Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J24 : Louis Labeyrie

Avec 16 points à 58,3% aux tirs, 9 rebonds et 2 interceptions pour 24 d'évaluation, Louis Labeyrie a été une nouvelle fois décisif dans la victoire du Paris Levallois à Limoges ! Il est élu #DLSIxiemeHomme pour la 4ème fois de la saison.




Nous avions rendez-vous avec Louis Labeyrie à 15h, hier, dans le centre de Levallois. Il arrive, prévient qu’il n’a pas encore mangé, et nous voilà partis en quête d’un restaurant qui sert encore au milieu de l’après-midi. Après nous être cassés les dents sur deux des repères de l’intérieur du PL (deux épiceries fines donnant dans la charcuterie et le fromage), rendez-vous en terrasse d’une brasserie avec un double expresso et une crêpe au Nutella.

« Par le passé, on a soit très mal commencé les saisons et bien fini, du coup on terminait avec des regrets… soit l’inverse. Cette année, on ne s’est concentré que sur nous, dès le début. Dès la prépa, on était bien. On n’était pas forcément attendus et justement, ça nous a donné envie de montrer ce qu’on valait, et de fermer des bouches. Tout ce qu’on veut, c’est gagner. Se cacher dans la pénombre et, à la fin, gagner. Ça m’a bien fait plaisir d’aller taper Limoges à Beaublanc, par exemple. Dans le vestiaire, Freddy était dans la retenue. Mais on voyait que pour Rémi (Lesca) et lui, les « Palois », c’était particulier. »

Le café fini, détour par la fameuse fromagerie, où Louis fait le plein « tous les quatre jours. » Le garçon a ses habitudes, plaisante avec la patronne, déguste du Bleu, parle Présidentielles sur le pas de la porte… Son sac à la main, direction la salle, où l’attend le kiné. L’occasion de reparler basket.

« Je me sens bien. Je progresse, et heureusement ! Ça serait dommage quand même, quand tu t’entraînes 2h30 avec l’équipe, et que tu rajoutes 1h30 de muscu et 1h15 de shoot. Et puis, l’été, c’est direction Dallas, pendant un mois. Pas pour être gros (sic), mais pour te défoncer sur la piste d’athlé à 7h du matin… Ça fait deux ans que je suis ce programme-là. Après, si tu ne progresses pas, c’est que tu le fais exprès. »


« Honnêtement, il y a une dizaine de personnes qui me connaissent réellement »


Sur le chemin, Louis se fait régulièrement arrêter par des supporters, tantôt par un simple « Félicitations pour ton match à Limoges ! » et une poignée de mains, tantôt par une courte conversation avec un supporter de longue date, qui loue son « mental extraordinaire ». A tous, il donne rendez-vous dimanche (le PL reçoit Pau-Lacq-Orthez, à 18h30, à suivre sur Numéro 23 et SFR Sport 2).

« Les gens m’aiment bien, ici. En fait, c’est comme à l’époque des chevaliers. Même si tu es mon ami, si tu es un chevalier de Pau, je vais défendre les couleurs de ma ville et donc te détruire. Et cet état d’esprit-là, au-delà des stats, je pense que les gens l’apprécient. »

Un garçon attachant, un « personnage », comme nous le disait son coach début décembre, qui conclut : « Je suis un peu un mélange entre mes deux chiens (un Staffy et un Braque de Weimar, ndlr) : un peu fou comme l’un, et chasseur et mystérieux comme l’autre… Honnêtement, il y a peut-être une dizaine de personnes qui me connaissent réellement. Ma famille, des amis très proches… Et puis, je donne beaucoup du « vrai Louis » au club. »

Et un peu à nous… voire pourquoi pas un peu plus, lors d’un prochain DLSIxième homme ?