Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J20 : Vitalis Chikoko

Avec 22 points à 82% aux tirs et 11 rebonds pour 35 d'évaluation, Vitalis Chikoko a été exemplaire en sortie de banc ! L'international Zimbabwéen est le #DLSIxiemeHomme de la 20ème journée de Pro A !



Vitalis Chikoko a signé la meilleure évaluation pour un joueur sorti du banc depuis le début de la saison (35), le tout dans une victoire sur le parquet de l'ASVEL. Rencontre avec ce fan de Michael Jordan, qui porte, du coup, le n°23.

Vitalis, tu es le DLSIxième homme de cette 20e journée de Pro A, avec 22 points, 11 rebonds et 35 d’évaluation. Est-ce ton meilleur match en carrière ?


Non, j’ai fait mieux ! Lors de ma seconde année en Allemagne, j’ai marqué quelque chose comme 25 points – 15 rebonds face au Bayern Munich. J’adore me mesurer aux meilleurs. Le Bayern, l’ASVEL… ça me motive ! En plus, on avait perdu face à eux à la Leaders Cup, ça nous avait fait mal. On voulait vraiment notre revanche.

Raconte-nous ton match.

Dès ma première entrée en jeu, j’ai cherché à apporter beaucoup d’énergie, et j’ai essayé d’entretenir cette flamme tout du long, notamment au rebond offensif. Après, je dois aussi ma performance à mes coéquipiers. La balle tournait bien et je me retrouvais souvent seul, avec des tirs ouverts. J’avais juste à me placer et à faire ce que je sais faire !

Face à l’ASVEL, vous étiez loin d’être favoris, car vous étiez privés de nombreux éléments, pour des raisons diverses (Edwards, Okobo, Cavaliere, Robinson). Comment avez-vous vécu cette hécatombe ?

Ça a été compliqué. Les gens ont commencé à douter de nous, en pensant qu’on allait perdre tous nos matches. Ça nous a donné un petit coup de boost, au niveau de notre motivation. On veut montrer que peu importe les blessures, peu importe que l’on soit diminué, on peut encore être compétitifs.  


« J’aimerais rester en Pro A aussi longtemps que possible »


Qu’est-ce qui te plaît dans ta vie paloise ?

Cette année, c’est la première fois de ma carrière que je gagne autant. C’est notamment grâce au public. Les gens sont vraiment chaleureux ici, toujours avec le sourire. On n’arrive pas toujours à communiquer, ils essayent en anglais… et je me mets progressivement au français ! Et puis, le jeu me plaît ici. Je me sens bien dans ce championnat et j’aimerais y rester aussi longtemps que possible.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris quand tu es arrivé en Europe, en 2011 ?

L’entraînement ! En Allemagne, je suis devenu pro et on s’entraînait donc deux, trois fois par jours… et je n’avais jamais connu ça au Zimbabwe ! C’était vraiment dur ! (rires) Et puis, c’était la première fois que je partais loin de ma famille, je suis même tombé un peu malade… La nourriture, aussi, était très différente de ce que j’avais pu connaître jusque-là.

Tu es le seul joueur zimbabwéen à jouer en Europe. Es-tu une sorte d’exemple à suivre, chez toi ?

Il y a un peu de ça ! Quand je rentre au Zimbabwe, l’été, j’organise des camps de basket pour les jeunes, et je sens qu’ils veulent marcher dans mes pas. Tu es forcément fier quand tu vois ça.