du rêve mais de les aider à progresser au maximum. Lucas, il a la tête sur les épaules et il avait envie de confirmer sa très belle dernière saison sur le plan statistique en prenant encore plus de responsabilités avec nous, avec une équipe qui gagne un peu plus que par le passé. Idem pour David Jackson, qui n’est pas un bourlingueur et souhaite se sentir bien dans un club... C’est aussi une certaine stabilité qu’il est venu chercher chez nous. Côté structures enfin, cela fait des années qu’on parle d’une nouvelle salle. Là, cela a l’air en bonne voie. Le maire nous a certifié vouloir lancer le projet en cas de réélection, et même son opposition semble d’accord sur le point que cette Arena est nécessaire pour la ville.


 
Quimper ne possède que la 15e attaque de la division (75,5 pts marqués en moyenne) mais la deuxième défense du championnat (72,1 pts encaissés) alors que, l’an passé encore, l’UJAP souffrait sur le plan défensif (16e défense). Cela résulte d’une volonté de votre part ou bien aux profils composant votre effectif ?


Un peu des deux en fait. Personnellement, j’ai toujours été assez ciblé sur la défense collective depuis que j’ai pris les rênes de l’équipe il y a quatre ans. En Nationale 1, nous avons toujours été parmi les meilleures attaques comme les meilleures défenses. Lors des deux premières années en PRO B, il a fallu qu’on s’adapte au niveau parce qu’entre la N1 et la PRO B, le fossé, notamment sur le plan physique, est assez énorme. Je n’avais pas assez pris ça en compte lors de notre première saison. L’an dernier, ça allait mieux mais mon effectif était quand même plus porté vers l’attaque. Cette année, il me semble que nous avons un bon compromis avec des gars qui se donnent à fond et comprennent bien ce que je leur demande. Après, oui, on a la 15e attaque mais...


 
C’était la question suivante Laurent, car dans votre belle série de victoires (4 consécutives depuis le 7 décembre), c’est l’attaque qui s’est mise à fonctionner à plein régime (85,5 pts marqués contre 71,1 lors des 9 premières journées). L’équipe est-elle en train de trouver la bonne alchimie offensivement ?


Oui, mais surtout, en tout début de saison, nous n’avons pas connu beaucoup d’adresse aux tirs. Nous avions de bons shoots ouverts mais nos meilleurs shooteurs comme Paul-Lou (Duwiquet), Lucas (Dussoulier) ou David (Jackson), n’étaient pas particulièrement en réussite. Comme je leur ai dit, tant que les shoots sont pris dans le bon tempo, cela ne m’inquiète pas trop. L’adresse, c’est la seule chose qu’on a du mal à maîtriser. Là, on est vraiment reparti dans le bon sens. L’important, c’est d’avoir pris confiance en défendant bien. L’attaque découle toujours d’un bon socle défensif qui donne aussi confiance ensuite à tout le monde. 



Niveau individualité, Chima Moneke, coupé par Rouen en début de saison dernière avant d’effectuer une belle saison à Denain semble avoir franchi un sacré cap (19 d’évaluation moyenne)...


Il est sur les mêmes bases qu’à Denain. Comme Lucas, il confirme ses stats dans une équipe qui gagne des matches. Cela n’a l’air de rien, mais c’est important comme confirmation. Dans une équipe qui gagne, forcément, tu te fais plus remarquer que chez un candidat au maintien... Chima, c’est un peu un électron libre. Il est capable de faire énormément de choses. Il est encore jeune, a le potentiel pour évoluer au niveau au-dessus. Il faut juste qu’il apprenne à mieux contrôler ses temps forts et ses temps faibles. Il comprend mieux le jeu mais reste encore un peu feu follet dans sa façon de jouer. Dans notre style de jeu, cela nous va bien, mais l’objectif que j’ai avec lui est de lui faire mieux découvrir et évoluer dans le style de jeu à l’européenne que j’ai pu connaître en EuroLeague. 



La jeunesse est d’ailleurs une vraie caractéristique de votre effectif avec six joueurs de 24 ans et moins... 


C’est ce dont je parlais juste avant. C’est dû au retour de certains jeunes qui ont sans doute apprécié qu’on ne leur raconte pas de c... Ici, quels que soient ta nationalité, ton âge, ton statut, ceux qui sont sur le terrain sont ceux qui l’ont mérité par leur travail à l’entraînement. Tant qu’on ne triche pas avec moi, on aura toujours sa chance. 


 
L’incertitude, à la reprise, concernait le poste de meneur. Vous vous êtes rapidement séparé de Marinov, mal remis d’une blessure pour le remplacer par Torey Thomas, un meneur pas vraiment scoreur. Êtes-vous satisfait de son rendement ?


