Espoirs - 19ème journée Terminé
Gravelines-Dunkerque52
Roanne Roanne 68
17-01-2020 17:00
Espoirs - 19ème journée Terminé
Châlons-Reims 86
Le Mans Le Mans 81
17-01-2020 17:00
ProB - 15ème journée Terminé
Vichy-Clermont91
Evreux Evreux 85
17-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Gravelines-Dunkerque90
Roanne Roanne 61
17-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Denain72
Lille Lille 74
17-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Gries-Oberhoffen78
Nancy Nancy 80
17-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Poitiers74
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 93
17-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Châlons-Reims 78
Le Mans Le Mans 87
17-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Saint-Chamond84
ParisParis83
17-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Rouen97
Antibes Antibes 80
17-01-2020 20:30
Espoirs - 19ème journée Terminé
Monaco 68
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 77
18-01-2020 15:00
Espoirs - 19ème journée Terminé
Nanterre66
Strasbourg Strasbourg 78
18-01-2020 16:30
Espoirs - 19ème journée Terminé
Orléans 86
Limoges Limoges 74
18-01-2020 16:30
Espoirs - 19ème journée Terminé
Lyon-Villeurbanne64
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 80
18-01-2020 17:00
Espoirs - 19ème journée Terminé
Dijon63
Cholet Cholet 71
18-01-2020 17:00
Espoirs - 19ème journée Terminé
Chalon/Saône 74
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 53
18-01-2020 17:00
Espoirs - 19ème journée Terminé
Boulazac79
Le Portel Le Portel 53
18-01-2020 17:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Monaco 89
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 76
18-01-2020 18:30
ProB - 15ème journée Terminé
Blois90
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 58
18-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Quimper83
Nantes Nantes 49
18-01-2020 20:00
ProB - 15ème journée Terminé
Fos-sur-Mer96
Saint-Quentin Saint-Quentin 85
18-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Chalon/Saône 90
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 98
18-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Orléans 78
Limoges Limoges 84
18-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Dijon97
Cholet Cholet 68
18-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Boulazac80
Le Portel Le Portel 74
18-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Nanterre85
Strasbourg Strasbourg 70
18-01-2020 20:30
Jeep® ÉLITE - 19ème journée Terminé
Lyon-Villeurbanne104
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 71
19-01-2020 16:00
ProB - 19ème journée Terminé
Rouen85
Blois Blois 83
21-01-2020 20:30
ProB - 12ème journée Terminé
Antibes54
ParisParis64
21-01-2020 20:30
Espoirs - 14ème journée Terminé
Roanne 74
Nanterre Nanterre 83
22-01-2020 17:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Boulogne-Levallois69
Monaco Monaco 86
24-01-2020 17:00
ProB - 16ème journée Terminé
Lille65
Saint-Chamond Saint-Chamond 70
24-01-2020 20:00
ProB - 16ème journée Terminé
Evreux92
Rouen Rouen 87
24-01-2020 20:30
ProB - 16ème journée Terminé
Antibes99
Saint-Quentin Saint-Quentin 86
24-01-2020 20:30
Espoirs - 20ème journée Terminé
Gravelines-Dunkerque52
Dijon Dijon 78
25-01-2020 16:30
Espoirs - 20ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 69
Le Portel Le Portel 61
25-01-2020 17:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Le Mans 61
Nanterre Nanterre 75
25-01-2020 17:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Limoges79
Boulazac Boulazac 57
25-01-2020 17:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 85
Châlons-Reims Châlons-Reims 82
25-01-2020 17:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Strasbourg 89
Orléans Orléans 70
25-01-2020 17:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Limoges88
Boulazac Boulazac 75
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 75
Châlons-Reims Châlons-Reims 82
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Strasbourg 77
Orléans Orléans 80
25-01-2020 20:00
ProB - 16ème journée Terminé
Poitiers79
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 84
25-01-2020 20:00
ProB - 16ème journée Terminé
Nancy69
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 63
25-01-2020 20:00
