Espoirs - 9ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque81
BoulazacBoulazac74
09-11-2018 14:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Châlons-Reims76
Le MansLe Mans66
09-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Châlons-Reims77
Le MansLe Mans91
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Aix-Maurienne72
PoitiersPoitiers65
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Denain66
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen78
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Evreux92
RoanneRoanne87
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Saint-Chamond84
QuimperQuimper80
09-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque69
BoulazacBoulazac77
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Rouen63
NantesNantes65
09-11-2018 20:30
PROB - 5ème journéeTerminé
Paris70
OrléansOrléans88
09-11-2018 20:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Strasbourg64
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne74
10-11-2018 15:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Cholet85
MonacoMonaco66
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse111
AntibesAntibes76
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Nanterre81
Fos-sur-MerFos-sur-Mer72
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez91
Le PortelLe Portel75
10-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Strasbourg97
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne92
10-11-2018 18:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Chalon/Saône74
DijonDijon78
10-11-2018 19:30
PROB - 5ème journéeTerminé
Lille88
CaenCaen67
10-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Nancy88
Vichy-ClermontVichy-Clermont52
10-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Chartres88
BloisBlois89
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Cholet82
MonacoMonaco87
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Nanterre93
Fos-sur-MerFos-sur-Mer71
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse82
AntibesAntibes57
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez92
Le PortelLe Portel69
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Chalon/Saône81
DijonDijon89
11-11-2018 18:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Levallois59
LimogesLimoges68
12-11-2018 16:30
PROB - Leaders Cup PROB - Dem-finale AllerTerminé
Rouen72
NancyNancy77
12-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Levallois98
LimogesLimoges90
12-11-2018 20:45
PROB - Leaders Cup PROB - Dem-finale AllerTerminé
Orléans83
RoanneRoanne77
13-11-2018 20:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Antibes43
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez89
16-11-2018 15:30
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Dijon75
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque82
16-11-2018 16:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Le Portel50
CholetCholet79
16-11-2018 17:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer61
StrasbourgStrasbourg83
16-11-2018 17:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Quimper85
LilleLille84
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Nantes82
DenainDenain67
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Nancy77
Aix-MaurienneAix-Maurienne56
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen85
RouenRouen92
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Caen96
ParisParis99
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Vichy-Clermont98
Saint-ChamondSaint-Chamond92
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Le Portel84
CholetCholet92
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Blois70
RoanneRoanne81
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer74
StrasbourgStrasbourg82
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Antibes83
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez73
16-11-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Dijon82
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque84
16-11-2018 20:30
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Monaco83
LevalloisLevallois51
17-11-2018 15:30
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Boulazac68
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse98
17-11-2018 17:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Limoges63
NanterreNanterre54
17-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Monaco87
LevalloisLevallois89
17-11-2018 19:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéelive
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse62
17-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéelive
NanterreNanterre58
17-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéelive
ChartresChartres86
17-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéelive
EvreuxEvreux72
17-11-2018 20:00
Espoirs - 10ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le MansLe Mans0
18-11-2018 15:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le MansLe Mans0
18-11-2018 18:30
Espoirs - 10ème journée
Châlons-Reims0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
19-11-2018 17:30
PROB - Leaders Cup PROB - Demi-finale Retour
Nancy0
RouenRouen0
19-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Châlons-Reims0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
19-11-2018 20:45
PROB - Leaders Cup PROB - Demi-finale Retour
Roanne0
OrléansOrléans0
20-11-2018 20:00
Espoirs - 11ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
22-11-2018 16:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
22-11-2018 20:00
Espoirs - 11ème journée
Bourg-en-Bresse0
Le PortelLe Portel0
23-11-2018 17:00
Espoirs - 11ème journée
Levallois0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
23-11-2018 17:00
PROB - 7ème journée
Lille0
NancyNancy0
23-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Bourg-en-Bresse0
Le PortelLe Portel0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Saint-Chamond0
NantesNantes0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Chartres0
PoitiersPoitiers0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Evreux0
CaenCaen0
23-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Strasbourg0
NanterreNanterre0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Denain0
OrléansOrléans0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Aix-Maurienne0
BloisBlois0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Rouen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
23-11-2018 20:30
PROB - 7ème journée
Paris0
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen0
23-11-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Levallois0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
23-11-2018 20:30
PROB - 7ème journée
Roanne0
QuimperQuimper0
23-11-2018 20:45
Espoirs - 11ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
24-11-2018 15:30
Espoirs - 11ème journée
Strasbourg0
NanterreNanterre0
24-11-2018 16:00
Espoirs - 11ème journée
Lyon-Villeurbanne0
BoulazacBoulazac0
24-11-2018 16:30
Espoirs - 11ème journée
Limoges0
DijonDijon0
24-11-2018 17:00
Espoirs - 11ème journée
Cholet0
AntibesAntibes0
24-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
24-11-2018 18:30
Espoirs - 11ème journée
Le Mans0
MonacoMonaco0
24-11-2018 19:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Limoges0
DijonDijon0
24-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Lyon-Villeurbanne0
BoulazacBoulazac0
24-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 3ème journée
Nanterre0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
25-11-2018 18:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Le Mans0
MonacoMonaco0
25-11-2018 18:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Cholet0
AntibesAntibes0
26-11-2018 20:45

