Espoirs - 33ème journéeTerminé
Lyon-Villeurbanne75
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque65
15-05-2019 16:00
Jeep® ÉLITE - 33ème journéeTerminé
Lyon-Villeurbanne95
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque72
15-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Roanne81
Vichy-ClermontVichy-Clermont69
17-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Aix-Maurienne78
DenainDenain84
17-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen68
ParisParis73
17-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Evreux85
NancyNancy91
17-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Rouen95
LilleLille81
17-05-2019 20:30
ProB - 33ème journéeTerminé
Nantes97
Saint-ChamondSaint-Chamond95
17-05-2019 20:30
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Le Portel60
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse94
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Antibes98
MonacoMonaco108
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Boulazac72
CholetCholet93
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Châlons-Reims73
DijonDijon70
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer67
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne79
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque68
StrasbourgStrasbourg67
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Le Mans107
Chalon/SaôneChalon/Saône108
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Limoges74
LevalloisLevallois99
18-05-2019 17:00
Espoirs - 34ème journéeTerminé
Nanterre67
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez61
18-05-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer62
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne85
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque78
StrasbourgStrasbourg87
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Antibes60
MonacoMonaco83
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Le Mans88
Chalon/SaôneChalon/Saône74
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Le Portel86
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse92
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Limoges106
LevalloisLevallois78
18-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Blois88
ChartresChartres65
18-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Quimper71
PoitiersPoitiers76
18-05-2019 20:00
ProB - 33ème journéeTerminé
Orléans78
CaenCaen70
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Nanterre74
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez82
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Châlons-Reims81
DijonDijon84
18-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 34ème journéeTerminé
Boulazac117
CholetCholet92
18-05-2019 20:00
Espoirs - Trophée du Futur - 1/4 FinaleTerminé
Espoirs Châlons-Reims85
Espoirs Chalon/SaôneEspoirs Chalon/Saône95
24-05-2019 13:00
Espoirs - Trophée du Futur - 1/4 FinaleTerminé
Espoirs Bourg-en-Bresse81
Espoirs NanterreEspoirs Nanterre53
24-05-2019 15:30
Espoirs - Trophée du Futur - 1/4 FinaleTerminé
Espoirs Cholet70
Espoirs Gravelines-DunkerqueEspoirs Gravelines-Dunkerque61
24-05-2019 18:00
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale AllerTerminé
Monaco93
LimogesLimoges73
24-05-2019 19:30
ProB - 34ème journéeTerminé
Caen51
RoanneRoanne95
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Nancy67
BloisBlois70
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Denain64
NantesNantes65
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Vichy-Clermont77
RouenRouen72
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Saint-Chamond107
EvreuxEvreux74
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Chartres106
QuimperQuimper107
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Lille71
OrléansOrléans94
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Paris72
Aix-MaurienneAix-Maurienne70
24-05-2019 20:00
ProB - 34ème journéeTerminé
Poitiers90
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen79
24-05-2019 20:00
Espoirs - Trophée du Futur - 1/4 FinaleTerminé
Espoirs Dijon94
Espoirs Pau-Lacq-OrthezEspoirs Pau-Lacq-Orthez46
24-05-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale AllerTerminé
Nanterre101
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez65
24-05-2019 20:45
Espoirs - Trophée du Futur - 1/2 Finale
Espoirs Bourg-en-Bresse0
Espoirs Chalon/SaôneEspoirs Chalon/Saône0
25-05-2019 14:45
Espoirs - Trophée du Futur - 1/2 Finale
Espoirs Cholet0
Espoirs DijonEspoirs Dijon0
25-05-2019 17:15
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Aller
Lyon-Villeurbanne0
Le MansLe Mans0
25-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Aller
Dijon0
StrasbourgStrasbourg0
25-05-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Retour
Limoges0
MonacoMonaco0
26-05-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Retour
Pau-Lacq-Orthez0
NanterreNanterre0
26-05-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Retour
Le Mans0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
27-05-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - Playoffs - 1/4 Finale Retour
Strasbourg0
DijonDijon0
27-05-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Aller
Vichy-Clermont0
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen0
30-05-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Aller
Nancy0
Saint-ChamondSaint-Chamond0
30-05-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Aller
Rouen0
BloisBlois0
30-05-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Aller
Orléans0
PoitiersPoitiers0
30-05-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Retour
Blois0
RouenRouen0
01-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Retour
Poitiers0
OrléansOrléans0
01-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Retour
Saint-Chamond0
NancyNancy0
01-06-2019 20:00
ProB - Playoffs Accession - 1/4 Finale Retour
Gries-Oberhoffen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
01-06-2019 20:00

Actualité

J-C Prat : « Quand un club a 2 mois d’existence, il faut rester humble ! »

