Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J27 : A.J. Slaughter (ASVEL) : « On ne veut pas se contenter de la première place »

Joker de luxe de l’ASVEL, A.J. Slaughter (1,91 m, 31 ans) a signé son record de la saison avec 25 points dans la victoire à Châlons-Reims.

A.J. Slaughter serait titulaire dans 90% des équipes de la Jeep® ÉLITE. À l’ASVEL, il est un joker de luxe. L’arrière américain a pour mission d’apporter un danger offensif en sortant du banc. Le numéro 8 au shoot soyeux s’acquitte bien de ce rôle puisqu’en une vingtaine de minutes par match, il est le deuxième meilleur marqueur villeurbannais cette saison, et affiche des pourcentages très corrects (11,2 points à 48,1%, dont 42,5% derrière l’arc). 


S’il commence rarement les matches, le ballon lui arrive souvent dans les mains au moment de plier un match. On se souvient de son tir de la gagne sur le parquet de Monaco lors de la première journée. On se souvient aussi de son dernier tir manqué face à Andorre en quart de finale d’EuroCup. Tel est le destin des shooteurs. 


Le week-end dernier, à Reims, A.J. Slaughter était dans un grand soir. Il a apporté 25 points à 10/15 aux tirs, et l’ASVEL est repartie de Champagne avec sa 21e victoire de la saison, consolidant ainsi sa place de leader. A.J. Slaughter insiste sur la belle constance de son équipe cette saison. Il sait aussi qu’en Playoffs, les compteurs seront remis à zéro. Après tout, aucun vainqueur de la saison régulière n’a terminé champion depuis Cholet en 2010… 



A.J., vous avez établi votre record de la saison à Reims, avec 25 points. Quelles ont été vos sensations pendant ce match ?
Je me suis senti très bien dès le début. J’ai essayé d’être agressif dès mon entrée, parce que je n’avais pas très bien joué lors des deux derniers matches. 


C’est la 21e victoire de l’ASVEL. L’an passé, à la même époque, vous aviez « seulement » 15 victoires. Quelle est selon vous la principale différence entre l’ASVEL de l’année dernière et l’ASVEL de cette année ?
Cette année, on est plus constants. On a été plus régulier et consistant depuis le début de la saison alors que l’année dernière, on pouvait perdre deux-trois matches d’affilée. Ce n’est pas arrivé cette saison. 


Bien que vous sortiez du banc la plupart du temps, vous êtes le deuxième meilleur marqueur de votre équipe…
Oui, je suis à l’aise dans ce rôle. Sortir du banc ou être dans le cinq, cela n’a pas vraiment d’importance. J’aurai toujours les opportunités de scorer et d’être le joueur que je suis. Je suis d’autant plus satisfait de mes performances que l’équipe joue bien. On veut arriver lancés avant les playoffs. 


Vous avez été moins efficace en EuroCup qu’en Jeep® ÉLITE. Comment l’expliquez-vous ?
D’abord, l’EuroCup est une très bonne compétition. J’ai raté l’opportunité contre Andorre de nous qualifier pour le Final Four. Andorre a bien joué. Mais c’est le basket, ces choses arrivent. 


Ce dernier tir raté vous a hanté par la suite ?
Oui, cela a été difficile. J’ai l’habitude de prendre ces tirs en fin de match. J’en ai déjà marqué beaucoup. J’en ai raté aussi. Il faut simplement se relever et aller de l’avant. 


L’ASVEL a de bonnes chances de terminer première de la saison régulière. Qu’est-ce que cette première place représente pour vous ?
Ce serait un bel accomplissement de terminer premier. Cela récompenserait notre constance tout au long de la saison et la façon dont nous avons joué. Mais on ne veut pas se contenter de cela. On veut gagner les playoffs. Et il y aura du boulot parce qu’il y a d’autres prétendants comme Monaco, Strasbourg ou Limoges. 


Un mot sur l’équipe nationale de Pologne, que vous avez aidé à se qualifier pour la Coupe du Monde. Serez-vous en Chine en septembre ?
Oui, bien sûr. C’est une grande réussite pour le pays et l’équipe nationale de s’être qualifié. On est impatient de disputer la Coupe du Monde. On est ambitieux. On ne veut pas y aller simplement pour participer. (La Pologne aura une belle carte à jouer dans le groupe A avec la Chine, le Venezuela et la Côte d’Ivoire).