Marinov, c’est un joueur que j’apprécie énormément sur le plan humain comme en tant que basketteur. On a pris un risque avec lui car on savait qu’il revenait d’une blessure au dos. En PRO B, il aurait pu dominer. Ce pari n’a pas marché car il a rechuté. Après, Torey a beaucoup d’expérience, il connaît bien la France et on savait qu’il n’y aurait pas de problème sur le plan humain avec lui. Il est arrivé un peu hors de forme et Charly (Pontens) marche bien, donc je le laisse dans le cinq. Si les choses s’inversent, on verra, mais je suis très content de Charly. 



On sait la PRO B toujours aussi ouverte, mais que peut viser l’UJAP cette saison ? 


Je vais faire mon Guy Roux mais notre objectif, en début de saison, c’est toujours le maintien. Et faire mieux que la saison précédente. Maintenant, bien sûr qu’on aimerait bien aller chercher les playoffs. On a vu qu’on était capable de battre quelques bonnes équipes, de produire du bon basket. On va donc tout faire pour essayer d’aller accrocher une 8e place et de s’inviter en playoffs. Mais l’objectif, ce n’est pas la montée, mais au moins de faire découvrir à cet effectif ce que sont les playoffs qui sont quand même un vrai kif quand tu es joueur... 



Lors de votre très longue et très riche carrière de joueur, vous avez connu pas mal de grands coachs. De qui vous êtes-vous inspiré ? 

Disons que j’ai fait un mix entre trois coaches. Jacques Monclar, Dusko Ivanovic et Vincent Collet. 



Et Laurent Foirest, devenu coach, impose-t-il à ses joueurs des prépas physiques dignes de celles de Dusko Ivanovic à Vitoria ?


Ah non ! C’est bien pour cela que je vous dis que j’ai pris un peu de ces trois-là, mais pas tout ! Déjà, pour pouvoir imposer un truc de dingue comme l’étaient nos prépas physiques à Vitoria, il faut être costaud mentalement. Parce que, faire souffrir autant des mecs, presque 24 heures sur 24, ce n’est pas non plus si facile... Je suis un coach qui joue aussi un peu sur l’affectif. Je ne demande pas à mes joueurs de m’aimer, mais voir presque de la haine dans les yeux de mes joueurs, ça pourrait me toucher... On essaie donc de trouver le juste milieu entre le surpassement et la saine gestion des carcasses de chacun...


 
Dans quelques mois, vous retournerez aux J.O., en tant qu’assistant de l’équipe de France. 20 ans après votre médaille d’argent glanée à Sydney. Qu’est-ce que cela vous évoque ? 


Ecoutez, c’est déjà un truc extraordinaire pour les joueurs. Pour nous aussi, le staff. Je vais sans doute le vivre un peu différemment qu’il y a 20 ans. J’ai déjà pu vivre un format similaire avec les A’ lors des Universiades en Corée du Sud, il y a 4 ans. Mais là, cela va être d’une dimension extraordinaire. Il va donc falloir que nous tous, joueurs et coaches, sachions profiter du moment, être un peu émerveillés de croiser toutes ces stars de différents sports, mais aussi savoir rester dans notre bulle, bien focus sur l’objectif. 



Restez-vous en contact avec les Bonato, Risacher, Sciarra, etc. qui étaient de cette épopée ?


Tu sais, on s’entendait tous bien, mais on avait quand même cette sorte de quatuor infernal avec Sciarra, Risacher, Bonato et moi... Aujourd’hui, ça reste identique ou presque. Cela fait deux ans qu’on ne l’a pas fait, mais tous les ans, nous passions le Jour de l’An ensemble, à l’étranger, dans une ville d’Europe. 



Vous êtes encore un jeune coach. Comment voyez-vous la suite de votre carrière ? 


Mes envies ressemblent à celles que j’avais quand j’étais joueur. Je veux dire que je n’aspire qu’à vivre à fond le moment présent, sans penser trop à l’après. Ensuite, si de bonnes opportunités se présentent, on verra ce qu’il convient de faire. Je n’ai jamais eu de plan de carrière en tant que joueur, je ne vais pas changer même maintenant que je suis devenu coach. Je me donne à fond, je profite, j’adore mon métier ici à Quimper. Pour commencer une carrière de coach, franchement, je n’aurais pas pu trouver endroit aussi idéal. Les dirigeants, ici, sont honnêtes, francs du collier et ne font pas rêver les gens pour rien. Quand je vois ce qui a pu se passer cette saison, avec un coach viré après quelques journées alors qu’il venait d’obtenir la montée pour son club, c’est du grand n’importe quoi ! Et des décisions totalement incohérentes, il y en a eu d’autres cette saison ! Alors moi, c’est vrai que quand je me souviens de l’attitude de mes dirigeants, il y a deux ans, quand on a enchaîné 14 défaites consécutives... Qu’ils étaient toujours là à me rassurer, me conforter à mon poste, me dire « on travaille sur la durée et on a vu ce que tu as fait avant », j’apprécie vraiment.