ProB - 16ème journée Terminé
Nantes73
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 75
25-01-2020 20:00
ProB - 16ème journée Terminé
Souffelweyersheim63
Quimper Quimper 71
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Le Mans 79
Nanterre Nanterre 85
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 94
Le Portel Le Portel 82
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Gravelines-Dunkerque80
Dijon Dijon 88
25-01-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Boulogne-Levallois80
Monaco Monaco 71
25-01-2020 20:30
Espoirs - 20ème journée Terminé
Cholet93
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 69
26-01-2020 13:00
Espoirs - 20ème journée Terminé
Roanne 79
Chalon/Saône Chalon/Saône 71
26-01-2020 14:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Cholet80
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 91
26-01-2020 16:00
ProB - 16ème journée Terminé
Blois85
Denain Denain 95
26-01-2020 17:00
Jeep® ÉLITE - 20ème journée Terminé
Roanne 108
Chalon/Saône Chalon/Saône 94
26-01-2020 17:00
ProB - 16ème journée Terminé
Paris83
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 102
26-01-2020 18:00
Espoirs - 21ème journée
Le Portel0
Cholet Cholet 0
31-01-2020 17:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Le Portel0
Cholet Cholet 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Aix-Maurienne0
Evreux Evreux 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Fos-sur-Mer0
Antibes Antibes 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Saint-Quentin0
Quimper Quimper 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Vichy-Clermont0
Nantes Nantes 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Gries-Oberhoffen0
Poitiers Poitiers 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Denain0
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Saint-Chamond0
Blois Blois 0
31-01-2020 20:00
ProB - 17ème journée
Rouen0
Nancy Nancy 0
31-01-2020 20:30
Espoirs - 21ème journée
Monaco 0
Boulazac Boulazac 0
01-02-2020 15:00
Espoirs - 21ème journée
Châlons-Reims 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
01-02-2020 16:30
Espoirs - 21ème journée
Orléans 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
01-02-2020 16:30
Espoirs - 21ème journée
Nanterre0
Roanne Roanne 0
01-02-2020 17:00
Espoirs - 21ème journée
Limoges0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
01-02-2020 17:00
Espoirs - 21ème journée
Dijon0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
01-02-2020 17:00
Espoirs - 21ème journée
Chalon/Saône 0
Le Mans Le Mans 0
01-02-2020 17:00
Espoirs - 21ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Strasbourg Strasbourg 0
01-02-2020 17:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Monaco 0
Boulazac Boulazac 0
01-02-2020 18:30
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Châlons-Reims 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
01-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Orléans 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
01-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Nanterre0
Roanne Roanne 0
01-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Chalon/Saône 0
Le Mans Le Mans 0
01-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Strasbourg Strasbourg 0
01-02-2020 20:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Limoges0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
01-02-2020 20:30
Jeep® ÉLITE - 21ème journée
Dijon0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
02-02-2020 16:00
ProB - 18ème journée
Poitiers0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Blois0
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Nancy0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Lille0
Rouen Rouen 0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Souffelweyersheim0
ParisParis0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Quimper0
Denain Denain 0
04-02-2020 20:00
ProB - 18ème journée
Antibes0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
04-02-2020 20:30
ProB - 18ème journée
Evreux0
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 0
04-02-2020 20:30
ProB - 18ème journée
Nantes0
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 0
04-02-2020 20:30
Espoirs - 15ème journée
Limoges0
Strasbourg Strasbourg 0
05-02-2020 17:00

