Espoirs - 21ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez91
BoulazacBoulazac78
15-03-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 21ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez97
BoulazacBoulazac95
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Poitiers92
CaenCaen80
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Lille76
Saint-ChamondSaint-Chamond87
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Vichy-Clermont93
EvreuxEvreux83
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen81
ChartresChartres91
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Aix-Maurienne93
QuimperQuimper101
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Nancy90
ParisParis64
15-03-2019 20:00
ProB - 22ème journéeTerminé
Blois80
OrléansOrléans92
17-03-2019 16:00
ProB - 21ème journéeTerminé
Paris67
RoanneRoanne65
18-03-2019 20:45
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Le Portel76
BoulazacBoulazac68
22-03-2019 15:00
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer50
NanterreNanterre61
22-03-2019 16:30
ProB - 23ème journéeTerminé
Caen71
LilleLille77
22-03-2019 20:00
ProB - 23ème journéeTerminé
Chartres74
Aix-MaurienneAix-Maurienne80
22-03-2019 20:00
ProB - 23ème journéeTerminé
Saint-Chamond95
Vichy-ClermontVichy-Clermont102
22-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Le Portel70
BoulazacBoulazac72
22-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer73
NanterreNanterre95
22-03-2019 20:00
ProB - 23ème journéeTerminé
Evreux77
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen89
22-03-2019 20:00
ProB - 23ème journéeTerminé
Paris69
PoitiersPoitiers83
22-03-2019 20:30
ProB - 23ème journéeTerminé
Rouen78
OrléansOrléans74
22-03-2019 20:30
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Cholet102
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque93
23-03-2019 14:30
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Monaco62
Le MansLe Mans73
23-03-2019 15:00
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez72
Châlons-ReimsChâlons-Reims81
23-03-2019 15:30
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Levallois53
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse97
23-03-2019 15:30
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Lyon-Villeurbanne78
Chalon/SaôneChalon/Saône87
23-03-2019 16:30
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Monaco82
Le MansLe Mans65
23-03-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Strasbourg75
AntibesAntibes55
23-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Lyon-Villeurbanne106
Chalon/SaôneChalon/Saône104
23-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez77
Châlons-ReimsChâlons-Reims67
23-03-2019 20:00
ProB - 15ème journéeTerminé
Blois84
NantesNantes80
23-03-2019 20:00
ProB - 23ème journéeTerminé
Quimper90
DenainDenain88
23-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Cholet84
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque81
23-03-2019 20:00
Espoirs - 23ème journéeTerminé
Dijon89
LimogesLimoges51
24-03-2019 15:30
ProB - 23ème journéeTerminé
Roanne80
NancyNancy74
24-03-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Dijon109
LimogesLimoges87
24-03-2019 18:30
Jeep® ÉLITE - 23ème journéeTerminé
Levallois85
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse96
25-03-2019 20:45
Espoirs - 24ème journée
Gravelines-Dunkerque0
LimogesLimoges0
29-03-2019 16:30
Espoirs - 24ème journée
Levallois0
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez0
29-03-2019 17:00
Espoirs - 24ème journée
Antibes0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
29-03-2019 17:30
Espoirs - 24ème journée
Dijon0
Le PortelLe Portel0
29-03-2019 17:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Gravelines-Dunkerque0
LimogesLimoges0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Aix-Maurienne0
CaenCaen0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Gries-Oberhoffen0
BloisBlois0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Denain0
NancyNancy0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Lille0
RoanneRoanne0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Saint-Chamond0
PoitiersPoitiers0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Evreux0
QuimperQuimper0
29-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Rouen0
ParisParis0
29-03-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Dijon0
Le PortelLe Portel0
29-03-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Antibes0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
29-03-2019 20:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Levallois0
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez0
29-03-2019 20:30
Espoirs - 24ème journée
Bourg-en-Bresse0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
30-03-2019 15:00
Espoirs - 24ème journée
Nanterre0
StrasbourgStrasbourg0
30-03-2019 15:30
Espoirs - 24ème journée
Le Mans0
BoulazacBoulazac0
30-03-2019 17:00
Espoirs - 24ème journée
Chalon/Saône0
CholetCholet0
30-03-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Nanterre0
StrasbourgStrasbourg0
30-03-2019 18:30
ProB - 24ème journée
Vichy-Clermont0
ChartresChartres0
30-03-2019 20:00
ProB - 24ème journée
Orléans0
NantesNantes0
30-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Le Mans0
BoulazacBoulazac0
30-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Chalon/Saône0
CholetCholet0
30-03-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Bourg-en-Bresse0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
31-03-2019 18:30
Espoirs - 24ème journée
Châlons-Reims0
MonacoMonaco0
01-04-2019 17:30
Jeep® ÉLITE - 24ème journée
Châlons-Reims0
MonacoMonaco0
01-04-2019 20:45
Espoirs - 23ème journée
Strasbourg0
AntibesAntibes0
03-04-2019 14:30

