Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J22 : Richard Hendrix (Le Mans) : « Je joue pour l’équipe »

Richard Hendrix (2,03 m, 32 ans) a réalisé son match le plus abouti depuis deux mois pour aider le MSB à faire chuter le leader villeurbannais à Antarès. Interview.

Recrue phare du MSB l’été dernier, Richard Hendrix (2,03 m, 32 ans) présente l’un des plus beaux CV de la Jeep® ÉLITE. De 2011 à 2016, le costaud pivot américain a disputé l’Euroleague avec le Maccabi Tel-Aviv, Milan, Krasnodar et Malaga, a remporté l’Eurocup en 2013. Le remplaçant de Youssoupha Fall dans la raquette sarthoise était attendu comme l’un des hommes forts de cet opus 2018-19. Son apport effectif n’a pas été tout à fait à la hauteur des attentes - Hendrix tourne à 8,8 points, 5,6 rebonds en 21 minutes en Jeep® ÉLITE. 


Sorti du cinq de départ depuis la 17e journée au profit de Will Yeguete, l’Américain a vu ses statistiques chuter : 5,2 points à 30%, 3,2 rebonds et 4,2 d’évaluation. En cela, sa performance statistique le week-end dernier dans la victoire sarthoise face à l’ASVEL (14 points, 5 rebonds en 18 minutes) représente une belle éclaircie dans une saison contrastée. On n’oublie pas que Richard Hendrix a été l’un des Manceaux les plus consistants dans la Basketball Champions League avec ses 9,9 points à 60%, 6,1 rebonds, 14,2 d’évaluation en 21 minutes. 


Jeudi matin, au lendemain de la défaite du MSB à Bologne, synonyme d’élimination des champions de France en huitièmes de finale de la BCL, le pivot US a répondu à nos questions : 




Richard, comment analysez-vous votre bonne performance du week-end dernier face l’ASVEL ?
Je n’ai pas réfléchi plus que cela mais j’ai essayé de faire ce que je fais depuis le début de la saison. Mon rôle est d’apporter de la rentabilité en sortant du banc. Grâce au travail de l’équipe, j’ai fait un match plutôt décent. 


Will Yeguete (MVP du match avec ses 22 points) et vous avez beaucoup pesé dans la peinture. Le plan était de pilonner à l’intérieur pour exploiter un point faible de l’ASVEL ?
En vérité, à chaque fois qu’on a mis le ballon à l’intérieur, cela rend notre équipe meilleure. On a une bonne association au poste de pivot avec Will, ce one-two punch à la fois dans le cinq et sur le banc, est une force.


Vous avez perdu votre place de pivot titulaire depuis la 17e journée. Comment vous sentez-vous de ce votre rôle de rotation ?
Je suis à l’aise avec ça. Au cours de ma carrière, j’ai eu l’occasion de jouer pour de très bonnes équipes, avec 11 ou 12 très bons joueurs, et cela ne m’a jamais dérangé plus que cela de sortir du banc. Dans les grosses équipes, on ne parle pas vraiment de starters et de joueurs de banc, ce n’est qu’une question de plan de jeu. Je peux m’adapter à ce rôle.


Comment jugez-vous vos performances jusqu’à présent ?
Pendant un bon moment, j’ai fait de bonnes choses en apportant une présence au poste bas et au rebond. C’est moins bien depuis un mois mais en même temps, c’est de ma responsabilité d’essayer d’être meilleur et d’aider l’équipe. 


Vous avez suscité des attentes élevées, en terme statistique, compte-tenu de votre parcours. Mais, à bien regarder, vous n’avez jamais été un scoreur…
Merci (rires) Si on regarde ma carrière, mon apport statistique cette saison est plus ou moins celui que j’ai eu toute ma carrière, avec 10-11 points, 6-7 rebonds, 2 contres, 2 passes. Je joue pour l’équipe. Si vous attendiez à cause de ma carrière que j’allais scorer 20 points à chaque match, ce n’est pas ce que je suis. Je pourrais scorer plus en forçant, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de jouer au basket. Je préfère jouer en équipe, faire bouger le ballon, partager le ballon. Et partager les succès.


Quel regard portez-vous sur la Jeep® ÉLITE ?
C’est une ligue très intéressante. D’abord parce qu’elle est très, très équilibrée. Si vous gagnez deux matches de suite, vous pouvez passer de la 12e à la 3e place. C’est ce qui la rend très intéressante et compétitive. Chaque match compte. Beaucoup de joueurs ont un très bon talent individuel, et sont capables de scorer 20 points. Il y a un style uptempo. Cette ligue ne ressemble à aucune de celles que j’ai connues (Espagne, Israël, Italie, Russie et enfin Turquie en 2017-18).


En parlant de bonne série, votre équipe a gagné trois de ses quatre derniers matches et est remontée à la 7e place. Le MSB est-il plus compétitif depuis l’arrivée de Kendrick Ray ?
Oui, il a montré de bonnes choses, mais chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour rendre l’équipe la meilleure possible. On est focalisé sur la qualification en playoffs et on veut continuer à progresser.


Comment avez-vous réagi à votre élimination en BCL mercredi. La Virtus Bologne était-elle juste trop forte pour vous ?
Je suis très déçu de cette élimination. Parce que dans ce format et après avoir fait match nul au Mans, on devait aborder ce match retour comme une finale et on a perdu de plus de 20 points. Donc je suis déçu, mais c’est derrière nous. On va se focaliser sur la Coupe de France (quart de finale ce week-end contre Dijon) et sur la Jeep® ÉLITE.