Lancé le 25 juillet dernier avec l’annonce de l’accession en PRO B via le rachat des droits du HTV, le projet du Paris Basketball apparaît alléchant. Reste que le chantier d’une première saison lancé aussi tard dans l’été est immense et forcément à risque sur le court terme. Le point avec deux sémillantes recrues du club, le coach, Jean-Christophe Prat, et Romuald Coustre, le DG…

Jean-Christophe, on vous retrouve à la tête du Paris Basket après une année de pause la saison dernière. On suppose que vous en avez profité pour aller étudier d’autres coaches ou clubs…

Oui, clairement. Je me suis d’abord posé. Parce que là, c’est quand même ma 20e saison de coaching, puisque j’ai démarré en 1998. Cela a été aussi le moment opportun pour me poser et effectuer un tri entre tout ce que j’avais pu apprendre ou voir pendant ces 20 ans. Après, j’ai bougé, je suis allé un peu en Serbie, en Lituanie, voir ce qui s’y faisait. J’ai aussi rendu visite à des copains coaches.


Votre expérience avec Denain avait été des plus positives avec un projet jeune qui a contribué à faire éclore les Ouattara, Bigote, Howard ou Boutsiele et une participation aux Finales des Playoffs 2016. N’avez-vous donc eu aucune proposition au printemps 2017 ?

(Long silence) Que vous dire ? Ce n’était pas un choix de ma part. J’ai failli être engagé notamment par un club de Jeep® ÉLITE. J’étais même sur la route pour y emménager mais… pour certaines raisons, ça ne s’est pas fait. Il y a beaucoup de politique dans tout ça. C’est un petit monde. Mais c’est la loi de notre métier et ce n’était que la deuxième fois que cela m’arrivait en 20 ans. J’estime donc que je suis plutôt très chanceux.


Comment se sont passés vos premiers contacts avec Paris et qu’est-ce qui vous a tenté dans ce projet ?

Les contacts ont été très tardifs. Début juillet. Deux choses m’ont plu. La première, c’est que je suis Parisien pure souche au départ, né rue Lecourbe, la moins chère du Monopoly. C’est aussi là que j’ai commencé, au Racing en 1998. Alors, se retrouver 20 ans après à la tête d’un projet parisien, forcément... L’autre aspect, c’est la rencontre avec David Kahn. Et on s’est retrouvé sur deux choses. D’abord sur la faisabilité du projet, parce qu’on en a vu échouer un paquet des projets parisiens ! Là, l’approche de David, renforcée par le fait d’avoir une nouvelle salle en 2022, rend ce projet passionnant et lui confère une nouvelle dimension. Le deuxième, c’est sa conviction que la France recèle d’incroyables potentiels. Il m’a dit : « Il y a beaucoup de Kylian Mbappé en France et il n’y a pas de raison qu’ils ne jouent pas au basket ». Pour moi, Kylian, c’est le Westbrook du foot. Et vu que 70% des potentiels viennent d’Île-de-France, il n’y a pas de raison pour qu’on ne parvienne pas à attirer, à terme, ces prospects. Et là on touche à ce que j’adore faire…


Paris Basketball a commencé après tout le monde son process de recrutement. Comment avez-vous construit cet effectif ?

Officiellement, j’ai démarré le 25 juillet. C’est très tard. Avec l’obligation d’avoir 4 moins de 23 ans puisque nous n’avons pas encore de centre de formation agréé. Trouver des jeunes à fort potentiel à ce moment-là de l’été n’a rien d’évident ! On a eu la chance de prendre Gauthier Denis, qui a payé de sa poche 30.000 € pour se libérer de ses obligations vis-à-vis du STB. Chapeau bas ! Ensuite, Théo Bouteille, le frère d’Axel, que je suivais depuis quelques années, s’est naturellement rapproché de nous parce qu’il était espoir au HTV, dont nous avons racheté les droits. Le 3e, c’est Valentin Chery, qui devrait nous rejoindre même si les tractations ont été un peu compliquées avec le SLUC (recrutement non finalisé au moment de l’entretien le 20/09) Enfin, nous avons signé Nathan Mepandy (1,90 m, 20 ans), qui revient de 2 ans dans une prep school aux USA.


À l’intérieur, la rotation est faite de sacrés paris avec Victor Samnick, qui n’a plus joué en pro depuis longtemps, deux joueurs revanchards, Florimont et Diarra et un rookie venant de NCAA II, Sleva. Suffisant pour la Pro B ?