Actualité

Jean-Denys Choulet : « Robinson ? Ce gamin a un mental énorme ! »

Dénicheur de talents, Jean-Denys Choulet a pris sur lui son erreur de casting de la saison dernière, qui avait coûté à l’Élan Chalon un début de saison en mode catastrophe. Avec Justin Robinson (1,73 m, 23 ans), JDC renoue avec sa tradition en sortant des "nains" de ses poches pour en faire des quasi-MVP de Jeep® ÉLITE… Petite interview avec lui, puis l’occasion aussi d’évoquer ses trouvailles passées comme les deux trios magiques lui ayant permis d’être sacré deux fois Champion en 2007 (avec Roanne) et 2017 (avec Chalon).

Jean-Denys Choulet (Crédit photo : CharlotteGeoffray.com)


Pour reprendre une très vieille pub, Jean-Denys, si je t’échange ton baril de Justin Robinson contre trois barils d’Adam Smith, tu es d’accord ?

(Rires) Non, trois, ce n’est nettement pas suffisant ! C’est vrai que ça n’a rien à voir… À tous niveaux d’ailleurs. L’an dernier, je m’étais trompé sur le poste. Adam Smith était un joueur intéressant, mais qui n’a jamais été capable de faire la transition du poste 2 au poste 1. Il m’aurait fallu un organisateur, capable de mettre en place notre jeu. On l’a trouvé ensuite avec Nate Wolters, mais on savait qu’on ne pourrait pas le conserver. Donc, après, on a trouvé ce que j’avais déjà pu dénicher dans le passé avec des McCullough, McIntyre, Jimmal Ball ou Marques Green, pour ne pas rester que sur les MVP. C’est vrai que j’ai commencé mon recrutement avec ça en tête, même si le premier joueur qu’on a pris était Vee Sanford. Je cherchais un arrière polyvalent, capable de jouer en 2 mais aussi de dépanner sur le poste 1. Tout bêtement parce que je tenais à donner du temps de jeu à Bastien Pinault, qui le mérite.


Tu t’es bâti une réputation aussi sur ta capacité à aller dénicher des perles sur le poste de meneur, souvent à des tarifs imbattables comme McCullough ou McIntyre à Gravelines ou encore Roberson à Chalon. Ta force, c’était les heures passées sur Internet et devant des vidéos ou d’aller aux USA faire les camps d’été où se tissent les réseaux ?

Un peu des deux. J’avais créé à l’époque une base de données sous Access, un logiciel qu’on utilise plus tellement aujourd’hui, dans lequel je rentrais pratiquement tous les universitaires américains, avec leurs stats. C’était un travail colossal ! Que je ne fais plus d’ailleurs, parce que les moyens d’information sont quand même bien meilleurs aujourd’hui. Ensuite, je mettais comme critères de recherche tout ce qui était en dessous d’1,80 m, au-dessus de 40% à trois-points, de tant d’assists, etc. Cela me sortait pas mal de joueurs et ensuite j’affinais. L’idée, si tu voulais un bon joueur, c’était de chercher des joueurs de petite taille qui n’allaient donc pas intéresser la NBA malgré leurs qualités. Ensuite, j’essayais de faire venir ceux que j’avais repérés aux camps où j’étais allé en juin. À l’époque, il y avait beaucoup de camps, celui de Delaney Rudd et Craig Spitzer à Greensboro, celui des frères Manakian à Colombus, même Nicolas Paul en faisait un. Maintenant, il n’y en a plus. Je leur faisais signer un pré-contrat avant, le camp ayant valeur de période d’essai. Cela énervait certains de mes collègues, parce que quand ils repéraient parfois un joueur que moi je validais, les agents leur disaient : « bah, non, il a déjà signé avec Roanne ». Mais ce n’était pas le cas de tous, puisque McIntyre, par exemple, était venu faire un essai à Gravelines avec Jason Niblett, qui était un excellent joueur aussi. Il faut aussi dire qu’à l’époque, si tu voulais voir un joueur, tu n’avais pas de vidéo sur Internet. Il fallait que tu te fasses envoyer une cassette, faire gaffe qu’elle soit au bon standard, d’une qualité potable, etc.


McCullough ou McIntyre, par exemple, étaient rookies et pas cher. Pour Justin Robinson, qui sort de Samara en VTB League, c’était plutôt un effort indispensable après le terrible début de saison dernière ?

McCullough, c’était 30.000 dollars. Oui, Justin est plus cher, mais on ne pouvait pas se permettre de recommencer comme l’an dernier. Et puis il est encore abordable, beaucoup moins cher que ce qu’il vaudra dans l’avenir. Quand tu fais une erreur dans ta vie, tu essaies de ne pas recommencer l’année d’après, sinon cela ne s’appelle plus une erreur. L’an dernier, je pensais vraiment qu’Adam allait pouvoir basculer de poste. Beaucoup de joueurs y parviennent, mais là non. Je ne voulais pas mettre le club à nouveau en danger. Le début de saison dernière, il était de ma responsabilité. Mais on a bien vu ensuite, quand Nate Wolters est arrivé, que le reste du recrutement était cohérent puisqu’on a ensuite fait 9 sur 14 !


Comment ces joueurs, de 1,75 m ou moins, s’en sortent-ils pour exister au milieu de joueurs à qui ils rendent 10, 20 voire 40 cm ?

Grâce à leur mobilité et leur vitesse, tout bêtement, qui n’est pas celle d’un joueur d’1,90 m. Sauf si le joueur d’1,90 m dispose de cette même mobilité, bah, c’est simple, il est en NBA.


