Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J6 : Valentin Bigote (Le Mans)

Auteur de 21 points en sortant du banc, Valentin Bigote (1,96 m, 26 ans) a été essentiel dans la victoire du MSB contre le BCM Gravelines-Dunkerque. Le DLSIxiemeHomme de la 6e journée a répondu à nos questions.

Valentin Bigote (1,96 m, 26 ans) était attendu au tournant après son transfert de Dijon chez le champion de France manceau. Ses premiers pas dans la Sarthe sont extrêmement prometteurs. En effet, cet attaquant racé a encore haussé son niveau de rentabilité (12,2 points à 47% en 22 minutes contre 10,0 points à 46% en 22 minutes à la JDA). Ses 21 points contre Gravelines-Dunkerque – pas loin de son record en Jeep® ÉLITE à 24 – ont beaucoup pesé dans la courte victoire mancelle. Surtout lorsque le bateau manceau commençait à prendre l’eau en fin de troisième quart-temps. Le DLSIxièmeHomme de la sixième journée nous a accordé une interview. 


Valentin, tu as brillé en sortant du banc contre le BCM. Quand ton premier tir à trois-points tombe dedans, tu sais que ça augure d’une belle soirée ?
Oui, comme tout shooteur, quand tu mets le premier cela t’aide. Après tu enchaînes plus facilement et tu es plus détendu. 

 
Mais tu te définis vraiment comme un pur shooteur. On a l’impression que ton panel offensif est plus large, non ?
C’est vrai. Je ne me considère pas comme un shooteur. Je peux faire d’autres choses. Je ne suis pas unidimensionnel. 

 
Avant ce match tu en étais à 5/16 derrière l’arc, et pour autant tu étais efficace…
C’est comme l’année dernière pendant une partie de la saison, je n’étais pas forcément adroit à trois-points et cela ne m’empêchait pas de mettre des points. Je ne suis pas un shooteur strict, plutôt un shooteur de série. 

 
Ce match contre le BCM, vous avez dû le gagner pratiquement deux fois puisqu’après deux premiers quart-temps maîtrisés vous avez eu un gros coup de mou dans le troisième (perdu 11-28). Comment l’expliques-tu ?
Le début du troisième quart-temps est souvent problématique pour nous en ce moment. On a un peu de mal à revenir du vestiaire. On met moins d’intensité, moins de rythme. Ca a failli nous coûter le match. On doit corriger cela.

Prendre 87 points à la maison, on suppose que ce n’est pas dans les plans d’Éric Bartéchéky ?
Non, c’est trop. Après, on met pas mal de points mais on doit baisser cette moyenne, surtout à l’extérieur où on aura moins d’adresse. La défense peut nous faire gagner.

Tu étais un peu attendu au tournant en passant de Dijon chez le champion de France manceau. Pour l’instant, tes stats sont même meilleures que la saison dernière, avec 12,2 points en 22 minutes. Comment juges-tu ton début de saison ?
Plutôt bien. On gagne des matches, on a 5 victoires et 1 défaite. Sur les derniers matches, je mets plus de points qu’au tout début de saison. Il faut continuer et faire encore mieux. C’est vraiment faisable. J’ai su le faire l’année dernière en deuxième partie de saison. Je vais essayer de continuer à progresser et faire encore mieux. 


T’attendais-tu à avoir un rôle aussi important dès le début de la saison ?
Plus ou moins. Je savais à quoi m’attendre. Il y a trois extérieurs donc je savais que j’allais avoir du temps de jeu, 15 -20 minutes selon les matches. Il faut que je continue comme cela pour gagner encore un peu plus de temps de jeu et puis on verra la suite.

Qu’est-ce qui change quand on passe de la JDA au MSB. As-tu le sentiment de changer de standing ?
Dijon c’est déjà un bon club, professionnel. Ce qui change, ce sont les ambitions du club. Le Mans, c’est un club qui a beaucoup d’attentes, où chaque match perdu est difficile. C’est un peu cela qui peut changer, même si à Dijon, notre coach était dur et il voulait qu’on gagne tous les matches, forcément. Après, ça reste du basket. Sur le terrain, on donne le maximum quoi qu’il se passe.

Passer de Laurent Legname à Éric Bartéchéky, cela doit te changer, en termes de soufflantes notamment ?
(Rires) Ce n’est pas du tout le même style de coach. (Il hésite). Ce sont des coaches différents on va dire. Chacun a sa philosophie. Mais j’aime les deux. 


Jouer une coupe d’Europe, c’est aussi quelque chose que tu voulais retrouver, quatre ans après joué l’Eurocup avec Nancy ?
Oui, c’était un souhait de jouer une coupe d’Europe parce que c’est une évolution dans la carrière. On veut toujours aller plus haut. J’avais pu faire quelques matches avec Nancy, c’était super intéressant. Cette année, j’ai un rôle plus important. Jouer en coupe d’Europe et en championnat de France c’est totalement différent. Ce n’est pas le même basket. Cela aide aussi à progresser. Cela va m’aider pour la suite de ma carrière.

Vous tournez à 85 points par match en Jeep ELITE et à 64 en Basketball Champions League. Comment l'expliquer ?
L’intensité est différente. Il y a plus de dureté. Les arbitres laissent beaucoup plus jouer (en BCL). Ils sifflent moins les contacts. Ce n’est pas le même basket. C’est peut-être moins plaisant pour les gens qui regardent un match comme hier (64-54 contre les Allemands de Ludwigsburg). Les deux premiers matches ont été plus difficiles (perdus à Murcie et à Banvit). Il faudra gagner la semaine prochaine contre Ventspils pour revenir à 2 victoires -2 défaites. Le principal c’est de prendre le moins de points possible. En attaque, on arrivera à mettre des points si on a plus d’adresse.

Vous jouez à Nanterre ce week-end. Un test intéressant pour le MSB…
Cela va être dur parce qu’on va enchaîner Nanterre, à Strasbourg ensuite. On va jouer l’ASVEL pas longtemps après. On va voir où on se situe, parce que pour l’instant à part Gravelines, on n’a pas joué encore le haut de tableau.