Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J9 : Jarrod Jones (Monaco)

Omniprésent et essentiel dans la victoire de Monaco à la Meilleraie (17 points, 7 rebonds, 22 d’évaluation), Jarrod Jones est le DLSIxiemeHomme de la 9e journée. Interview.

Crédit Photo : Simon Godet (Cholet Basket)

Jarrod Jones (2,05 m, 27 ans) a été le dernière recrue monégasque cet été… avant le départ surprise de D.J. Cooper, remplacé par un autre Jones (Lazeric). Le finaliste s’est ainsi offert les services d’un gros poisson pour compléter sa raquette. En effet, Jones était rien moins que le troisième meilleur marqueur de la Basketball Champions League la saison dernière (18,8) et le cinquième meilleur marqueur de la très relevée ligue turque, dans les rangs de Karsiyaka Izmir. 


A Izmir, il faisait équipe avec Dominic Waters, le meneur de Nanterre, élu DLSIxiemeHomme des deux dernières journées. Incontournable à Izmir, ce poste 4-5 découvre un rôle différent à Monaco, où il n’est pas l’option prioritaire en attaque (10,8 points, 6,4 rebonds, 12,6 d’évaluation). Ceci ne l’a pas empêché de monter singulièrement en température lors des trois dernières journées (18,0 points, 6,3 rebonds, 20,3 d’évaluation en seulement 24 minutes). 


L’Américain au passeport hongrois nous a accordé un entretien à la veille d’affronter l’Etoile Rouge de Belgrade en EuroCup. 

  


Jarrod, vous avez signé votre meilleur match de la saison le week-end dernier à la Meilleraie. Quelles ont été vos sensations sur ce match ?
Je me suis senti bien. Notre équipe avait une bonne énergie. Le coach a appelé des systèmes pour me mettre en valeur. Cela m’a permis d’être efficace sur ce match.

Vous jouez moins à Monaco que lors de vos deux dernières saisons, à Pesaro et à Karsiyaka. Comment vous êtes-vous adapté à ce nouveau rôle ?
C’est quelque chose que je savais avant de venir. J’ai joué contre Monaco la saison dernière (en Basketball Champions League) et je savais qu’il avait beaucoup de profondeur de banc, et beaucoup de bons joueurs. Donc je savais que je n’aurais pas autant de minutes. J’essaie simplement de contribuer le plus possible pour l’équipe pendant les minutes que je passe sur le terrain.

Pourquoi avoir choisi de signer à Monaco cet été, alors que vous aviez semble-t-il des offres plus lucratives ailleurs ?
C’était une bonne opportunité de rejoindre un club bien organisé, qui nourrit de grandes ambitions. On l’a vu la saison dernière aussi bien en Champions League qu’en championnat de France (finaliste des deux compétitions). C’est un club sérieux, avec une mentalité de gagnant. C’était un bon choix pour moi et ma famille.

Connaissiez-vous déjà Saso Filipovski avant de venir à Monaco ?
Oui, je le connaissais pour avoir affronté son ancienne équipe de Banvit deux fois la saison dernière. C’est l’un des meilleurs coachs que j’ai eus jusqu’à maintenant. J’apprends beaucoup avec lui.

Il y a trois ans, vous aviez fait un passage à Vichy-Clermont avant d’être coupé en janvier 2016. Pouvez-vous revenir sur cet épisode ?
Je ne suis pas vraiment sûr des raisons pour lesquelles j’ai été coupé. Je pense que ce n’était pas le bon endroit pour moi à ce moment de ma carrière. L’équipe, le style de jeu ne me convenait pas très bien. Mais je n’ai aucun regret. Cela aura été un bon tournant dans ma carrière parce que la même saison je suis parti en Hongrie et on a gagné le championnat.

Vous avez été très performant par la suite en Italie et en Turquie. Estimez-vous avoir beaucoup progressé ces trois dernières saisons ?
À Vichy, je jouais principalement au poste 5. En Hongrie, j’ai opéré la transition au poste 4 et j’ai continué à jouer à ce poste en Italie et en Turquie. C’est encore le cas ici à Monaco. C’est cela, la principale différence. À ce poste, je peux mieux utiliser mes fondamentaux et m’exprimer.

Votre équipe a une bonne base défensive cette saison, mais est très inconstante en attaque. Comment l’expliquez-vous ? Les joueurs ne sont pas encore à l’aise avec les systèmes de Saso Filipovski ?
On a eu une période difficile au début de la saison, parce que le roster a bougé depuis le pré-saison, principalement en raison des blessures. On avait un groupe différent à chaque match ou presque. Au fur et à mesure, on a commencé à trouver une meilleure alchimie, et les gars ont trouvé leur place. Nous avons des joueurs talentueux, et si nous conservons notre bonne défense, tout va se mettre en place naturellement en attaque.

Comment jugez-vous la Jeep® ÉLITE par rapport à la Lega et la ligue turque ?
Le tempo est beaucoup plus rapide en France. Cela joue plus uptempo avec des joueurs athlétiques. C’est le principal ajustement à effectuer quand on arrive en France. Ici, on prend des shoots plus rapidement. Avec les joueurs qu’on a dans l’équipe, on peut vraiment être compétitifs dans ce style de basket.