Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J17 : Darrell Williams (Le Portel)

L’intérieur du Portel, Darrell Williams (2,03 m, 29 ans) a livré une performance XXL en sortant du banc contre Monaco. Interview du DLSIxiemeHomme de la 17e journée.


À mi-championnat, Darrell Williams a apporté en moyenne 12,6 points, 6 rebonds, 13,4 d’éval en 24 minutes. Sur les dernières journées, il a livré deux excellentes copies en sortant du banc, face à Dijon et Monaco. Éric Girard a peut-être trouvé le juste équilibre qui permettra à l’ESSM de s’éloigner définitivement de la zone rouge après un gros passage à vide en novembre-décembre. 

 
Darrell, parle-nous de ta performance contre Monaco. Avec 25 points, tu as signé ton record de points de la saison. Pourtant, il y avait quelques clients dans l’équipe d’en face, entre Elmedin Kikanovic, Jarrod Jones, Eric Buckner ?

Oui, ce sont des joueurs contre qui j’avais déjà joué. J’ai joué contre Jones et Buckner quand j’étais en Turquie l’année dernière donc, même si ce sont d’excellents joueurs, je savais comment les jouer. Nous savions que ce serait un match difficile, mais le coach nous avait bien préparé à l’entraînement. On a réussi à rester agressifs et on n’a rien lâché dans les moments clés. Cela montre que nous pouvons battre n’importe quelle équipe quand on est dans ces dispositions et qu’on joue de cette façon.

Et puis il y a eu ce tir à trois-points d’Anthony Hilliard dans les dernières secondes…

Oh mec ! Il nous a mis un gros tir. On sait qu’il en est capable.

Le public du Chaudron vous a donné beaucoup d’énergie pour arracher cette victoire ? 

Oui, comme ils le font à chaque fois. Notre public est fantastique. Sur ce que j’ai vu jusqu’à présent, nous avons les meilleurs supporters de la Jeep® ÉLITE. Ils sont toujours derrière nous. L’ambiance est dingue !

Tu avais déjà connu une atmosphère assez unique lorsque tu as évolué au Partizan Belgrade à la fin de la saison 2015-16…

Oh mec ! Le Portel a les meilleurs fans de France mais il n’y a rien qui ressemble de près ou de loin au Partizan. C’est un autre niveau. Même à l’Hapoel Tel Aviv, où il y avait une sacrée ambiance. Mais les fans du Partizan sont au-dessus.

Tu as joué la finale du championnat serbe contre l’Etoile Rouge (perdue 3-1). Cela reste la plus belle ambiance que tu vues dans ta carrière ?

Tu joues au basket pour participer à ce genre de match dans ces atmosphères. Je suis heureux d’avoir eu l’opportunité de jouer cette finale avec le Partizan. Ces quelques mois passés au Partizan sont à ce jouer ma meilleure expérience en Europe. Pas seulement pour le niveau basket mais pour l’expérience dans sa globalité, pour le public, pour la ville.

Revenons à la Jeep® ÉLITE. Tu as réalisé deux bons matches de suite à la maison contre Dijon et Monaco, les deux fois en sortant du banc. Cela t’importe-t-il de démarrer ou non dans le cinq ?

(Il réfléchit) Ce n’est pas quelque chose que je contrôle. C’est une décision du coach de me faire démarrer ou non, en fonction de ses besoins. Mais quoi que le coach décide, je dois toujours me tenir prêt.

Tu as bien démarré la saison, à l’image de ton équipe. Et puis tu as eu de mauvais matches à la fin de l’année civile. Comment expliques-tu ces performances irrégulières ? 

Je ne dirais pas que j’ai eu de mauvais matches. Il faut simplement regarder mon temps de jeu sur ces matches, parce que je ne peux pas jouer mal si je ne joue pas. À chaque fois que j’ai joué plus de 20-25 minutes, j’ai produit. Je peux dire quand je joue mal. Mais il suffit de regarder mon nombre de minutes…

Après avoir perdu huit matches d’affilée, ton équipe a gagné deux des trois derniers, et est 14e actuellement au classement avec 6 victoires et 11 défaites. Tu as l’impression que l’ESSM n’est pas à sa place ?

Oui, nous avons une meilleure équipe que ce que notre classement actuel indique. On a eu beaucoup de blessés. Il y a eu des changements. Ce n’est pas une excuse mais on sait qu’en basket, l’alchimie est fondamentale. Et quand vous n’avez pas toujours les mêmes joueurs sur le terrain, c’est difficile de trouver cette alchimie. 

 
Que pouvez-vous ambitionner pour la deuxième partie de la saison ?

On doit simplement rester ensemble et continuer à se battre les uns pour les autres, ne pas baisser les bras. On a connu une période difficile mais on a retrouvé de la confiance après nos derniers résultats. Maintenant, tout est possible.