Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J23 : Jérémy Leloup

Avec 16 points à 83,3% aux tirs (dont un magnifique 4/4 à 3 points), 4 rebonds et 2 interceptions pour 20 d'évaluation, Jérémy Leloup a été clé en sortie de banc ! Le joueur de la SIG Strasbourg est le #DLSIxiemeHomme de la 23ème journée de Pro A !




Jérémy, début février, tu avais été désigné meilleur sixième homme de la 17e journée de Pro A et Strasbourg venait de se qualifier in extremis pour la Leaders Cup (9v-8d). Depuis, vous êtes sur une belle dynamique (5v-1d), avec des victoires face à Gravelines et Pau. Comment explique-t-on cette bonne passe ?

C’est assez simple. On a été éliminés de la BCL par l’Aris Salonique fin février et, automatiquement, on a eu plus de temps pour travailler. Avoir une semaine pour vraiment préparer les matches du week-end, c’est quelque chose que l’on n’avait pas connu depuis le retour de Vincent Collet. C’est ce travail à l’entraînement qui nous permet de progresser et qui explique notre série actuelle.  

A l’époque, tu nous avais confié que tu te « sacrifiais » un peu pour le bien du collectif. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Je me sens de mieux en mieux dans cette équipe. C’est toujours pareil : maintenant qu’on a le temps de travailler davantage, on est en train de créer un collectif. En match, on trouve de meilleures situations de tirs, ce qu’on n’avait pas forcément jusque-là. Il y a des jours où je vois moins le ballon que d’autres, mais on produit du jeu. Et puis, c’est tout de suite moins frustrant quand tu gagnes !

Même dans une saison comme celle-là, sens-tu que tu progresses ?

Oui. Au-delà du terrain, mentalement, tout ça me fait progresser. Quand tu es plus jeune, que tu ne touches pas trop la balle, que l’équipe ne tourne pas, tu peux te frustrer, t’énerver… Et quand finalement tu vois la balle, l’accumulation fait que tu rates ! Aujourd’hui, j’ai gagné en expérience là-dessus. J’essaye de rester fort dans ma tête, pour que ça m’affecte moins.  


« Maintenant, on ne recule plus face aux équipes qui nous rentrent dedans »


Tu as l’air de prendre les choses à cœur.

Oui, je suis comme ça. Je suis investi à Strasbourg, c’est ma quatrième saison ici. Je ne suis pas le genre de joueur qui vient juste faire son match, ses entraînements et basta ! Je me suis imprégné des valeurs de la SIG et j’ai bien conscience que nous, les joueurs, ne sommes pas les seuls à travailler pour le club. Il y a beaucoup de personnes dans l’ombre qui font tourner la machine, aussi.

Dimanche, vous recevez Chalon (à suivre sur Numéro 23 et SFR Sport 2 à partir de 18h30). A l’aller, vous aviez souffert (défaite 81-74). Que faudra-t-il changer pour vous offrir l’Elan ?

Lors du match aller, on avait été derrière tout du long, et bien derrière (l’écart est monté à +18 à la 27e, ndlr). On avait subi leur agressivité. Depuis, on a progressé là-dessus. Maintenant qu’on a plus de temps, on peut mettre davantage d’intensité à l’entraînement, et donc on s’habitue à jouer plus physique. Certains joueurs n’avaient pas l’habitude de s’entraîner comme ça, de se faire « taper dessus », et ils progressent. Du coup, quand ça nous arrive le jour du match, on ne recule plus.


L’œil de Vincent Collet

« Jérémy est l’un des piliers de l’équipe. Il nous apporte toute sa dureté, sa défense. Il a beaucoup progressé là-dessus via les coupes d’Europe que l’on a disputées ces dernières années, mais aussi sur sa connaissance du jeu. C’est quelque chose de très précieux, qui ne se mesure pas : l’impact. C’est souvent ce qui fait gagner les matches ! S’arracher sur un repli, plonger sur un ballon qui traîne… Ça peut aussi se traduire par une bonne gestion des efforts, en en gardant pour l’emballage. Ça permet de pouvoir faire le petit truc en plus décisif, et d’aller chercher le stop nécessaire pour gagner. Tout ça, il l’a acquis avec l’expérience et la confiance qui va avec. »