Je le crois. Gary, c’est un joueur sur lequel je me suis positionné très vite, car il est rare d’avoir un joueur qui a fait une carrière entre ÉLITE et Pro B, de 31 ans seulement, disponible sur le marché à ce moment-là. Il s’était rompu le tendon d’Achille il y a 18 mois, mais c’est sans doute le joueur d’expérience dont ce groupe avait besoin. On a ajouté Mous Diarra, qui a fait une belle petite carrière en Pro B. Sachant qu’on a Victor (Samnick), qui a 39 ans et va jouer le rôle de grand frère dans cet effectif. À eux trois, ils sont capables de faire un poste 5 performant. Quant à Dustin (Sleva), c’est un joueur à très, très fort potentiel. Il a un bras incroyable et est capable de poster avec efficacité. À moi de le développer dans le drive et le jeu de passe, mais il me fait penser à Justin Doellman, qu’on avait eu très jeune à Orléans et qui a depuis fait une énorme carrière (au Barça, Valencia, etc., ndlr). La bonne nouvelle, donc, c’est l’arrivée imminente de Valentin Chery en plus sur le poste 4. Et puis l’autre joueur resté de l’effectif de N2, Benjamin Obouh Fegue, peut aussi donner un coup de main en 4 ou en 3.


Vous avez plus d’assurances à l’extérieur avec les Shepherd, Dillon, Kellogg et un jeune duo Bouteille-Denis prometteur…

L’avantage d’opter pour un poste 5 JFL, c’est aussi d’avoir une rotation extérieure avec deux US, donc un meneur et un extérieur. En partant fin juillet, il était compliqué de trouver un meneur français d’impact. Donc on s’est positionné vite sur Daniel Dillon, qui n’est normalement pas un joueur pour la Pro B. Il est international australien et a fait de grosses campagnes en FIBA Europe Cup dans le passé. Lui aussi revient d’un tendon d’Achille il y a 14 mois, donc il y a un petit risque, mais il a un vrai Q.I. basket et va nous apporter beaucoup. Kellogg, je l’avais vu très bon pendant sa pige à Roanne l’an dernier et on m’en a dit le plus grand bien. L’homme, en plus, est exceptionnel.


Tout cela vous semble-t-il tenir la route pour la Pro B, sachant que Paris risque d’être attendu ?

Je ne pense pas qu’on soit plus attendu que ça… Je ne m’en préoccupe pas en tous cas. Si l’on joue bien au basket, les gens seront contents d’avoir une bonne équipe de plus. Après, ce n’est pas quelque chose qui me préoccupe plus que ça. J’espère que les gens réaliseront que le Paris Basketball, au-delà de cette saison, est peut-être voué à devenir le projet d’envergure que le basket français attend depuis des années. Moi, je me réjouis des développements de la SIG à travers son Arena, de l’ASVEL qui signe un contrat de naming sur un long bail. Plus il y aura de projets ambitieux, plus tout le monde sera gagnant…


Dans une Pro B aussi dense, quels peuvent être les objectifs pour cette saison ?

Moi, David Kahn m’a dit : « Tu commences le 25 juillet. Alors le seul objectif que je te fixe en année 1, c’est de rester en Pro B ». Sans faire mon Guy Roux, quand un club a 2 mois d’existence, il faut rester humble. Donc, cet objectif de maintien, il me va bien. Il faut qu’on bâtisse, brique après brique, un club pérenne et qui sera prêt, un jour, pour évoluer au plus haut niveau. Mais chaque chose en son temps…


Côté centre d’entraînement, le club a opté pour une option intéressante et originale, en s’installant à The One Ball, à Noisy-le-Grand…

(Il coupe) Quand j’ai été recruté, la première chose que l’on m’a demandé, c’est d’aller voir le centre d’entraînement. Sincèrement, j’ai validé en 5 minutes ! On est très chanceux d’avoir une structure comme celle-là qui s’est ouverte mi-avril et qui accepte d’avoir un groupe professionnel. On y dispose d’un espace de musculation de 300 m2, de 3 terrains de basket, des demi-terrains, des machines pour shooter, un espace de cryothérapie… Franchement, ça ressemble à un training center d’une franchise NBA. Le petit truc qui pouvait faire peur, c’est qu’il y a d’autres personnes qui jouent en même temps que nos entraînements. Mais au final, ce qui me faisait peur, je pense que c’est un bienfait. Cela permet que nos côtoyons tous plein de gens venus d’univers différents, qui adorent le basket. Je trouve ça génial de se retrouver dans l’espace restauration avec des gens extérieurs, ça nous sort de notre petit monde du sport pro. C’est top ! Quand on est rentré l’autre jour d’un match amical à Rouen, à 23h. Et les terrains étaient noir de monde, un vendredi soir ! Cela correspond à une vraie tendance aujourd’hui, ces gens qui se font des pick-up games à toute heure dans un environnement sympa…



3 questions à… : Romuald Coustre (Directeur Général)

Prendre un club "from scratch", où tout est à faire, voyez-vous ça comme un avantage incroyable ou un inconvénient ?