Actualité

Georgi Joseph (Monaco) : « Je n’ai jamais connu une expérience pareille »

L’intérieur de Monaco (1,98 m, 35 ans) vit une saison extraordinaire sur le Rocher, à l’opposé de son dernier exercice à Orléans. Il se raconte.

Georgi Joseph est un dur au mal. L'un de ces joueurs que l’on préfère mille fois avoir à ses côtés que contre soi. Petit à son poste de pivot, il a bâti sa carrière sur cette faculté à toujours se livrer à 200%, à charogner dans la peinture pour perturber son vis-à-vis, grappiller de précieux rebonds offensifs, donner son corps pour son équipe. Georgi Joseph joue près de vingt minutes par match dans la meilleure équipe du championnat, par ailleurs invaincue en BCL. Dans cette constellation de joueurs de haut niveau, il s’est fait sa place. Il faut comprendre par là que ce genre de joueur de sacrifice est absolument indispensable pour prétendre jouer les premiers rôles. Pour lui, le contraste est particulièrement saisissant avec la saison dernière, vécue dans les bas-fonds du championnat avec Orléans. A bientôt 36 ans, il vit certainement le plus bel exercice de sa carrière. Le moment était venu de s’intéresser à son parcours. Georgi se raconte. On découvre un connaisseur de son sport, affable, loin de l’image de « dur » qu’il peut dégager sur et en dehors des parquets.

Ses débuts

"Je suis arrivé à ce sport par hasard. Dans mon quartier, Guinette dans le 91, tout le monde jouait au foot. J’étais le seul à jouer au basket. Ma mère m’avait acheté un panier de basket pour que je reste à la maison. C’était un panier qu’on collait aux portes avec un ballon en mousse. Puis j’ai commencé à jouer dehors, jusqu’à pas d’heure, sur le seul panier de basket du quartier. Après, à 12-13 ans, je suis parti en Haïti. C’est vraiment à ce moment-là que je suis tombé dedans et que je n’ai pas lâché. Là-bas c’était vraiment un sport populaire. Il y avait un terrain bétonné. On y jouait à chaque récréation, à chaque pause entre midi et deux, l’après-midi, on ne faisait que ça.

Les Etats-Unis

J’ai toujours aimé les Etats-Unis, le rap, les fringues, la culture hip-hop, la culture sportive. J’avais de la famille là-bas donc quand j’étais en Haïti j’allais souvent en vacances à Fort Lauderdale en Floride. Mon cousin jouait au basket et il avait son propre panier dans son parking. Il m’a encouragé à aller au Etats-Unis pour jouer au lycée et essayer de décrocher une bourse à la fac. Et c’est un événement tragique qui m’a poussé à aller là-bas. Mon père a été victime d’une tentative d’assassinat en Haïti. Ils l’ont expatrié directement à Fort Lauderdale et je l’ai rejoint peu de temps après.

Haïti

Malgré la tragédie, j’ai toujours cet amour pour Haïti. Cet événement n’a pas entaché tous les bons moments que j’ai pu vivre là-bas. Ces moments qui m’ont forgé, qui ont créé mon identité. J’ai découvert l’histoire de ce pays, sa rébellion, son émancipation. Cela a forgé mon caractère. Quoi qu’il arrive, cela fait partie de moi. J’ai encore beaucoup d’attaches là-bas.