Actualité

Jean-Denys Choulet : « Robinson ? Ce gamin a un mental énorme ! »

Dénicheur de talents, Jean-Denys Choulet a pris sur lui son erreur de casting de la saison dernière, qui avait coûté à l’Élan Chalon un début de saison en mode catastrophe. Avec Justin Robinson (1,73 m, 23 ans), JDC renoue avec sa tradition en sortant des "nains" de ses poches pour en faire des quasi-MVP de Jeep® ÉLITE… Petite interview avec lui, puis l’occasion aussi d’évoquer ses trouvailles passées comme les deux trios magiques lui ayant permis d’être sacré deux fois Champion en 2007 (avec Roanne) et 2017 (avec Chalon).

Jean-Denys Choulet (Crédit photo : CharlotteGeoffray.com)


Pour reprendre une très vieille pub, Jean-Denys, si je t’échange ton baril de Justin Robinson contre trois barils d’Adam Smith, tu es d’accord ?

(Rires) Non, trois, ce n’est nettement pas suffisant ! C’est vrai que ça n’a rien à voir… À tous niveaux d’ailleurs. L’an dernier, je m’étais trompé sur le poste. Adam Smith était un joueur intéressant, mais qui n’a jamais été capable de faire la transition du poste 2 au poste 1. Il m’aurait fallu un organisateur, capable de mettre en place notre jeu. On l’a trouvé ensuite avec Nate Wolters, mais on savait qu’on ne pourrait pas le conserver. Donc, après, on a trouvé ce que j’avais déjà pu dénicher dans le passé avec des McCullough, McIntyre, Jimmal Ball ou Marques Green, pour ne pas rester que sur les MVP. C’est vrai que j’ai commencé mon recrutement avec ça en tête, même si le premier joueur qu’on a pris était Vee Sanford. Je cherchais un arrière polyvalent, capable de jouer en 2 mais aussi de dépanner sur le poste 1. Tout bêtement parce que je tenais à donner du temps de jeu à Bastien Pinault, qui le mérite.


Tu t’es bâti une réputation aussi sur ta capacité à aller dénicher des perles sur le poste de meneur, souvent à des tarifs imbattables comme McCullough ou McIntyre à Gravelines ou encore Roberson à Chalon. Ta force, c’était les heures passées sur Internet et devant des vidéos ou d’aller aux USA faire les camps d’été où se tissent les réseaux ?

