Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J18 : Vee Sanford (Élan Chalon)

Vincent "Vee" Sanford a abandonné exceptionnellement son costume de titulaire face au Portel mais a eu son rendement habituel. Interview du DLSIxiemeHomme de la 18e journée.

Vee Sanford (1,91 m, 28 ans) est un ancien habitué de cette rubrique. L’ex-Shark d’Antibes a été élu trois fois DLSIxiemeHomme lors des 18e, 20e et 24e journées de la saison 2017-18. Son coach d’alors, Julien Espinosa, aimait faire rentrer cet energizer en cours de match, et utiliser sa polyvalence sur les deux postes arrières. Depuis son arrivée à Chalon, en revanche, l’Américain est un membre indéboulonnable du cinq de départ. Indéboulonnable… jusqu’au dernier match. Contre Le Portel, Jean-Denys Choulet a choisi de grandir son cinq, et de lancer Mykal Riley et Mike Gelabale sur les postes 2 et 3. Un choix dicté par l’état de forme de Vee Sanford, malade. Ceci ne l’a pas empêché de réaliser un match digne de ses standards avec 16 points, 4 passes et 20 d’évaluation. Dans la grisaille chalonnaise de ces derniers mois, Vee Sanford a été l’un des joueurs les plus réguliers de l’équipe. 

  


Vee, ce week-end face au Portel, vous avez démarré le match sur le banc pour la première fois de la saison. Avez-vous une explication ?
En fait, j’étais malade, j’avais une vilaine grippe. Quelques jours avant, contre Pau en Coupe de France (mercredi 23 janvier), je n’ai pas pu finir le match parce que j’étais malade. Donc j’ai commencé ce dernier match contre Le Portel sur le banc. Cela ne me dérange pas. Je l’avais déjà fait l’année dernière. 

 
On pouvait croire que cela avait à voir avec votre série de défaites, huit sur les neuf derniers matches, et qu’il fallait changer quelque chose dans le cinq ?
Je ne crois pas. De toute façon, honnêtement, je n’ai pas de problème avec les décisions du coach, tant que c’est bon pour l’équipe. 


Comment expliquez-vous les difficultés de votre équipe lors des deux derniers mois, après avoir réalisé un bon début de saison (6-2 après 8 journées) ?
Le basketball, c’est comme la vie, il y a des bons et des mauvais moments. Des fois, ça va aller très bien et d’autres fois vous vous prenez un mur. On a pris un mur les deux derniers mois, cela a été difficiles mais je crois que cela nous a fait grandir. Chaque match qu’on a perdu l’a été de très peu. On doit simplement rester patient, ne pas s’affoler et continuer à bosser chaque jour. 

 
L’une des principales raisons de cette mauvaise passe semble être votre défense. Votre équipe connait régulièrement des passages à vide dans ce secteur…
Oui, défensivement, on a eu des manques ces deux derniers mois. Bien sûr que cela nous a pénalisés. Mais on a fait des bons ajustements collectifs. 

 
L’année dernière, vous nous aviez déclaré vouloir jour pour une équipe qui gagne. On imagine votre déception de ne pas disputer la Leaders Cup avec l’Elan Chalon ?
Oui, c’est très difficile. Tout le monde avait l’objectif de jouer la Leaders Cup. Malheureusement, on n’a pas réussi. Mais ce n’est qu’une étape du milieu de la saison, on a encore toute une moitié de saison à jouer pour atteindre les playoffs. On ne regarde pas en arrière, on va se focaliser sur la suite, sur les 16 matches qui restent à jouer pour aller en playoffs. 


Personnellement, vous avez de bonnes statistiques, en hausse par rapport à celles de la saison écoulée à Antibes (14,9 points à 53,2%, 3,5 rebonds, 3,2 passes, 15,7 d’évaluation en 28 minutes). Comment évaluez vous votre première moitié de saison ? Estimez-vous avoir franchi un nouveau palier ?
J’ai bien travaillé pour essayer de progresser. Je sens que je suis un joueur plus mature. Je vois le jeu différemment. Tout me semble plus lent. Je vois les choses plus vite, plus tôt. Et je ne force pas. Je joue suivant le flow du match. Je suis plus intelligent dans mes décisions. 

 
Vos pourcentages de réussite aux tirs sont excellents, notamment à trois-points avec près de 46%. Pourquoi ne shootez-vous davantage derrière l’arc (4 tentatives par match) ?
Comme je l’ai dit, j’essaie simplement de rester dans le flow du match. Je prends la plupart de mes tirs à trois-points sur des positions ouvertes. Je ne force pas sur des situations en un-contre-un. J’essaie de ne pas forcer trop de tirs à trois-points. Je prends ce qui s’offre à moi. 


Vous êtes venu à Chalon pour jouer sur les deux postes arrière. Quelle position préférez-vous occuper ?
Je me sens à l’aise pour jouer aux deux positions. Je suis très bien au poste d’arrière. À la mène, je suis à l’aise également. Par rapport au début de saison ou à la saison dernière, j’ai appris à mieux contrôler le tempo, à mettre le ballon au bon moment. Chaque jour j’apprends et je sens que je progresse.