Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J19 : Jérémy Nzeulie (Strasbourg)

Jérémy Nzeulie a signé son record d’évaluation de la saison le week-end dernier lors de la victoire de la SIG face à Cholet. Interview du DLSIxiemeHomme de la 19e journée.

Jérémy Nzeulie face à Cholet (Crédit : D. Brault / SIG)



Le meilleur marqueur français de la saison 2017-18 savait très bien qu’en rejoignant la grosse cylindrée strasbourgeoise, il n’alignerait pas des chiffres similaires en Alsace. Mais sans doute pas qu’il vivrait un début de saison aussi compliqué (1,0 d’évaluation moyenne après six journées). Samedi dernier, il a été un élément moteur de la victoire de la SIG face à Rhénus (10 points, 6 rebonds, 4 passes, 5 interceptions pour 21 d’évaluation) une semaine après la claque reçue à Pau. Le DLSIxiemeHomme a livré ses impressions à lnb.fr. 


Jérémy, tu as réalisé face à Cholet ton record d’évaluation cette saison, avec 21. Comment analyses-tu ta prestation ?
J’étais content de mon match dans l’ensemble parce que je n’ai pas été le brillant en attaque, mais j’ai été dans le rôle dans lequel je dois être ici. J’ai été très présent en défense et j’ai pu créer pour moi et pour les autres. 

 
C’est la cinquième fois seulement depuis le début du championnat que tu dépasses les 10 d’évaluation. Prêtes-tu attention à tes stats ?
Non, vu comment la saison se passe, pas du tout. Et de tout façon, je savais que mes stats allaient être bien moins importantes que par le passé – même si j’ai conscience qu’elles ne sont pas bonnes du tout. Quand on est dans un collectif comme celui de Strasbourg, on sait qu’on doit se donner pour le collectif. Les stats m’importent peu, ce sont plus les victoires. Mas depuis quelque temps, le problème c’est qu’on ne gagnait pas beaucoup ! Si c’est par mon impact défensif que je peux aider l’équipe à gagner, il faut que cela continue. 

 
As-tu senti une prise de conscience collective face à Cholet, une semaine après votre débâcle à Pau (-41) ?
En fait, cela avait déjà commencé contre Bologne (en Basketball Champions League). C’est très encourageant d’avoir pu continuer contre Cholet, parce que ça ne veut pas forcément dire grand-chose d’avoir une réaction sur un match. Le fait qu’on ait réussi à le faire sur deux matches, cela montre que le message est vraiment passé. Espérons que ce soit un nouveau départ pour nous cette saison. 


Encore une fois, vous avez concédé plus de 80 points à votre adversaire (82). Pourquoi ton équipe éprouve-t-elle tant de difficultés à défendre pendant 40 minutes ?
C’est une des choses à laquelle on n’a toujours pas trouvé la clé. On essaie de faire beaucoup d’efforts dessus. Pourtant on n’a pas de joueurs qui trichent… mais on a du mal sur la constance. C’est pareil des deux côtés du terrain. On a souvent des moments de moins bien en attaque. 


Personnellement, tu as vécu un début de saison très difficile en Jeep® ÉLITE. Comment l’expliques-tu ?
Pendant la présaison, j’avais réussi à trouver ma place, à être bien dans l’équipe. Et puis j’ai dû partir deux semaines avec l’équipe nationale du Cameroun. L’équipe a continué à progresser à ce moment-là, sans moi, et quand je suis revenu, je n’ai pas voulu tout chambouler. C’est comme si je n’avais plus ma place. Ensuite, j’ai fait un ou deux mauvais matches. La confiance a commencé à baisser. Et puis voilà, quand la confiance n’est plus là, tout devient plus compliqué. 

 
Tu n’as pas eu de difficultés à assimiler le basket de Vincent Collet ?
Non, parce qu’il m’a donné beaucoup de liberté dans son système de jeu, mis beaucoup de systèmes en place pour moi. C’était vraiment un problème de confiance et de place dans l’équipe. Pendant un bon mois, j’avais l’impression d’être un peu perdu sur le terrain. 

 
Le club a annoncé que deux nouveaux renforts devraient arriver sur les postes 2-1 et 4. Comment réagis-tu à ces annonces ?
Tout renfort est bon à prendre pour l’équipe. Strasbourg est censé être une top team du championnat. Aujourd’hui, on est seulement 5e (4e ex aequo avec Dijon, Limoges et Bourg-en-Bresse). On sait que notre gros rival, c’est l’ASVEL et l’ASVEL est mieux armé que nous. Donc c’est dans la logique des choses. 

 
La Leaders Cup arrive en fin de semaine prochaine. Comment sens-tu la SIG dans cette compétition ?
Malheureusement l’absence de Mardy* ne nous fait pas du bien parce qu’on sait que cette compétition impacte beaucoup physiquement. Enchaîner les matches à ce moment-là, ce n’est pas la meilleure des choses. Après, on sait que tout est possible. On va y aller et on va se donner à fond, mais effectivement la blessure de Mardy nous casse un peu.

*La SIG a annoncé mardi que Mardy Collins souffrait d’une lésion musculo-tendineuse des ischio-jambiers de la cuisse droite et serait indisponible un mois minimum.