Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J22 : Spencer Butterfield

Avec 23 points à 66.7% aux tirs, 4 rebonds, 3 passes décisives et 3 interceptions pour 26 d'évaluation, Spencer Butterfield a été décisif en sortie de banc ! Le joueur de Nanterre 92 est le #DLSIxiemeHomme de la 22ème journée de Pro A !


Mardi soir, Spencer Butterfield a pris feu en quarts de finale retour de la FIBA Europe Cup : 39 points à 11/13 à trois-points ! Une performance irréelle, qui avait été précédée ce week-end par une mise en garde : 23 points, en sortie de banc... face au leader monégasque.

Spencer, vous avez réussi à faire chuter Monaco ce week-end, sachant que la Roca Team restait sur dix victoires de suite en Pro A. Tu as inscrit tes 23 points en deuxième mi-temps, dont 15 dans le troisième quart. Raconte-nous ton match.


On a vraiment livré un super match. On est très bien entré dedans, et l’équipe n’avait pas besoin que je marque des points. Je me suis concentré sur ma défense, sur le rebond, et sur d’autres choses qui ne se voient pas forcément dans les stats. En deuxième mi-temps, j’ai eu plus d’opportunités de tirs… et c’est rentré ! Et puis, nous étions à domicile, à guichets fermés. Quand les fans poussent comme ça, ça te donne beaucoup d’énergie. J’ai commencé à rentrer un ou deux tirs, j’avais de bonnes sensations et j’ai enchaîné.

Qu’apportes-tu à ton équipe ?

Je suis là pour apporter mon adresse, notamment à trois-points. Je dois aussi être présent au niveau du jeu de passes, notamment sur pick and roll, ou encore au rebond. Je ne suis pas très grand (1,91 m, ndlr) mais j’ai toujours eu cette agressivité pour aller au rebond (Spencer tourne à 4,9 prises/match). Il y a peut-être de l’instinct là-dedans ! En fait, quand j’étais gamin, mon père me disait toujours : « Tu ne marqueras peut-être pas tout le temps, mais tu pourras toujours prendre des rebonds ! »


« Aux Etats-Unis, quand tu passes par une fac, ça devient une sorte de seconde famille »


Comment te sens-tu à Nanterre ?

Je me sens très bien. Paris est à côté et il y a plein de choses à faire ! Avec ma femme, on aime découvrir les bons restaurants… et Paris est pas mal non plus pour le shopping ! J’aime aussi aller au cinéma et j’ai l’embarras du choix ici.

Quel est le dernier film que tu es allé voir ?

Vaiana, la légende du bout du monde ! (rires) Je suis allé voir Tous en scène aussi, je suis plutôt calé sur les films pour enfants ! Après, j’aime bien les films d’action, les drames… D’ailleurs, mon préféré est Point Break (avec Patrick Swayze et Keanu Reeves).

Quand on va voir tes comptes sur les réseaux sociaux, on s’aperçoit que tu postes beaucoup par rapport à ton université (Utah State). Parle-nous de cet attachement.

Je suis toujours ma fac de très près. Je regarde tous leurs matches, ça m’arrive même de rester éveillé pour les voir en direct ! Quand tu passes par une fac, aux Etats-Unis, ça devient une sorte de seconde famille. J’ai gardé de très bonnes relations avec mes coaches, d’anciens joueurs… Certains sont devenus mes meilleurs amis et jouent comme moi en Europe. On est pas mal d’Aggies (le nom des membres d’Utah State) à évoluer ici, comme Jaycee Carroll, qui est également un ami.


L’œil de Pascal Donnadieu

« Quand je l’ai fait venir, j’ai senti qu’il avait le style de jeu qui pouvait correspondre à ce que l’on propose ici. Et puis, à l’image d’autres joueurs que l’on a eu avant lui, je me disais qu’en le mettant bien en confiance et en lui permettant de s’épanouir, il pourrait franchir un nouveau palier. Face à Monaco, il ne marque pas en première mi-temps, et justement, pour lui montrer ma confiance, je lui concocte un système pour lui dès la reprise… et il marque. Moi, je suis là pour le mettre dans les bonnes conditions. Derrière, c’est son talent qui fait la différence. »

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