Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J14 : Nicolas De Jong

Avec 27 points à 8/11 aux tirs (et 10/12 aux lancers francs) pour 26 d'évaluation, Nicolas De Jong a apporté toute l'énergie nécessaire à son équipe pour permettre au CCRB de l'emporter face au HTV. Le natif de Tours est le #DLSIxiemeHomme de la 14ème jou

 

Vendredi, veille de fêtes, Nicolas De Jong s’est fait un beau cadeau en scorant 27 points, son record en carrière, dans la victoire de Châlons-Reims face à Hyères-Toulon (80-75). Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’intérieur du CCRB est même aujourd’hui en tête de plusieurs catégories statistiques de Pro A !

Nicolas, tu as été élu #DLSIxiemeHomme de la dernière journée de Pro A. Après 14 journées, tu es même le meilleur scoreur français (12,9 pts/match)… et le joueur le plus adroit du championnat (68,5%) ! Comment le prends-tu ?


J’en suis très fier. C’est vrai que, de nature, je suis un joueur d’attaque. Etre meilleur marqueur français après 14 journées, c’est un bel accomplissement… et ça me donne envie de garder cette place jusqu’à la fin de la saison ! C’est vraiment un objectif que je me suis fixé, même si je joue beaucoup moins que mes concurrents. Mais je sais que j’en suis capable. Ça serait un beau petit bonus de fin de saison, même si les objectifs collectifs sont au-dessus. D’ailleurs, ma performance du week-end est d’autant plus belle que l’équipe a gagné.

Tu es en progrès constants au niveau de tes statistiques en carrière (12,8 d'évaluation cette saison). Comment te sens-tu aujourd’hui ?

Je me sens très bien. Je suis arrivé sur le tard dans le basket pro, et j’ai connu pas mal de blessures qui ont freiné ma progression. Aujourd’hui, j’ai 28 ans, mais je pense que je peux encore faire bien mieux. J’ai envie d’apprendre ! En attaque, la technique, les mouvements, ce sont des choses que j’ai en moi depuis un moment. Mais, jusque-là, je n’avais pas les capacités physiques pour montrer ce que je savais faire, par manque de gainage, de stabilité… Aujourd’hui, j’arrive à maturité au niveau physique et j’arrive à mettre en place mon jeu.   

Cette année, le CCRB est très orienté vers l’attaque. On imagine que ça te va bien !

C’est sûr. Cette saison, je produis mes meilleurs chiffres en carrière au niveau du scoring. Après, ce pic à 27 points ne sort pas complètement de nulle part (deux matches à 19 points, un autre à 15). Face au HTV, j’avais la main chaude, et mon équipe a bien su me trouver. Mais il faut aussi défendre, à un moment donné. Dans ce match, c’est lorsque l’on a resserré notre défense que l’on a gagné.

« J’aime surprendre les gens, arriver à un niveau auquel on ne m’attend pas »

Tu ne joues que 17 minutes de moyenne. Tu prouves que tu peux être très rentable sur un petit temps de jeu. Est-ce frustrant, parce que tu te dis que tu pourrais faire plus, ou gratifiant, parce que tu sens que tu es la définition d’un super 6e homme ?

Ce côté « efficace », c’est un peu ma marque de fabrique depuis deux, trois saisons. Je n’ai jamais été un joueur avec beaucoup de crédit, donc je suis toujours dans l’état d’esprit de performer dès que je rentre sur le terrain. Ma mission, c’est de prendre ce qu’on me donne et d’optimiser. C’est dans ce rôle-là que j’ai grandi, que j’ai gagné mes minutes et qui m’a permis d’acquérir le statut que j’ai aujourd’hui en Pro A. Après, évidemment, si j’avais plus de temps de jeu, je pense que je pourrais donner encore plus, mais ça ne dépend pas que de moi.

Entre les blessures et ton parcours, on sent que tu te dois une petite revanche…

Tout à fait. J’aime surprendre les gens, arriver à un niveau auquel on ne m’attend pas. Je n’ai pas le cursus classique du basketteur mais je veux montrer que j’ai ma place parmi les meilleurs joueurs français du championnat.