Un peu des deux. J’avais créé à l’époque une base de données sous Access, un logiciel qu’on utilise plus tellement aujourd’hui, dans lequel je rentrais pratiquement tous les universitaires américains, avec leurs stats. C’était un travail colossal ! Que je ne fais plus d’ailleurs, parce que les moyens d’information sont quand même bien meilleurs aujourd’hui. Ensuite, je mettais comme critères de recherche tout ce qui était en dessous d’1,80 m, au-dessus de 40% à trois-points, de tant d’assists, etc. Cela me sortait pas mal de joueurs et ensuite j’affinais. L’idée, si tu voulais un bon joueur, c’était de chercher des joueurs de petite taille qui n’allaient donc pas intéresser la NBA malgré leurs qualités. Ensuite, j’essayais de faire venir ceux que j’avais repérés aux camps où j’étais allé en juin. À l’époque, il y avait beaucoup de camps, celui de Delaney Rudd et Craig Spitzer à Greensboro, celui des frères Manakian à Colombus, même Nicolas Paul en faisait un. Maintenant, il n’y en a plus. Je leur faisais signer un pré-contrat avant, le camp ayant valeur de période d’essai. Cela énervait certains de mes collègues, parce que quand ils repéraient parfois un joueur que moi je validais, les agents leur disaient : « bah, non, il a déjà signé avec Roanne ». Mais ce n’était pas le cas de tous, puisque McIntyre, par exemple, était venu faire un essai à Gravelines avec Jason Niblett, qui était un excellent joueur aussi. Il faut aussi dire qu’à l’époque, si tu voulais voir un joueur, tu n’avais pas de vidéo sur Internet. Il fallait que tu te fasses envoyer une cassette, faire gaffe qu’elle soit au bon standard, d’une qualité potable, etc.


McCullough ou McIntyre, par exemple, étaient rookies et pas cher. Pour Justin Robinson, qui sort de Samara en VTB League, c’était plutôt un effort indispensable après le terrible début de saison dernière ?

McCullough, c’était 30.000 dollars. Oui, Justin est plus cher, mais on ne pouvait pas se permettre de recommencer comme l’an dernier. Et puis il est encore abordable, beaucoup moins cher que ce qu’il vaudra dans l’avenir. Quand tu fais une erreur dans ta vie, tu essaies de ne pas recommencer l’année d’après, sinon cela ne s’appelle plus une erreur. L’an dernier, je pensais vraiment qu’Adam allait pouvoir basculer de poste. Beaucoup de joueurs y parviennent, mais là non. Je ne voulais pas mettre le club à nouveau en danger. Le début de saison dernière, il était de ma responsabilité. Mais on a bien vu ensuite, quand Nate Wolters est arrivé, que le reste du recrutement était cohérent puisqu’on a ensuite fait 9 sur 14 !


Comment ces joueurs, de 1,75 m ou moins, s’en sortent-ils pour exister au milieu de joueurs à qui ils rendent 10, 20 voire 40 cm ?

Grâce à leur mobilité et leur vitesse, tout bêtement, qui n’est pas celle d’un joueur d’1,90 m. Sauf si le joueur d’1,90 m dispose de cette même mobilité, bah, c’est simple, il est en NBA.


N’as-tu pas fini par en avoir marre de ne pas être en position d’en profiter plus longtemps, puisqu’en dehors de Roberson, resté deux ans à Chalon, tu n’as pu profiter de leur talent qu’une saison ?

Oui, mais on s’habitue. Cela fait combien de temps depuis les années Gravelines ? Là, tu me parles que des très gros coups, mais il y a aussi eu Marques Green, Jimmal Ball, Erving Walker, pour ne parler que des meneurs. Il y en a eu beaucoup. Des Dee Spencer, Mike Bauer, Aaron Harper ou Marc Salyers, bien évidemment.




Justin Robinson est actuellement le 2ème scoreur (18,1 points à 46% à 3-pts), 1er passeur (8,4 assists) et numéro 2 à l’évaluation en Jeep® ÉLITE. Parle-nous un peu de lui ?