N’as-tu pas fini par en avoir marre de ne pas être en position d’en profiter plus longtemps, puisqu’en dehors de Roberson, resté deux ans à Chalon, tu n’as pu profiter de leur talent qu’une saison ?

Oui, mais on s’habitue. Cela fait combien de temps depuis les années Gravelines ? Là, tu me parles que des très gros coups, mais il y a aussi eu Marques Green, Jimmal Ball, Erving Walker, pour ne parler que des meneurs. Il y en a eu beaucoup. Des Dee Spencer, Mike Bauer, Aaron Harper ou Marc Salyers, bien évidemment.




Justin Robinson est actuellement le 2ème scoreur (18,1 points à 46% à 3-pts), 1er passeur (8,4 assists) et numéro 2 à l’évaluation en Jeep® ÉLITE. Parle-nous un peu de lui ?


Dans un premier temps, je l’avais recruté pour ses qualités de passeur. Même si à Monmouth, en NCAA, il était aussi capable de réaliser de gros cartons offensifs. Mais j’avais surtout vu que même quand il n’était pas en réussite aux tirs et qu’il scorait 8 ou 10 points, il ajoutait à cela 12 assists. Et quand tu cumules les deux, cela reste largement au-dessus de la plupart des meneurs qui sont en France. Ensuite, j’aime les petits meneurs pour leur vitesse, mais aussi les micro-meneurs adroits. Là, Justin remplissait toutes les cases. Défensivement, il doit encore progresser, mais comme je lui en demande énormément en attaque, je tolère parfois ses petits manques défensifs. Il est capable de défendre, mais personne ne peut être à fond des deux côtés du terrain en jouant 35 minutes, ça n’existe pas.


Ousmane Camara, Bastien Pinault ou Vee Sanford ont tous des stats supérieures à la saison dernière. Le doivent-ils en partie à la capacité à faire jouer de Robinson ?

Pour Camara c’est clairement le cas. Pour Bastien Pinault, aussi, mais un peu moins, car il a aussi progressé à ce niveau. Concernant Sanford, je crois surtout que ce sont les systèmes de jeu qui lui correspondent très bien. Dans mon jeu, on le sait, les postes 1, 2 et les 4 fuyants sont souvent mis en valeur. Après, si j’ai un poste 5 énorme, comme Moustapha Fall, forcément, j’aime bien aussi, mais je ne peux pas tout demander à mon président non plus ! Je pense qu’on dispose d’une des meilleures propulsions arrière du championnat avec Robinson et Sanford, en tout cas sur la régularité depuis le début de saison. Justin bonifie toute l’équipe, mais en particulier Camara.


Face à Monaco, il n’est pas en réussite, est bien contrôlé tout le match, mais sauve Chalon sur deux bombes à trois-points dans la dernière minute. Dispose-t-il d’une grande force mentale ?


Enorme ! C’est un gamin qui a eu quelques soucis physiques, sur lesquels je ne veux pas m’étendre, mais il a une jambe bien plus grosse que l’autre. Cela a fait un peu peur au médecin à son arrivée, mais je lui ai dit : ‘Le gars peut avoir trois doigts au lieu de cinq, s’il est efficace comme ça, je prends !’ Noir, vert, rouge ou vert, je n’en ai rien à faire, je regarde ce qu’il produit sur le terrain. Bref, il a dû souffrir un peu de ça et s’est construit une énorme force mentale. Et puis Justin comme les autres cités plus haut, ils sont nains, mais ils dunkent quand même !



Tes deux titres de Champion, avec Roanne en 2007 et Chalon en 2017, sont basés sur des trios infernaux, avec à chaque fois trois joueurs dans le Top 5 à l’évaluation de la division. Va-t-il falloir attendre 2027 pour que tu retrouves un trio pareil ?

(Il rit encore) Je n’espère pas ! Déjà, j’ai un sacré duo cet année, plutôt bien entouré aussi, donc je ne vais pas me plaindre. Je suis très content de Mike Gelabale, d’Ousmane Camara et de Bastien Pinault aussi. Je pense que Palacios et Riley peuvent apporter plus. Ndoye, Ca, et Dossou-Yovo, qui l’aurait pris en Jeep® ÉLITE ? On dit souvent, Choulet, ses succès, ce sont les Ricains ! Mais cette année, nous n’avons que trois Américains.



