Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J27 : Ferdinand Prenom

Nous sommes allés à la rencontre de l'intérieur du HTV, avant de jouer le PL, ce soir. Où l'on a parlé de basket, mais pas que, durant 1h30...




On a retrouvé Ferdinand Prenom ce midi, à Levallois, dans un hôtel à deux pas du palais des sports Marcel Cerdan. On aurait dû le voir la veille et puis, son avion a été annulé. Pas grave, le garçon est du genre arrangeant. Rendez-vous a été pris à 13h30. On se quittera à… 15h. Confortablement installés dans des fauteuils du hall, nous avons parlé de tout. Et donc de basket.

« J’ai alterné le bon et le moins bon cette saison. Quand on a commencé à perdre des matches, j’ai peut-être essayé de faire des choses qui ne sont pas « moi ». Mes chiffres sont moins bons sur les dernières semaines et ils ne mentent pas : j’ai été nul sur la période. Après la défaite face à Antibes, on s’est dit la vérité, dans l’équipe. Ça nous a fait du bien. Derrière, on est allé battre Le Mans alors que personne ne nous voyait vainqueurs. »

Mais il n’y a pas que le basket dans la vie de Ferdinand Prenom, qui « aime faire le mec lambda ». C’est-à-dire ?

« Le mec lambda, c’est sortir du boulot et, vu que je suis dans le Sud, aller me balader en bord de mer, me poser sur la plage, faire les boutiques… J’aime prendre du temps, tranquille, sans penser forcément au basket. Je vais beaucoup au cinéma, aussi. Ça me permet de me vider la tête. Je regarde de tout : des films français – j’ai vu A bras ouverts dernièrement, j’ai raté Orpheline – ou encore Fast and Furious 8. Je préfère ça à rester devant ma télé. »


« Les gens prennent du temps pour venir nous voir, pourquoi je n’en prendrais pas pour eux ? »


L'intérieur a une conception de son métier qui ne s’arrête pas au terrain. Ferdinand se décrit comme « sociable » et ne rechigne pas à aller au contact des fans, bien au contraire.   

« Si on peut donner du plaisir aux gens, c’est parfait. Quand tu signes un autographe et que tu passes un peu de temps avec des enfants après le match, ils sont aux anges. Qu’est-ce que ça te coûte de le faire ? Quand j’étais gamin, j’aurais aimé que des sportifs de haut niveau viennent partager leur expérience. Les gens payent pour te voir, prennent sur leur temps libre… Eux prennent du temps pour moi, pourquoi je n’en prendrais pas pour eux ? »

Originaire de la Capitale, le pivot du HTV est très attaché à sa ville - son maillot est floqué du numéro 75 - et à son arrondissement d’origine : le 18e. Anthony Christophe vient nous interrompre : il a besoin des éclairages de « Ferdi » pour aller dans Paris. L’itinéraire de métro établi, on reprend la conversation.   

« Quand je reviens à Paris, je suis un touriste ! J’aime bien me balader dans la ville, redécouvrir les choses. Je voulais acheter un guide sur le 18e parce que j’avais vu qu’il avait été désigné meilleur arrondissement de Paris. En fait, quand tu feuillettes les bouquins, tu te rends compte que tu connais sans connaître. Certains de mes potes qui ne sont pas d’ici connaissent mieux la ville que moi ! »

Ce soir, il retrouve le PL, un match forcément un peu particulier, devant « ma famille et mes copains ». Dans le camp d’en face, de vieilles connaissances : Ada Sané, Giovan Oniangue ou encore Louis Labeyrie et Vincent Poirier, qu’il a côtoyé durant ses jeunes années. Et, pour l’arbitrer, Régis Bardera, que l’on croise et salue avant de se quitter : « Tu es gentil avec moi ce soir, Régis ? Tu verras, je ne ferai aucun écran mobile ! »