Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J18 : Louis Labeyrie

Avec 17 points à 86% de réussite aux tirs et 10 rebonds pour 27 d'évaluation lors de la victoire du PL face à Antibes, Louis Labeyrie a été étincelant en sortie de banc ! Il est le #DLSIxiemeHomme de la 18ème journée de Pro A !


Troisième trophée de meilleur 6e homme de la semaine pour Louis Labeyrie, l’intérieur chevelu du Paris Levallois. Pour l’occasion, nous lui avons posé 3 questions… et poursuivi l’entretien avec l’assistant coach du PL, Sacha Giffa.

Louis, tu as 25 ans dans deux jours. Ce trophée de meilleur 6e homme, c’est un premier cadeau que tu as voulu te faire ?


Je voulais me rattraper de mon non-match de Coupe de France face à Dijon. Et j’ai vraiment kiffé face à Antibes parce qu’on leur a mis une rouste (+19, ndlr) ! En plus, je trouve que c’est une bonne équipe malgré leur classement (16e), avec de bons intérieurs. C’est toujours un challenge de jouer face à ces gars-là.

17 points à 6/7 aux tirs, 10 rebonds pour 27 d’évaluation en 25 minutes. Tu as été rentable face aux Sharks !

Après les matches, je regarde toujours mon évaluation par rapport à mon temps de jeu, et aussi mes rebonds. Sean May m’avait dit qu’en NBA, on considérait un joueur comme un bon rebondeur si le gars en prenait au moins un toutes les trois minutes (Louis en a pris 10 en 25 minutes, contrat rempli).   

On a deviné, dans l’entretien croisé avec Vincent Poirier sur SFR Sport 2, que Sacha Giffa vous donne beaucoup de conseils.

Sacha m’apporte énormément de choses, de la confiance dans mon jeu par exemple. Ce n’est que du « plus » de le côtoyer au quotidien. Il est sincère et, quand tu es capable d’entendre la vérité, tu as une relation de travail exceptionnelle avec lui. On peut dire que c’est un mentor, que c’est « mon grand ».  


« Sa progression va passer par le fait qu’il se pose un peu »


Sacha, vous confirmez ?


Oui. J’ai un rôle de grand frère avec lui et les autres jeunes joueurs. Tous leurs problèmes, les difficultés qu’ils rencontrent… je suis aussi passé par là. Et puis, Louis est très attachant. C’est un peu le grain de folie de l’équipe. Tu peux parler de tout avec lui : politique, gastronomie, mode, chaussures…

Quelles sont les qualités « basket » de Louis ?

C’est un « gros moteur », avec des qualités athlétiques au-dessus de la moyenne. Il ne lâche rien. Quand il fait une erreur d’un côté du terrain, il va se donner à 200% de l’autre côté pour se rattraper. Autre chose : il est toujours en demande. Il veut vraiment progresser donc c’est facile de travailler avec lui. Dans le moindre exercice, il veut du challenge, de la compétition… et ne pas finir dernier !

Tous les joueurs sont un peu comme ça, finalement…

C’est exacerbé chez lui, et c’est ce qui fait sa force. Quand on voit ses stats sur 20-22 minutes, ça veut tout dire (15,1 d’évaluation en 21 minutes, n°1 de Pro A à l’éval à la minute). On met à disposition des joueurs des créneaux de travail individuel, et Louis en réclame tout le temps, que ce soit de la musculation, du perfectionnement basket, de la vidéo… Les gens ne le perçoivent pas comme tel mais c’est un gros bosseur.

Quels sont ses axes d’amélioration ?

Louis est un éternel insatisfait, qui se donne toujours à fond, qui veut que tout aille vite… C’est le gars qui a bu 100 tasses de café ! Donc sa progression va passer par le fait qu’il se pose un peu. Il a largement les capacités, il doit juste prendre plus de temps pour réfléchir, gagner en lecture de jeu…  

Comment peut-il gagner en régularité ?


En se concentrant sur des choses simples. Avant les matches, j’ai ma routine. Je vais voir les joueurs, un par un. Par exemple, Louis, je lui dis : « Si tu vas prendre des rebonds offensifs, ça va lancer ton match. » Je lui fixe une sorte de carnet de route, sans lui mettre de pression, sans lui dire : « Il faut que tu mettes 10 points. » S’il se concentre au rebond off, il peut marquer plus facilement, et donc rentrer dans son match plus tranquillement.