Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J16 : Alain Koffi (Gravelines-Dunkerque)

Déjà élu DLSIxiemeHomme de la 12e journée, Alain Koffi est à nouveau distingué après avoir brillé lors de l’Opalico (9 points, 12 rebonds, 4 interceptions). Son coach, Julien Mahé, dresse un portrait élogieux de l’international.

Julien, Alain Koffi a encore une fois démontré toute son efficacité en sortant du banc ce lundi. Parlez-nous de son impact lors de ce brûlant derby de la Côte d’Opale ?
Alain a joué sur ses standards. Il amène beaucoup de mobilité dans le jeu offensif de par sa capacité à tirer extérieur et puis un bon impact au rebond. Et hier, il a été vraiment brillant défensivement, dans la dissuasion et dans le duel intérieur avec O.D. Anosike, qui a été bien contenu en deuxième mi-temps. Alain a été fondamental dans le dernier quart-temps. 

 
Alain Koffi a une importance considérable au BCM depuis le début de saison. Était-il une priorité du recrutement du BCM l’été dernier ?
On avait d’abord décidé de conserver Taylor Smith et on avait prévu de le voir évoluer sur le poste 4 en priorité. On a pris Bangaly Fofana. Et ensuite on cherchait le joueur idoine pour aller entre les deux. Honnêtement au départ, on n’avait pas ciblé Alain Koffi. Et puis en regardant les vidéos, en réfléchissant, on s’est dit avec Arnaud Marius, le directeur sportif, que le joueur qu’il nous fallait, c’était vraiment Alain. Il est capable de jouer sur les deux postes, a le tir extérieur que les deux autres n’ont pas, la mobilité et puis surtout il peut jouer avec chacun d’entre eux. Pour l’instant, Alain et Bangaly ont rarement joué ensemble à cause des blessures de l’un et les passages en équipe de France de l’autre. On espère le faire à un moment de la saison parce que ça nous donnera un grand impact en termes de taille et de mobilité notamment. Mais son association avec Taylor me semblait intéressante. Je suis très heureux de l’avoir parce que c’est un garçon qui fait l’unanimité partout où il est passé. C’est un grand professionnel, un mec super sur et en dehors du terrain. C’est un bonheur de l’avoir au quotidien. Et le fait qu’il ait une grande relation d’amitié avec Jean-Michel Mipoka a aidé pour le faire venir et nous aide dans le quotidien avec l’équipe.

Il possède la 2e meilleure évaluation du BCM (14,1 en moins de 23 minutes). Pourquoi avoir fait le choix de l’utiliser comme sixième homme depuis le début de la saison ?
On a commencé en faisant jouer Bangaly Fofana d’entrée de jeu (au poste de pivot) parce qu’on voulait avoir de la taille sur les débuts de rencontre. La polyvalence d’Alain fait qu’il peut rentrer en première rotation intérieure sur l’un des deux postes donc je trouvais intéressant de l’avoir en sortie de banc. On a fait cela en regardant comment cela allait fonctionner. Et puis cela fonctionne plutôt bien, tout le monde y trouve son compte. Bangaly réalise souvent de très bons débuts de rencontre. Et cela ne fait pas toujours plaisir à l’adversaire de voir arriver Alain Koffi après 5, 6 minutes de jeu. Cela nous donne une bonne balance dans le jeu et Alain s’est bien fait à son rôle. Cela pourra peut-être évoluer mais aujourd’hui on a un bon équilibre à la fois collectif et pour Alain aussi.

Alain Koffi va avoir 36 ans cette année. Il joue un peu moins de 23 minutes par match. Est-ce un joueur qu’il faut économiser pour en tirer le meilleur ?
Pour l’instant on a dû l’économiser quand il est allé en équipe de France. Il a eu une présaison un peu difficile parce qu’il a commencé avec nous et il a enchaîné avec l’équipe de France. Cela a été la même chose sur la trêve internationale de novembre. C’est ce qui nous amène à le gérer un petit peu. Mais on est très fier qu’il fasse partie de l’équipe de France dont il a été nommé capitaine lors de la dernière fenêtre internationale. Sinon, il n’y a pas de gestion particulière. C’est un grand pro. Il n’a pas raté d’entraînement particulièrement. Il prend soin de son corps, c’est un athlète. Il est arrivé très affûté à la reprise. Il en a encore sous la pédale. C’est un très bon joueur de la Jeep® ÉLITE et je pense qu’il le sera encore au moins un an et demi avec nous (rires). 




Un mot sur l’intégration express de Kendall Anthony. C’est sans doute une grande satisfaction pour vous d’avoir trouvé un nouveau meneur efficace d’entrée (15 pts et 15 d’éval face au Portel), compte tenu des pépins ayant frappé l’équipe dernièrement ?
Il a fallu faire face à une situation très difficile avec les blessures simultanées des deux meneurs de jeu au mois de décembre, Edgar Sosa et Benjamin Sene. On a joué à Antibes le dernier match de décembre sans aucun des deux et il a fallu que Karvel Anderson joue à la mène et que Lucas Bourhis le meneur des espoirs nous fasse une très bonne aide sur une dizaine de minutes. Il a fallu trouver un joueur pendant la trêve. On a fait le pari d’aller chercher Kendall Anthony qui est inconnu dans le basket français. Il s’est très vite intégré et a montré beaucoup d’intelligence. Malgré des stats assez exceptionnelles en Islande (30,6 points en moyenne), il a très vite compris ce qu’on attendait de lui, son rôle de faire jouer l’équipe. Pour revenir à Alain, il a très vite construit une belle relation dans le jeu à deux avec lui. Ils se trouvent très vite. C’est une grande satisfaction. On attendait quelle allait être sa capacité d’action en match. On a vu que malgré la pression du match, l’ambiance, il a su garder la tête froide. Il amène d’autres qualités à l’équipe. L’équipe joue différemment en attaque et en défense. On n’a plus les mêmes qualités mais pour l’instant on s’adapte bien. Le fait d’avoir encaissé un peu moins de points sur les deux dernières rencontres va nous aider pour la suite.

C’est intéressant en vue du prochain match à Fos-sur-Mer qu’il faudra gagner pour espérer jouer la Leaders Cup…
Oui, et encore, cela pourrait ne pas être suffisant ! On va déjà récupérer du gros combat d’hier soir (lundi). On va essayer de battre Fos qui ne va jouer que des matches à enjeu. Et puis après on verra bien. Quoi qu’il se passe, basculer à 10v-7d serait déjà une belle satisfaction pour nous compte-tenu des blessures qu’on a connues.