" J’ai toujours eu un mental d’acier "

Sa formation aux Etats-Unis

Je ne suis pas comme certains qui ont été appelés à intégrer certaines grosses facs ou même certains gros programmes en High-School. Quand j’étais là-bas, j’étais un personnage lambda, qui devait faire des essais comme tout le monde. Aux Etats-Unis, tout le monde a pour objectif de faire partir de l’équipe de basket. Tu dois faire tes preuves face à des centaines de joueurs pour intégrer l’équipe. Il n’y a pas de cadeau. Mon coach de l’époque, qui est décédé depuis, m’a vraiment aidé à me construire. Même si je n’étais pas le plus grand, le plus fort, j’ai toujours eu un mental d’acier par rapport au combat, et eu un esprit de compétiteur.

L’Italie

A ma sortie d'université, je suis inconnu au bataillon en France. Il y avait une personne, Julien Martin, qui est passé ensuite à Pau et à Chalon, que j’ai rencontré par hasard quand j’étais à la fac. Il avait parlé de moi vite fait à Claude Bergeaud à l’époque, mais il n’y avait pas eu de suite. J’ai fait des essais en Italie. J’ai signé un mois à Montecatini (A2 italienne), j’ai fait mon petit trou et j’ai été prolongé pour la saison. Entre-temps, Marc Salyers est venu nous rejoindre. Je ne jouais pas beaucoup mais je mettais à profit mon temps de jeu (3,4 points, 3,1 rebonds en 10 minutes). Un gars s’est blessé en fin de saison. J’ai pu m’exprimer (10,3 points, 9,8 rebonds en playoffs). J’étais content, je jouais, la vie était magnifique là-bas.

Paris

Après l’Italie, je pensais avoir des touches en France. Mais rien, le néant ! Par hasard, je faisais des soins chez un kiné à Charléty et j’ai appris qu’il allait y avoir des essais à Paris. Je me suis pointé. C'était en août. Il y avait tous les basketteurs parisiens de la capitale, et seulement deux places à prendre. J’ai fait des essais avec Christophe Denis et Antoine Rigaudeau. Au bout d’une semaine et demie, le coach, Elias Zouros, m’a proposé un contrat. C’était un contrat minimum mais ce n’était pas grave, j’avais faim. J’ai tout donné. J’ai pu me montrer parce que personne ne me connaissait. Et à vrai dire, moi non plus je ne connaissais personne, à part Amara Sy que je connaissais de nom et Jim Bilba, qui était une de mes idoles quand j’étais plus jeune. D’ailleurs quand j’ai joué contre lui j’étais impressionné.

Clermont

On a gagné quatre matches dans la saison, dont trois sur la phase aller. C’était plus que difficile mais ça forge le caractère. Beaucoup de personnes ont baissé les bras ou avaient la tête ailleurs. Il n’y avait pas d’esprit d’équipe, pas de connexion entre le coach et les joueurs. On a fait énormément de changements. Le coach, Jean-Aimé, avait amené Clermont au plus haut-niveau possible. Je pense qu’il avait besoin de changement lui-aussi. Après ça j’ai dû repartir à zéro.

Aix-Maurienne

J’essaie de me relancer en Pro B. J’apprends encore le métier de basketteur, le professionnalisme. Ca a été une année positive, pour moi et pour le club. C’était la première année de coach de Guillaume Quintard. Il m’a fait une confiance aveugle. On n’a pas réussi à accrocher les playoffs malgré la belle équipe qu’on avait, mais ça reste une bonne expérience à la fois basket et humaine. Il y avait une belle ambiance dans la Halle Marlioz. Je me rappelle d’un de nos premiers déplacements où on s’était arrêté sur la route pour pique-niquer. C’était la découverte de la Pro B (rires).

