Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J15 : Brian Conklin

Avec 20 points et 6 rebonds pour 19 d'évaluation lors de la victoire de Nanterre 92 face au SLUC Nancy, Brian Conklin reçoit le titre du #DLSIxiemeHomme de la 15ème journée de Pro A !

 

Brian, tu as été désigné meilleur sixième homme de la 15e journée de Pro A. Comment accueilles-tu la nouvelle ?

Franchement, j’ai été très surpris de recevoir un message pour me l’annoncer ! Ça fait plaisir.

En démarrant du banc, en profites-tu pour prendre le pouls du match ?

Exactement, ça me permet de m’adapter dès mon entrée. J’observe la manière dont sifflent les arbitres, la dureté qu’ils admettent. Je regarde aussi beaucoup l’attaque adverse, si c’est une équipe qui pose beaucoup d’écrans, qui met la balle au poste… Je réfléchis à tout ça. Derrière, à moi d’apporter de l’énergie, car ça m’arrive de rentrer face au titulaire adverse, qui est forcément un peu fatigué. Je me donne d’autant plus au rebond offensif et je pars vite en transition pour aller chercher quelques paniers faciles. Ça me permet de rentrer dans le match plus facilement.

20 points, 19 d’évaluation en 32 minutes. C’est de très loin ta meilleure performance en Pro A (précédents records : 13 points, 12 d’éval). Comment l’expliques-tu ?

J’ai eu l’opportunité d’avoir beaucoup de temps de jeu, notamment sur le poste 5. Ces deux dernières semaines, le coach m’a décalé à ce poste à l’entraînement donc je savais qu’il le tenterait en match. J’ai posé beaucoup plus d’écrans sur le porteur que d’habitude et vu que nos extérieurs sont de bons passeurs, j’en ai profité !

Qu’est-ce que Pascal Donnadieu attend de toi ?

Je suis là pour apporter de la dureté. Notre équipe est très portée sur le tir extérieur et, sur certaines séquences, le coach veut qu’on aille chercher davantage de fautes, qu’on aille plus au charbon, pour être plus vite dans le « bonus ». En défense, si un intérieur adverse prend le dessus, je peux être envoyé en mission pour lui rendre la vie plus difficile, ou le faire travailler davantage en défense en le postant, pour le fatiguer, obtenir des fautes…


« Le jeu d’ici me rappelle la NCAA »


Comment décrirais-tu la Pro A par rapport à ce que tu as connu (Nouvelle-Zélande, Australie, Porto Rico, République Dominicaine) ?

C’est très physique. Comme dans toutes les ligues européennes, il y a aussi beaucoup d’écrans. En Australie, ou à Porto Rico, le jeu est beaucoup plus porté sur l’isolation. Le jeu d’ici est aussi plus lent qu’en Australie, par exemple. Ça m’arrive de me dire qu’on pourrait jouer plus vite sur certaines séquences.

C’est amusant que tu dises ça, car Nanterre est connu pour être une équipe qui court en Pro A !

Et c’est le cas ! Mais là où on aurait poussé la balle en Australie, on va jouer sur attaque placée en France. Ça me rappelle un peu la NCAA, et ça me va ! Je commençais à me lasser de ce jeu type pick-up games, très porté sur le un contre un.  

Comment trouves-tu la vie en France ?

J’aime découvrir de nouvelles cultures avec ma femme et mon fils. Ici, la saison est longue, donc c’est sympa de pouvoir se poser neuf mois au même endroit, par rapport à l’Australie (5 mois) par exemple. J’avais déjà quelques notions sur votre pays que j’avais appris à l’école, aux Etats-Unis. Aller faire des courses, apprendre de nouveaux mots… C’est une nouvelle expérience, chaque jour ! On aime essayer de nouveaux aliments, découvrir le patrimoine français, les musées… Votre marché de Noël, je n’avais jamais vu ça ! J’ai adoré.