Dans un premier temps, je l’avais recruté pour ses qualités de passeur. Même si à Monmouth, en NCAA, il était aussi capable de réaliser de gros cartons offensifs. Mais j’avais surtout vu que même quand il n’était pas en réussite aux tirs et qu’il scorait 8 ou 10 points, il ajoutait à cela 12 assists. Et quand tu cumules les deux, cela reste largement au-dessus de la plupart des meneurs qui sont en France. Ensuite, j’aime les petits meneurs pour leur vitesse, mais aussi les micro-meneurs adroits. Là, Justin remplissait toutes les cases. Défensivement, il doit encore progresser, mais comme je lui en demande énormément en attaque, je tolère parfois ses petits manques défensifs. Il est capable de défendre, mais personne ne peut être à fond des deux côtés du terrain en jouant 35 minutes, ça n’existe pas.


Ousmane Camara, Bastien Pinault ou Vee Sanford ont tous des stats supérieures à la saison dernière. Le doivent-ils en partie à la capacité à faire jouer de Robinson ?

Pour Camara c’est clairement le cas. Pour Bastien Pinault, aussi, mais un peu moins, car il a aussi progressé à ce niveau. Concernant Sanford, je crois surtout que ce sont les systèmes de jeu qui lui correspondent très bien. Dans mon jeu, on le sait, les postes 1, 2 et les 4 fuyants sont souvent mis en valeur. Après, si j’ai un poste 5 énorme, comme Moustapha Fall, forcément, j’aime bien aussi, mais je ne peux pas tout demander à mon président non plus ! Je pense qu’on dispose d’une des meilleures propulsions arrière du championnat avec Robinson et Sanford, en tout cas sur la régularité depuis le début de saison. Justin bonifie toute l’équipe, mais en particulier Camara.


Face à Monaco, il n’est pas en réussite, est bien contrôlé tout le match, mais sauve Chalon sur deux bombes à trois-points dans la dernière minute. Dispose-t-il d’une grande force mentale ?


Enorme ! C’est un gamin qui a eu quelques soucis physiques, sur lesquels je ne veux pas m’étendre, mais il a une jambe bien plus grosse que l’autre. Cela a fait un peu peur au médecin à son arrivée, mais je lui ai dit : ‘Le gars peut avoir trois doigts au lieu de cinq, s’il est efficace comme ça, je prends !’ Noir, vert, rouge ou vert, je n’en ai rien à faire, je regarde ce qu’il produit sur le terrain. Bref, il a dû souffrir un peu de ça et s’est construit une énorme force mentale. Et puis Justin comme les autres cités plus haut, ils sont nains, mais ils dunkent quand même !



Tes deux titres de Champion, avec Roanne en 2007 et Chalon en 2017, sont basés sur des trios infernaux, avec à chaque fois trois joueurs dans le Top 5 à l’évaluation de la division. Va-t-il falloir attendre 2027 pour que tu retrouves un trio pareil ?

(Il rit encore) Je n’espère pas ! Déjà, j’ai un sacré duo cet année, plutôt bien entouré aussi, donc je ne vais pas me plaindre. Je suis très content de Mike Gelabale, d’Ousmane Camara et de Bastien Pinault aussi. Je pense que Palacios et Riley peuvent apporter plus. Ndoye, Ca, et Dossou-Yovo, qui l’aurait pris en Jeep® ÉLITE ? On dit souvent, Choulet, ses succès, ce sont les Ricains ! Mais cette année, nous n’avons que trois Américains.



Les « nains » magiques de Choulet

Jerry McCullough (1,78 m, né en 1973, Gravelines, 1997-98) 

New Yorkais d’origine, McCullough débarque à Gravelines, à l’été 1999, après une honnête carrière à Pittsburgh, une grosse fac (13,4 pts et 4,3 pds en senior). Rookie, il termine la saison top-scoreur (20,3 points) et 4e passeur de la Pro A. Parti en Turquie l’année suivante, il tentera vainement sa chance en NBA, navigant quelques saisons en G-League, avant de réaliser une belle carrière européenne, notamment en Italie (Cantù, Varèse, Milan) et en Russie (Saint-Pétersbourg, Kazan). A mis fin à sa carrière en 2009, avant de reprendre ses études, de passer un MBA, puis de coacher en High-school ainsi que les célèbres New York Gauchos (équipe AAU). Il est aujourd’hui directeur des opérations basket à South Florida. « Jerry, c’est le talent pur. Au niveau du cross, du premier pas, de la dextérité, c’était impressionnant. Je me souviens d’avoir fait des trucs incroyables, notamment au All Star Game, à Dijon, où il passe la balle entre les jambes de Risacher. Je l’ai vu mettre des vents sur un cross à des joueurs pourtant référencés sur le plan défensif. C’est le premier à m’avoir réellement ébloui balle en main. » 