Pau

La saison d’après, je reviens jouer contre Aix-Maurienne en playoffs. On avait perdu à Aix-les-Bains et on les avait sortis chez nous. On avait beaucoup d’expérience dans l’équipe à Pau. On était déjà assuré de monter mais on voulait gagner les playoffs pour mettre les points sur les i. Passer de Aix-Maurienne à Pau, même si c’était toujours en Pro B, c’était passer de la N1 à l’Euroleague. On connaissait l’histoire de Pau, son palmarès, son public connaisseur et fervent de basket. Je suis arrivé par la petite porte, en tant que pigiste d’un pigiste (rires). J’ai fait le boulot, ils m’ont re-signé jusqu’à fin décembre puis jusqu’à la fin de l’année. Et finalement je suis resté deux ans. J’aurais pu rester là-bas des années et des années parce que je me sentais bien dans ce club et dans cette ville, mais un petit différend avec Didier Gadou a fait que j’ai décidé de partir.

Orléans

Pour la première fois, j’arrive dans un club de Pro A qui me veut. On fait une grosse saison. Cette équipe développait un basket comme on a rarement vu en Pro A. Nos schémas défensifs sont repris aujourd’hui par pas mal de coaches de Pro A et de Pro B. C’est une satisfaction que je tire de cette saison-là, même s’il n’y a pas eu de titre. La demi-finale à Chalon, on l’a encore en travers de la gorge. On mène de 20 points à la mi-temps. On est encore à 7-8 points à 3 minutes de la fin. Et puis il y a cette technique, ce marcher sifflé à Marco Pellin… On ne sait jamais ce qui se serait passé en finale mais je pense qu’on aurait pu battre Le Mans.

"On est pareil Amara et moi"

Amara Sy

On se connaissait mais on n’avait jamais joué ensemble avant Orléans. Avec Amara, c’était des débats à n’en plus finir. On pouvait parler des heures et des heures. Je pouvais le déposer chez lui, on restait parler en bas, on ne voyait pas le temps passer, et à 3 heures du matin on était encore en train de débattre (rires). On est pareil lui et moi. Le basket, le hip-hop, nous ont soudés. Et puis l’amour de la défense et de la compétition. Dès qu’il est parti d’Orléans, j’ai voulu partir aussi. Il y avait des problèmes en interne, des soucis avec le président. L’ASVEL a payé mon buy-out. L’équipe a explosé. Je suis même étonné que Philippe Hervé ait continué encore deux ans à Orléans tellement la situation était compliquée. Quand le sport est mêlé à la politique et à des luttes de pouvoir...

L’ASVEL

Il y a un goût d’inachevé sur mes trois saisons à l’ASVEL. Le club était en pleine restructuration quand je suis arrivé. C’était la fin de l'ère Gilles Moretton, le début de l’ère TP. Malgré l’éclosion d’Edwin Jackson, la montée en puissance des jeunes, Paul Lacombe, Livio Jean-Charles. La première année, on fait une énorme saison régulière (3e). Au match retour des playoffs contre Le Mans, je m’explose le pied et je ne peux plus jouer. On arrive quand même à passer en demi-finale, mais je ne peux plus jouer et derrière on se fait battre par Strasbourg. L’année d’après, on a une très bonne équipe et notre meneur, Pierre Jackson (Maccabi Tel Aviv cette saison) fait un caca nerveux et nous lâche à une semaine du début du championnat. Après on fait avec les moyens du bord. On perd en playoffs contre une équipe de Limoges qui marchait sur l’eau. La troisième année, on fait le tour préliminaire de l’Euroleague. On arrive en finale. On mène de 21 points face à Kazan, on pense que c’est bon et puis derrière James White prend feu. On rate l’Euroleague à 5 minutes près. Ca met un coup au moral. Par la suite, Pierre Vincent se fait couper alors qu’on a pas mal de blessés. Derrière, je ne rentre pas vraiment dans les plans de J.D. Jackson. Il me met sur le côté. Je continue à bosser quoi qu’il arrive. Je me donne à 100%. Mais c’est la fin de l’aventure à l’ASVEL.