Les « nains » magiques de Choulet

Jerry McCullough (1,78 m, né en 1973, Gravelines, 1997-98) 

New Yorkais d’origine, McCullough débarque à Gravelines, à l’été 1999, après une honnête carrière à Pittsburgh, une grosse fac (13,4 pts et 4,3 pds en senior). Rookie, il termine la saison top-scoreur (20,3 points) et 4e passeur de la Pro A. Parti en Turquie l’année suivante, il tentera vainement sa chance en NBA, navigant quelques saisons en G-League, avant de réaliser une belle carrière européenne, notamment en Italie (Cantù, Varèse, Milan) et en Russie (Saint-Pétersbourg, Kazan). A mis fin à sa carrière en 2009, avant de reprendre ses études, de passer un MBA, puis de coacher en High-school ainsi que les célèbres New York Gauchos (équipe AAU). Il est aujourd’hui directeur des opérations basket à South Florida. « Jerry, c’est le talent pur. Au niveau du cross, du premier pas, de la dextérité, c’était impressionnant. Je me souviens d’avoir fait des trucs incroyables, notamment au All Star Game, à Dijon, où il passe la balle entre les jambes de Risacher. Je l’ai vu mettre des vents sur un cross à des joueurs pourtant référencés sur le plan défensif. C’est le premier à m’avoir réellement ébloui balle en main. » 


Terrell McIntyre (1,75 m, né en 1977, Gravelines, 1999-00)

Gravelines a été aussi sa première expérience en Europe après une très belle carrière à Clemson (17,9 pts et 5,7 passes en senior). Il terminera la saison à 18,9 points et 5,6 passes décisives, malgré quelques pépins physiques. Parti ensuite à Braunschweig, en Allemagne, son talent éclata ensuite au grand jour avec le Montepaschi Siena, avec qui il remporte 4 titres de Champion d’Italie et participe au Final Four 2008. Il sera MVP de la Lega en 2009 et a figuré 2 fois dans le Meilleur Cinq de l’Euroleague. Il est aujourd’hui Director of Player Development à Clemson. « Terrel, c’est différent. Pas aussi bon que McCullough niveau dextérité, mais un shooteur d’exception. C’était une machine. Il ne partait jamais de la salle avant d’avoir fait une série à 19 ou 20 sur 20 à trois-points. Jamais ! Il faut le faire ! Derrière, il fait une carrière énorme. Intelligente en plus. Il aurait pu rêver, comme tous, de NBA. Lui savait qu’ils auraient du mal à lui faire confiance là-bas, alors il a choisi Sienne, qui était à l’époque le meilleur club d’Europe ou presque. Résultat, il était dans le meilleur cinq de l’Euroleague plusieurs fois. » 


John Roberson (1,80 m, né en 1988, Chalon, 2015-2017) 

Formé à Texas Tech, John Roberson commence sa carrière européenne à Lasko, en Slovénie, où il se plante (3,3 pts). Passé la saison suivante en Suisse, ce super shooteur opte ensuite pour la Suisse (Monthey), avant de partir en cours de saison pour la Suède, où il va remporter trois saisons de suite le titre (2013, 14 et 15) et être MVP les deux dernières années. Après deux superbes saisons à Chalon (17,1 pts à 50,4% à 3-pts en 2016-17) et le sacre de 2017, il signe à l’ASVEL, où il va… un peu se perdre, même s’il a tourné à 15,8 points en EuroCup. Libéré par le club, il a signé à l’Enisey Krasnoyarsk cet été (12,2 pts en VTB League). « John, c’est presque aussi fort que McIntyre sur le tir. Côté dextérité, ce n’était pas mal non plus. Il est rapide, mais pas au top, pas capable d’être au niveau de McCullough sur la percussion et les drives. Justin, cette année, il drive sur n’importe qui. Pas John. Mais John, je l’ai engueulé. La dernière année, à Chalon, il abusait sur les sorties, puis il est un peu parti en vrille à Lyon. Je n’étais pas content après lui. Là, il est à Krasnoyarsk, en Russie, et il sort d’un match à 31 points. Il va bien mieux. » 


Et aussi… 

Jimmal Ball (1,78 m, né en 1978, 19,6 pts et 6,8 pds en 2000-01 avec Roanne) 

Marques Green (1,65 m, né en 1982, 17 pts et 6,9 pds avec Roanne en 2004-05) 

Mike Bauer (2,03 m, né en 1980, 13,5 pts et 7,6 rbds avec Roanne en 2005-06) 

