Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J5 : Jonathan Kazadi

Auteur de 20 points à 80% aux tirs dans la victoire d'Orléans Loiret Basket face au Limoges CSP, l'International Suisse Jonathan Kazadi reçoit cette semaine le titre de #DLSIxiemeHomme de la 5ème journée de Pro A.

 

Jonathan, qu’est-ce que cette récompense signifie pour toi ?

C’est fou ! En arrivant ici, je ne m’attendais pas à recevoir ce type de distinction, et encore moins aussi tôt dans l’année. Cette saison, mon but est de m’installer en Pro A, de trouver ma place et, surtout, de m’adapter au niveau.

 

Titulaire ou remplaçant, comment gère-t-on l’approche mentale du match ?

L’approche doit être la même. Que je démarre ou non, je dois être prêt ! Et puis, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Peut-être que le titulaire va prendre des fautes rapidement, se blesser… et je vais devoir rentrer au bout de deux minutes de match ! Donc je dois me tenir prêt à rentrer sur le terrain.

 

Est-ce que sortir du banc est réellement différent ?

Je trouve qu’il y a une petite différence entre les deux rôles. J’ai été titulaire tout au long de ma carrière en Suisse sauf il y a deux ans, où j’ai connu une saison blanche, à cause de problèmes au genou. La saison passée, lorsque je suis revenu au jeu, je ne commençais pas les matches, comme cette année. Et, personnellement, je trouve plus facile de démarrer le match sur le banc.

 

Pourquoi ?

On peut observer l’équipe adverse en attaque, en défense, par exemple sur les pick and rolls. Et puis, on peut prendre la température du match, voir si les arbitres sont sévères, ce qu’ils sifflent… Avant de rentrer, on a donc différentes informations à notre disposition, qui nous seront utiles une fois sur le terrain.

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à venir en France, à Orléans ?

J’ai joué toute ma carrière au sein du même club, en Suisse (Fribourg, ndlr) et j’ai toujours aspiré à découvrir autre chose. Je devais attendre le bon moment, que je me sente vraiment prêt à jouer à l’étranger. La proposition d’Orléans m’a tout de suite plu, c’était l’opportunité parfaite. J’avais envie d’un nouveau challenge dans ma carrière, et la Pro A en est un. C’est une belle ligue, avec un meilleur niveau qu’en Suisse.

 

« En Suisse, quand tu donnes rendez-vous à un ami, il faut être là cinq minutes en avance ! »

 

 

Quelles sont les principales différences que tu as observées entre les deux championnats ?

Par rapport à la Suisse, c’est beaucoup plus dur ! En Pro A, ça joue plus vite, c’est plus intense, les joueurs sont plus athlétiques… Et puis, les effectifs sont plus riches, les coaches peuvent faire tourner et, du coup, l’intensité ne diminue pas. Maintenant, à moi de m’adapter le plus vite possible à tout ça.

 

Et en dehors du terrain ?

La vie en France et celle en Suisse sont assez similaires. Après, j’aime faire du vélo, et, à Orléans, il y a des petits chemins, des pistes cyclables… J’avoue que c’est plus pratique qu’en Suisse ! Au niveau des relations humaines, c’est plus carré chez nous. Par exemple, en Suisse, quand tu donnes rendez-vous à un ami, il faut être là cinq minutes en avance ! (rires) Tandis qu’ici, quand tu arrives avec deux, trois minutes de retard, tu es encore à l’heure, c’est plus tranquille.

 

Comment s’est passée ton intégration, sachant que tu n’avais jamais connu autre chose que la Suisse ?

Je pensais que, vu que j’arrivais de Suisse, j’allais me faire chambrer, que ça n’allait pas forcément être simple pour s’intégrer ! Mais les gars ont vraiment été cools.

 

Et au niveau du jeu ?

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant ici. En fait, je m’attendais au mieux et je me préparais au pire ! Je savais que ça pouvait être galère, que mon adaptation à ce niveau-là pouvait être compliquée et du coup, j’ai beaucoup travaillé. A l'entraînement, pendant les matches, je suis tout le temps à fond, je donne tout et je me rends compte que ça peut payer, que je peux être compétitif à ce niveau. Maintenant, à moi de continuer, ce n’est que le début de saison. C’est vrai que j’ai fait un bon match le week-end dernier, mais j’en ai eu aussi des beaucoup plus compliqués, notamment à Nanterre (0 point en 20 minutes, ndlr). J’étais un peu dépassé.Aujourd’hui, je dois m’appuyer sur le match de Limoges pour enchaîner, et construire ma confiance. Ça me motive pour travailler encore plus et devenir de plus en plus régulier.

 

Que peut-on attendre d’Orléans cette saison ?

C’est une bonne question ! (rires) On a eu un départ assez difficile, avec deux défaites (à Chalon et Nanterre, ndlr). Notre calendrier n’était pas simple, avec plusieurs rencontres à l’extérieur, face à de belles équipes. Après, je ne vais pas pronostiquer ! Je n’ai pas vu assez d’équipes pour le moment et, même si je regarde les stats des matches, ça ne suffit pas. A nous de rester concentrer sur nous-mêmes avant de parler de classement.