"Orléans, je compare ça à Game of Thrones"

Le chômage

En 2015, c’est la première fois que je suis au chômage. Je m’entretiens. Pendant 3 mois les offres n’arrivent pas. Je me pose des questions. Christophe Denis m’appelle pour que je m’entraîne avec Bourg-en-Bresse. Derrière ils me proposent un contrat. Même si je ne suis pas capitaine, j’ai un rôle de mentor. Mais on me promet des choses qui n’arrivent pas. Alors en mars je décide de partir. Je n’ai rien demandé en retour. Je n’ai pas pris le club en otage. Et a suivi une longue période de chômage. Des clubs de Pro B, de N1 m’ont appelé, mais je ne voulais pas m’enterrer. Je me suis entretenu physiquement, j’ai fait des compétitions de fitness pour voir ce que je valais.

D’Orléans à Monaco

En octobre 2015, je signe à Orléans avec Pierre Vincent. Malheureusement, je n’avais pas conscience de tous les problèmes en interne. C’était trop gangréné pour en tirer quoi que ce soit. Il fallait couper le mal à la racine pour repartir à zéro. Humainement parlant, c’est la pire saison de ma carrière. Je compare ça à Game of Thrones. Plus personne ne travaillait dans l’intérêt de l’équipe. C’était chacun pour sa peau. Heureusement, il y avait un petit noyau de joueurs français dans l’équipe. Avec ce que je vis à Monaco, c’est le jour et la nuit. Ca n’a strictement rien à voir, au niveau sportif, émotionnel, humain, à tous les niveaux. Je n’ai jamais connu une expérience pareille. Tout le monde est en osmose. Tout le monde va dans la même direction. On travaille pour un seul but, le bien-être de l’équipe. Le coach ne fait pas de favoritisme. Derrière, c’est aussi la façon de faire de l’Europe de l’Est. J’ai fait pas mal de clubs en France, là c’est très différent. Il n’y a pas de jeu de manipulation, pas d’hypocrisie. C’est franc, peut-être froid mais toujours direct. La dernière personne que j’ai connue qui était comme cela, c’était Christian Fra, l’ancien président de Nancy. Ils savent récompenser les efforts. Dans l’équipe, il y a zéro égo. Dans quelle équipe, le MVP en titre accepterait de sortir du banc ? Des joueurs expérimentés acceptent de se sacrifier, comme Elmedin Kikanovic, Sergii Gladyr, Chris Evans, Gerald Robinson… je peux tous les citer, un par un. C’est très, très rare.

Son rôle à Monaco

Oui je m’y retrouve bien. Je connais mon rôle, je sais ce que le coach attend de moi. Ici, on se concentre sur le basket et c’est ce que j’aime. Les Européens de l’Est aiment quand ça joue dur et juste. J’aime cette intensité. C’est dans quoi je prends le plus de plaisir. J’ai envie de gagner et on sent que ce groupe a soif de victoire. Il n’y a pas de petit match. On veut gagner chaque match. Ca se voit en Champions League. On ira à la Leaders Cup pour battre Bourg-en-Bresse, puis gagner le match suivant, et encore le suivant. On sait tous dans l’équipe qu’on doit saisir toutes les chances de gagner des trophées."

 

Son parcours

2002-05 : Kennesaw State University (NCAA II) - Non drafté - 2005-06 : Agricola Gloria Montecatini (Italie - LegaDue) - 2006-07 : Paris (Pro A) - 2007-08 : Clermont (Pro A) - 2008-09 : Aix-Maurienne (Pro B) - 2009-10 : Pau-Lacq-Orthez (Pro B) - 2010-11 : Pau-Lacq-Orthez (Pro A) - 2011-12 : Orléans (Pro A) - 2012-15 : Lyon-Villeurbanne (Pro A) - 2015-16 : Bourg-en-Bresse (Pro B) - 2016-17 : Orléans (Pro A) - 2017-18 : Monaco (Pro A)

Palmarès : Champion de France Pro B en 2010 - Vainqueur de la Disneyland Paris Leaders Cup Pro B en 2016
Distinction : Sélectionné au All Star Game en décembre 2006 (Paris-Bercy)