Terrell McIntyre (1,75 m, né en 1977, Gravelines, 1999-00)

Gravelines a été aussi sa première expérience en Europe après une très belle carrière à Clemson (17,9 pts et 5,7 passes en senior). Il terminera la saison à 18,9 points et 5,6 passes décisives, malgré quelques pépins physiques. Parti ensuite à Braunschweig, en Allemagne, son talent éclata ensuite au grand jour avec le Montepaschi Siena, avec qui il remporte 4 titres de Champion d’Italie et participe au Final Four 2008. Il sera MVP de la Lega en 2009 et a figuré 2 fois dans le Meilleur Cinq de l’Euroleague. Il est aujourd’hui Director of Player Development à Clemson. « Terrel, c’est différent. Pas aussi bon que McCullough niveau dextérité, mais un shooteur d’exception. C’était une machine. Il ne partait jamais de la salle avant d’avoir fait une série à 19 ou 20 sur 20 à trois-points. Jamais ! Il faut le faire ! Derrière, il fait une carrière énorme. Intelligente en plus. Il aurait pu rêver, comme tous, de NBA. Lui savait qu’ils auraient du mal à lui faire confiance là-bas, alors il a choisi Sienne, qui était à l’époque le meilleur club d’Europe ou presque. Résultat, il était dans le meilleur cinq de l’Euroleague plusieurs fois. » 


John Roberson (1,80 m, né en 1988, Chalon, 2015-2017) 

Formé à Texas Tech, John Roberson commence sa carrière européenne à Lasko, en Slovénie, où il se plante (3,3 pts). Passé la saison suivante en Suisse, ce super shooteur opte ensuite pour la Suisse (Monthey), avant de partir en cours de saison pour la Suède, où il va remporter trois saisons de suite le titre (2013, 14 et 15) et être MVP les deux dernières années. Après deux superbes saisons à Chalon (17,1 pts à 50,4% à 3-pts en 2016-17) et le sacre de 2017, il signe à l’ASVEL, où il va… un peu se perdre, même s’il a tourné à 15,8 points en EuroCup. Libéré par le club, il a signé à l’Enisey Krasnoyarsk cet été (12,2 pts en VTB League). « John, c’est presque aussi fort que McIntyre sur le tir. Côté dextérité, ce n’était pas mal non plus. Il est rapide, mais pas au top, pas capable d’être au niveau de McCullough sur la percussion et les drives. Justin, cette année, il drive sur n’importe qui. Pas John. Mais John, je l’ai engueulé. La dernière année, à Chalon, il abusait sur les sorties, puis il est un peu parti en vrille à Lyon. Je n’étais pas content après lui. Là, il est à Krasnoyarsk, en Russie, et il sort d’un match à 31 points. Il va bien mieux. » 


Et aussi… 

Jimmal Ball (1,78 m, né en 1978, 19,6 pts et 6,8 pds en 2000-01 avec Roanne) 

Marques Green (1,65 m, né en 1982, 17 pts et 6,9 pds avec Roanne en 2004-05) 

Mike Bauer (2,03 m, né en 1980, 13,5 pts et 7,6 rbds avec Roanne en 2005-06) 

Dylan Page (2,04 m, né en 1982, 14,5 pts et 5,6 rbds en 2011-12 avec Roanne, où il passe 3 saisons) 

A.J. Slaughter (1,91 m, né en 1987, 17,7 pts et 4,5 pds en 2014-15 avec Chalon) 

Devin Booker (2,05 m, né en 1991, 14,9 pts et 7,5 rbds avec Chalon 2015-16) 

