Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J29 : Jérémy Leloup

Avec un très joli 24 d'évaluation, Jérémy Leloup a apporté tout son talent en sortie de banc pour une victoire de la SIG. Il est élu #DLSIxiemeHomme de la 29e journée de Pro A.

Jérémy, pour la troisième fois de la saison, tu as été élu DLSIxième homme de la journée. Tu sembles monter en régime en même temps que toute ton équipe sur la phase retour…

C’est clairement ce qui se passe. La dernière fois, j’avais dit que l’équipe commençait à progresser grâce aux entraînements supplémentaires (après l’élimination de la SIG en BCL). On avait plus le temps de travailler sur les points négatifs qui nous pénalisaient beaucoup. Tout s’est mis en place tranquillement et j’ai les stats qui vont avec la bonne forme de l’équipe.

Est-ce que cette montée en puissance correspond aussi aux changements apportés dans le cinq de départ ? Vincent Collet a remplacé Erving Walker et toi dans le cinq par Paul Lacombe et Frank Ntilikina. Cela a-t-il joué ?

C’est possible. C’était normal par rapport aux performances de Paul depuis le début de la saison. Pour moi, Paul était la pièce maîtresse de l’équipe, et il était en sortie de banc à la base. Il y avait aussi le fait que j’avais du mal à m’exprimer quand j’étais avec Erving et A.J. Slaughter. Vincent a fait le choix de changer un peu cela. Il sait aussi concrètement que ce n’est pas vraiment un problème pour moi de commencer dans le cinq ou sur le banc. Je préfère finir les matches que les commencer. Je prends un peu le rôle d’energizer que Paul avait. Lui le fait dès le début et moi j’essaie de remettre une couche derrière. Ca se complète bien. Et puis l’équipe tourne mieux depuis que Frank a pris la mène en titulaire.

Sur votre série de 10 victoires, tu tournes à 60% à trois-points (24/40). Comment l’expliques-tu ?

C’est clairement le fait qu’on arrive à trouver de meilleures positions de shoot. On est plus dans le rythme, plus confortables. Ce sont des vrais bons shoots. C’est lié aussi au fait que l’équipe vit mieux ensemble, prend plus de plaisir à se passer la balle, dans les bons timings. Les shoots sont tout simplement plus faciles à mettre.

Votre calendrier de fin de saison est costaud. Est-ce parfait pour bien préparer les playoffs ?

Ca va être bien parce que le calendrier est très compliqué. Même Orléans va jouer son maintien chez nous. Ils ne vont pas venir pour rigoler. L’équipe de Nanterre est en pleine confiance en ce moment. On va à l’ASVEL, on va au Portel, ce ne sont pas des déplacements très faciles. Et on reçoit Monaco. Ca va être bien pour essayer d’augmenter le rythme, l’agressivité parce que le niveau d’intensité va être plus important en playoffs. On va devoir encore augmenter notre niveau pour ne pas se faire surprendre en playoffs.

Les quatre saisons précédentes, vous étiez toujours 1er ou 2e de la saison régulière. Allez-vous aborder les playoffs différemment cette année ?

Forcément on ne va pas avoir le même statut. Les années précédentes, pour beaucoup de gens, on était les favoris - et on a bien vu qu’être favori cela ne veut pas dire qu’on gagne à la fin malheureusement – mais là, on va arrive en outsiders. Tout le monde voit Monaco remporter le titre. On va essayer de faire ce qu’il faut déjà pour passer les premiers tours. On verra où cela va nous mener.

Tu as été sélectionné dans la liste des 37 du nouveau « Team France ». Après avoir joué deux matches de préparation avec l’équipe de France l’été dernier, est-ce une grande satisfaction ?

Oui forcément. J’ai eu la chance d’y goûter l’année dernière dans des conditions un peu particulières où il manquait beaucoup de joueurs, pour dépanner.  Cela donne envie d’y revenir. J’avais déjà été pris dans des groupes de 24 les années précédentes. Je vais essayer de continuer sur ma lancée et pourquoi pas essayer d’accrocher un stage officiel où j’ai mérité d’être là.

Surtout que cette année il y a moins de concurrence au poste 3 qu’à d’autres postes…

Oui, du fait que Nicolas Batum ne soit pas là et que Mike Gelabale ait pris sa retraite, cela laisse de la place. Maintenant, il y a des joueurs qui arrivent derrière de la NBA (Evan Fournier, Timothé Luwawu-Cabarrot voire Axel Toupane) ou de championnats européens (Nobel Boungou-colo…). Il y a quand même pas mal de concurrence, même si ce sont des joueurs pas aussi grands que pouvaient l’être Batum ou Gelabale.