Dylan Page (2,04 m, né en 1982, 14,5 pts et 5,6 rbds en 2011-12 avec Roanne, où il passe 3 saisons) 

A.J. Slaughter (1,91 m, né en 1987, 17,7 pts et 4,5 pds en 2014-15 avec Chalon) 

Devin Booker (2,05 m, né en 1991, 14,9 pts et 7,5 rbds avec Chalon 2015-16) 

Nate Wolters (1,94 m, né en 1991, 16,3 pts et 6,2 pds avec Chalon, en 2017-18)


Les trios magiques de Choulet 

Marc Salyers – Aaron Harper – Dee Spencer (Roanne 2006-07) 

Numéros 1, 2 et 3 au scoring. Voilà la performance - inédite et unique -, qu’a réalisée ce trio, en 2006-07, année de l’incroyable doublé Semaine des As - Championnat avec Roanne. Dee Spencer (« De tous les joueurs que j’ai eus, c’est de loin le plus gros talent », dixit JDC, « le seul problème, c’est qu’il venait d’un quartier de merde de Mobile, Alabama, qu’il avait une hygiène de vie pourrie, fumait comme un pompier et faisait parfois n’importe quoi. S’il avait été sérieux, il aurait fait une vraie carrière NBA ») avait fini la saison top-scoreur (20,6 pts), devant Marc Salyers (19,1 pts) et Aaron Harper (18,1). « Marc, il pouvait parfois être un peu trop chambreur, avec un gros ego par moment, mais c’est un Monsieur. Il est venu avec moi, sous les bombes, au Liban. Maintenant, il a du succès dans la finance, mais il n’oublie jamais d’envoyer des vidéos, de petites attentions qui me tirent les larmes. Et puis ses 42 points marqués contre Fenerbahçe en Euroleague, ce n’est pas donné à tout le monde ! » Choulet finit sur Harper, en s’extirpant un tantinet du parquet : « Aaron, c’est le chouchou de mes filles. Gros talent, mais un mec humain. Il buvait des canons, raisonnablement. Et quand il avait fait des excès et qu’il arrivait en retard à l’entraînement, il arrivait un bras en l’air et un billet à la main en criant : OK, OK, je sais, je vais payer, je vais payer ! Et derrière, il cartonnait tout le monde sur la séance de tirs alors que tu sentais qu’il était encore à moitié dans les vapes. Moi, les Harper, les Hufnagel, les Schaffartzik qui finit par dormir chez l’habitant suite à une grosse soirée, j’aime. Parce que ce sont aussi de sacrés êtres humains… » 



Moustpha Fall – Cameron Clark – John Roberson (Chalon, 2016-17) 

Si D.J. Cooper a obtenu le titre de MVP de cette saison 2016-17 après avoir été numéro un à l’évaluation, le trio de Chalon composé de Moustapha Fall, top-rebondeur (9,1) et contreur (2,3), n°2 à l’évaluation avec 20,3, Cameron Clark, top-scoreur (18,6 pts), n°3 à l’éval en tournant à 19,2 de moyenne, et John Roberson, meilleur shooteur aux lancers (91,6%) et n°4 à l’évaluation (18,8), a réalisé lui aussi une performance unique dans les anales de l’élite. Ajoutez à ce trio un Jeremy Nzeulie sacré MVP des Finales, et vous obtenez un deuxième titre pour Chalon tout comme Jean-Denys Choulet. Quelques mots sur Cameron Clark ? « Cam, cela reste encore un grand joueur. Ce qu’il fait encore au Mans, vu ce qui lui est arrivé l’an dernier, fracture du plateau tibial, avec des broches qui sortaient de tous les côtés, chapeau ! Il est encore là ! » Celui qu’il regrette le plus, c’est Moustapha Fall : « S’il était avec nous cette année, nous jouerions quelque chose de grand. Je regrette qu’il n’ait pas accepté l’offre de l’ASVEL cet été, car je pense qu’il aurait explosé. Mince, si l’on donne je ne sais pas combien, 20 millions de dollars à Rudy Gobert, je pense que Moustapha en vaut largement 6 ou 8 ! Il n’a pas eu de bol en Summer League, son équipe ne l’a pas fait jouer parce qu’ils avaient un autre pivot qu’ils voulaient mettre en avant. Mais lui, c’est l’arme absolue. Personne ne lui shoote sur le museau ! »


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la 9ème journée