Nate Wolters (1,94 m, né en 1991, 16,3 pts et 6,2 pds avec Chalon, en 2017-18)


Les trios magiques de Choulet 

Marc Salyers – Aaron Harper – Dee Spencer (Roanne 2006-07) 

Numéros 1, 2 et 3 au scoring. Voilà la performance - inédite et unique -, qu’a réalisée ce trio, en 2006-07, année de l’incroyable doublé Semaine des As - Championnat avec Roanne. Dee Spencer (« De tous les joueurs que j’ai eus, c’est de loin le plus gros talent », dixit JDC, « le seul problème, c’est qu’il venait d’un quartier de merde de Mobile, Alabama, qu’il avait une hygiène de vie pourrie, fumait comme un pompier et faisait parfois n’importe quoi. S’il avait été sérieux, il aurait fait une vraie carrière NBA ») avait fini la saison top-scoreur (20,6 pts), devant Marc Salyers (19,1 pts) et Aaron Harper (18,1). « Marc, il pouvait parfois être un peu trop chambreur, avec un gros ego par moment, mais c’est un Monsieur. Il est venu avec moi, sous les bombes, au Liban. Maintenant, il a du succès dans la finance, mais il n’oublie jamais d’envoyer des vidéos, de petites attentions qui me tirent les larmes. Et puis ses 42 points marqués contre Fenerbahçe en Euroleague, ce n’est pas donné à tout le monde ! » Choulet finit sur Harper, en s’extirpant un tantinet du parquet : « Aaron, c’est le chouchou de mes filles. Gros talent, mais un mec humain. Il buvait des canons, raisonnablement. Et quand il avait fait des excès et qu’il arrivait en retard à l’entraînement, il arrivait un bras en l’air et un billet à la main en criant : OK, OK, je sais, je vais payer, je vais payer ! Et derrière, il cartonnait tout le monde sur la séance de tirs alors que tu sentais qu’il était encore à moitié dans les vapes. Moi, les Harper, les Hufnagel, les Schaffartzik qui finit par dormir chez l’habitant suite à une grosse soirée, j’aime. Parce que ce sont aussi de sacrés êtres humains… » 



Moustpha Fall – Cameron Clark – John Roberson (Chalon, 2016-17) 

Si D.J. Cooper a obtenu le titre de MVP de cette saison 2016-17 après avoir été numéro un à l’évaluation, le trio de Chalon composé de Moustapha Fall, top-rebondeur (9,1) et contreur (2,3), n°2 à l’évaluation avec 20,3, Cameron Clark, top-scoreur (18,6 pts), n°3 à l’éval en tournant à 19,2 de moyenne, et John Roberson, meilleur shooteur aux lancers (91,6%) et n°4 à l’évaluation (18,8), a réalisé lui aussi une performance unique dans les anales de l’élite. Ajoutez à ce trio un Jeremy Nzeulie sacré MVP des Finales, et vous obtenez un deuxième titre pour Chalon tout comme Jean-Denys Choulet. Quelques mots sur Cameron Clark ? « Cam, cela reste encore un grand joueur. Ce qu’il fait encore au Mans, vu ce qui lui est arrivé l’an dernier, fracture du plateau tibial, avec des broches qui sortaient de tous les côtés, chapeau ! Il est encore là ! » Celui qu’il regrette le plus, c’est Moustapha Fall : « S’il était avec nous cette année, nous jouerions quelque chose de grand. Je regrette qu’il n’ait pas accepté l’offre de l’ASVEL cet été, car je pense qu’il aurait explosé. Mince, si l’on donne je ne sais pas combien, 20 millions de dollars à Rudy Gobert, je pense que Moustapha en vaut largement 6 ou 8 ! Il n’a pas eu de bol en Summer League, son équipe ne l’a pas fait jouer parce qu’ils avaient un autre pivot qu’ils voulaient mettre en avant. Mais lui, c’est l’arme absolue. Personne ne lui shoote sur le museau ! »


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la 9ème journée