Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J17 : Jérémy Leloup

Avec 12 points à 67% de réussite aux tirs et 6 passes pour 18 d'évaluation lors de la victoire de la SIG face au CCRB, Jérémy Leloup a gradement aidé son équipe à se qualifier pour la Leaders Cup ! Il reçoit le titre du #DLSIxiemeHomme de la 17ème journée


Avant le match de lundi dernier face au CCRB, tu avais démarré les neuf rencontres précédentes en championnat (depuis le 5 novembre). Alterner entre les deux rôles, ne pas savoir si tu vas être dans le 5 de départ ou non, cela change-t-il quelque chose dans ton approche du match ?

C’est une situation que je connaissais déjà l’année dernière. Cette saison, si je sors du banc, c’est pour que tout le monde puisse se mettre dans le bain. Le coach sait que je n’accorde pas trop d’importance à démarrer ou non le match, donc il en profite pour mettre dans le 5 de départ des joueurs qui en ont besoin.

Quel est ton rôle dans cette équipe ?

Sur le terrain, je suis là pour apporter de la discipline collective, montrer l’exemple. Avec Paul (Lacombe, ndlr), j’ai aussi un rôle de relais du coach puisque ça fait plusieurs années que je joue pour lui (Jérémy dispute sa sixième saison avec Vincent Collet). Et puis, je suis capitaine cette année donc je suis là pour mettre du lien entre les joueurs américains et les Français. J’essaye d’être moteur, pour que tout le monde s’entende bien et créer, à terme, une vraie cohésion d’équipe.

Quand on voit les stats des joueurs de la SIG à travers les années, on voit que chacun doit mettre son ego de côté pour le bien collectif. C’est entre autres ça, la philosophie de Vincent Collet ?

Oui. Quand de nouveaux joueurs arrivent avec un certain statut (gros temps de jeu, gros volume de tirs), il faut changer ces habitudes, pour qu’ils se fondent dans le collectif. Il faut leur faire comprendre qu’ils ne sont pas obligés de tirer dès que la balle arrive dans leurs mains, et qu’ils auront de très bonnes positions de tirs dans un second temps, plus tard dans le système. Cette notion-là n’est pas évidente pour tout le monde.


« Il faut que l’on pense à faire baisser les stats de nos adversaires avant de penser à nos propres chiffres »


Au niveau individuel, on sent que tu te mets un peu en retrait pour que les nouveaux puissent trouver leur marque dans le système prôné par Vincent Collet.

C’est exactement ça. Je ne suis pas un joueur qui peut se créer son tir, j’ai besoin des systèmes. Or, aujourd’hui, on met en place beaucoup de systèmes qui ne vont pas au bout. Du coup, je ne reçois pas forcément les ballons dans les meilleures conditions. Si on avait plus de continuité, tout le monde pourrait apporter son écho en attaque. C’est notamment pour ça que je suis sorti du cinq, pour essayer de trouver des solutions.

Vous êtes à 9v-8d à la fin de la phase aller, quel bilan peux-tu en tirer ? Que manque-t-il à cette équipe pour qu’elle passe un cap ?

Il faut que l’on monte d’un cran notre intensité. Face à Monaco et Chalon, dès qu’ils ont haussé le ton physiquement, on n’a pas su répondre. Il faut être prêt à ne pas laisser son adversaire direct scorer 20-25 points par match. Bref, penser à faire baisser les stats adverses avant de penser à ses propres chiffres.

La SIG va donc voir Disney, grâce à ce succès face à Châlons-Reims. C’est ta septième participation à cette compétition, que tu as déjà remporté (une Semaine des As avec Le Mans en 2009, une Leaders Cup avec Strasbourg en 2015). Qu’est-ce que cet événement signifie pour toi ?

C’est une compétition très sympa à vivre, avec un trophée à aller chercher ! Ces trois jours-là pourraient nous servir de déclic, en allant au bout et en faisant le plein de confiance. On pourrait se prouver qu’on est capables de belles choses malgré un début de saison très compliqué. Maintenant, à nous de prendre la compétition au sérieux, et de voir si on est capables de progresser face aux meilleures équipes du championnat.