Je ne vais pas vous dire que cela ne présente que des avantages mais plutôt une tonne d’inconvénients. Non, le timing est vraiment très, très serré, avec des délais très courts. C’est une belle opportunité, parce qu’on peut aussi mettre en place des choses d’une manière plus libre, mais on ne part pas d’une page blanche non plus, parce qu’on a racheté le HTV, une société existante avec un mode de fonctionnement et un certain nombre de choses déjà en place et qu’il faut transférer. Cela n’a rien d’évident non plus…


Les actionnaires du club, notamment David Kahn, sont très au fait de la construction du business d’un club. Mais comment mettre cela en pratique pendant cette longue période qui va vous séparer de l’inauguration de la future salle ?

Déjà, c’est un travail qui s’étale sur les 4 à 5 ans qui nous séparent de l’inauguration de l’Arena. Il y a un vrai pragmatisme à ce propos de la part des propriétaires, que ce soit David Kahn ou Eric Schwatz. Ils veulent prendre le temps et savent que si, demain, on veut construire un club au plus haut niveau et capable d’ambitionner de disputer l’Euroleague, cela ne va pas se faire du jour au lendemain. Il faut donc soigner les fondations, ce qui rend ces quatre années plus qu’importantes.


Pendant des décennies, les clubs parisiens ont pratiqué une politique d’invitations à tout va qui va à l’encontre de la manière de construire le sport-business aux USA. Quelle va être la politique du club pour créer une demande suffisante au moment d’entrer dans la future salle ?

Déjà, on a conscience que pas mal de monde s’est essayé à des projets parisiens ces 30 dernières années et que personne n’a réussi. Le PSG basket version Canal avait connu un certain succès en étant Champion une fois, mais cela n’avait pas duré. La vraie différence - et notre grande chance - c’est la future Arena. De pouvoir disposer, à terme, d’une salle moderne, de grande qualité, qui permettra d’accueillir les fans dans les meilleures conditions et de nous approcher de l’entertainment tel qu’il est envisagé en NBA. Mais ça, c’est dans 5 ans ! Dans l’intervalle, le tout sera d’adopter une approche un peu nouvelle, des choses originales notamment sur les hospitalités lors des matches que l’on va jouer à Carpentier, histoire de susciter un petit peu la curiosité du public parisien. Ce n’est pas une salle idéale, mais il y a des choses à y faire. Nanterre y a disputé l’Euroleague, le PSG Handball la Ligue des Champions, dans une salle très bien aménagée. Cela ne sera pas au niveau de ce qu’on peut faire dans une Arena moderne, mais il y a des choses intéressantes à y faire.


À Philadelphie, les Sixers se sont construit un avenir autour d’une marque projet « Trust the process », qui les a conduits à accepter quelques saisons de disette sportive pour mettre les moyens sur les structures. Résultats, ils sont aujourd’hui à la fois au top côté business et avec un avenir sportif plutôt radieux. Le Paris Basketball compte-t-il s’inspirer de ce fonctionnement ?

C’est évident. De toutes manières, on n’est pas dans un schéma - à la différence du PSG de Canal à l’époque - où l’on met un énorme effectif sur le terrain d’emblée. On a une équipe composée de pas mal de jeunes joueurs, de prospects. C’est l’ADN de ce que nous souhaitons faire : une structure de formation, pour pouvoir mettre à terme un gros effectif quand nous aurons bien bossé pour en avoir les moyens. Mais je vous rejoins sur votre comparaison avec les Sixers, dans le sens que les propriétaires posent comme obligation de ne pas tout mettre sur le sportif mais bien de construire les structures en parallèle. Dans l’esprit, on sait qu’on veut soigner les fondations, l’organisation, avant de miser sur le sportif.


Vous avez choisi un endroit privé, The One Ball, à Noisy, pour centre d’entraînement. Une option originale et qui peut ouvrir de belles perspectives.

Très clairement, cela nous offre un centre de vie qui est au niveau de ce qui se fait de mieux en Jeep®ÉLITE comme en Pro B. C’est un complexe extraordinaire qui nous offre des conditions de travail optimales. Après, il faut qu’on s’habitue à être dans un endroit public et où tu ne joues pas tes matches. C’est un fonctionnement différent. Mais ça envoie aussi le message de ce vers quoi nous souhaitons aller et ouvre des perspectives pour faire exister le club bien au-delà de la vingtaine de dates de nos rencontres. On peut faire plein de choses là-bas…


Dernière question idiote : combien d’heures avez-vous dormi depuis le 25 juillet ?

(Il éclate de rire) Très, très peu ! Mais je le savais. Et je suis loin de m’en plaindre.

Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de PRO B pour la Leaders Cup