Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J6 : Louis Labeyrie

Avec 16 points et 9 rebonds pour 23 d'évaluation en sortie de banc, le All Star français Louis Labeyrie remporte cette semaine le titre de #DLSIxiemeHomme de la 6ème journée de Pro A.

 

Qu’est-ce que cette récompense signifie pour toi ?

Ça fait toujours plaisir de recevoir un trophée. Ce match face à Châlons-Reims, c’est une vraie belle reprise pour moi, après une petite blessure qui m’a obligé à rester sur le côté pendant un mois (Labeyrie a manqué trois journées de championnat, de la 2e à la 4e, ndlr). Je suis en train de revenir à mon état de forme de la prépa, où j’étais plutôt bon. J’ai bien bossé pour revenir. Cette performance est une belle promesse pour la suite, à moi d’enchaîner !

Titulaire ou sur le banc au coup d’envoi, quelle est la différence pour toi ?

Franchement, il n’y a pas de différence. La vraie question à se poser est « qui finit le match ? ». Je préfère avoir la responsabilité de finir le match que de le commencer. Et si je ne commence ni ne finis le match, ce n’est pas grave, du moment que j’ai fait mon taff. J’aurais peut-être pesé à un autre moment de la rencontre.

Et au niveau de l’approche mentale, vois-tu une différence entre les deux rôles ?

Personnellement, non. J’essaye juste de faire le vide, de me concentrer pour être le plus performant possible, peu importe que je démarre dans le cinq ou non.

Commencer sur le banc te permet-il de prendre des informations sur l’équipe adverse ?

Oui. Ça me permet d’avoir plus de recul et d’avoir en tête si tel ou tel joueur est en difficulté avec les fautes, de voir la dureté défensive de l’adversaire… Et puis, ça permet de prendre la température au niveau de l’arbitrage. A un moment, les arbitres ne peuvent pas tout siffler et sortir tous les joueurs du match ! Du coup, notre objectif, c’est de pousser le curseur de l’agressivité au maximum et de voir jusqu’où les arbitres nous laisseront aller. On veut vraiment étouffer notre adversaire. A titre personnel, je suis là pour mettre de l’intensité. Je suis là pour participer à notre gros rythme défensif, être très dur.

A part mettre de l’intensité, qu’est-ce que le coach attend de toi ?

De l’intensité. (Il le répète) Tout le temps. Je ne suis pas là pour penser. Ça, je le laisse à Louis Campbell ! Moi, je me contente de jouer, je ne me prends pas la tête. Louis, c’est le général et moi, je suis un petit soldat. Jason Rich nous guide, aussi. On les écoute, on fait ce qu’ils disent, et ça nous réussit !

« Le discours du coach, c'est : « Bouge-toi le c** et tu joueras ! »

 

Comment se traduit ton impact sur le terrain ?

Je dois être présent aussi bien défensivement qu’offensivement. Et je peux très bien ne pas marquer de points, mais peser autrement en attaque. Par exemple, au rebond offensif. Ce week-end, j’en ai pris six, ça fait autant de deuxièmes chances pour mon équipe.

Comment expliques-tu le fait que tu peux être très performant sur un match et beaucoup moins sur le suivant, ce problème d’irrégularité ?

Je me contente de jouer pour régler ce souci. A part ça, je n’ai pas la solution au problème, mais j’essaye de la trouver. Je sais que je ne suis pas aussi performant à l’extérieur qu’à la maison, et j’y travaille. Après, cette saison, je n’ai joué que trois matches. J’ai été pas mal au rebond face à Nancy (8 prises dont 5 offensives en 21 minutes, ndlr). A Cholet, c’était mon match de reprise, après ma blessure, et je n’avais que trois entraînements dans les jambes… Donc j’ai eu beaucoup de mal à trouver du rythme. Enfin, face à Châlons-Reims, je suis monté en puissance. Maintenant, à moi de reproduire ce match le week-end prochain, à Chalon, cette fois-ci à l’extérieur.

Travailles-tu avec Freddy Fauthoux pour corriger le problème ?

Oui mais, arrivé un moment, quand je suis sur le terrain, le coach est derrière la ligne de touche. Donc c’est un peu compliqué de lui demander d’aller prendre mon tir à ma place, de prendre mon rebond !

Comment expliques-tu le bon début de championnat de ton équipe ?

Le coach a redistribué les cartes au niveau des responsabilités. Il y a eu des échanges, des paroles, des discours. Mais surtout, il y a eu des faits. Aujourd’hui, je suis sûr que tous les joueurs de notre effectif sont ravis de jouer pour lui. Sa sincérité, que ce soit dans les échanges individuels ou collectifs, fait qu’on est tous derrière lui. Du coup, il n’y a plus de clivages avec les Américains d’un côté, les Français de l’autre. Et, au niveau du temps de jeu, peu importe la nationalité, il n’y a pas de passe-droits. Son discours est le même : bouge-toi le c** et tu joueras ! Aide ton prochain !

Que peut-on attendre du PL cette saison ?

On veut gagner le match suivant. Point. Et advienne que pourra.