Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J14 : Lazeric Jones (Monaco)

Plutôt discret en début de championnat, Lazeric Jones (1,82 m, 28 ans) est très clairement monté en puissance au mois de décembre et reste sur un excellent match contre la SIG. Le DLSIxiemeHomme de la 14e journée se dévoile.

Lazeric, vous avez réalisé votre meilleur match de la saison ce week-end contre Strasbourg avec 21 points et 6 passes. Visiblement, sortir du banc n’est pas vraiment un problème pour vous ?
Non, c’est vrai. J’ai déjà eu l’habitude de commencer les matches sur le banc quand j’étais au lycée (derrière un certain Derrick Rose). Cela me permet d’observer le jeu sur le côté, et puis j’essaie de donner le meilleur et de faire mon job quand j’arrive sur le terrain. 

 
Cependant, depuis que vous êtes passé pro, en 2012, vous avez eu l’habitude d’être un « floor general », un meneur titulaire qui joue beaucoup de minutes. C’est différent cette année à Monaco…
Oui, parce qu’on a beaucoup de bons joueurs ici, donc on est obligé de repartir les temps de jeu. Je crois que c’est une bonne chose. Les équipes d’Euroleague fonctionnent comme cela. Il faut s’assurer que les gars soient toujours frais et qu’ils donnent de bonnes minutes. Et de toute façon, que je joue 20 ou 30 minutes, je suis toujours prêt à jouer. 


Vous n’avez pas montré votre meilleur visage jusqu’aux deux derniers matches, contre Dijon et Strasbourg. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cela a été difficile pour vous ?
Il a fallu que je m’habitue à mon rôle dans l’équipe. Je suis arrivé tard (pour la 2e journée du championnat, en remplacement de D.J. Cooper). Je savais bien évidemment que je n’allais pas jouer énormément d’entrée. Il y avait un système, une organisation déjà en place dans lequel j’ai dû m’intégrer. Sur ces deux derniers matches, je sens que j’ai franchi un palier. J’ai essayé d’être plus agressif. Alors oui, je me sens de mieux en mieux dans l’équipe. Je ne vais pas scorer 20 points à chaque journée mais j’ai trouvé ma place.

C’est votre septième saison professionnelle. Diriez-vous que Monaco est la plus grosse équipe pour laquelle vous avez joué, à tout le moins celle qui présente le plus gros roster ?
C’est clairement l’une des meilleures équipes dans laquelle j’ai joué. La seule différence, c’est que dans les autres équipes, j’étais titulaire. Quoi qu’il en soit, je dois continuer à tout faire pour la mettre en situation de gagner.

Comment analysez-vous le parcours de Monaco, proche de l’excellence en EuroCup et beaucoup plus heurté en Jeep ELITE avant les deux derniers matches contre Dijon et Strasbourg ?
Je crois que c’est d’abord une question de concentration. On a fait du bon boulot en EuroCup parce qu’on était peut-être plus concentré sur ces matches. Il y a eu aussi des problèmes de blessure. Beaucoup de gars ont été touchés. Quand les gars sont revenus de blessures, on a eu plus de rotation, plus de fraicheur, et on s’est amélioré en Jeep® ÉLITE.

Vous avez déclaré que le ciel était la limite de votre équipe sur le plan défensif. Pourquoi rencontrez-vous des difficultés en attaque ?
Beaucoup de joueurs de notre équipe ont été habitués, comme moi, à avoir des rôles majeurs dans leurs équipes précédentes, à être starters. Quand vous arrivez dans une équipe comme Monaco, vous devez partager le ballon et vous concentrer sur l’équipe. Cela prend du temps à apprendre. Mais je crois qu’on est sur la bonne voie.

Quel est le meilleur meneur de jeu que vous ayiez affronté jusqu'à présent en Jeep® ÉLITE et quel a été l’équipe la plus coriace ?
C’est difficile, parce qu’il y a de très bons meneurs dans la ligue. Mais j’avais déjà joué contre Dominic Waters (Nanterre), et à chaque fois c’est toujours un challenge contre lui. Pour ce qui concerne l’équipe, je n’ai pas joué le match inaugural contre l’ASVEL. Je suppose que c’était lors de mon deuxième match avec Monaco, mais j’ai perdu le nom de l’équipe.

Boulazac ?
C’est ça. On avait perdu d’une quinzaine de points. Ils avaient été très agressifs en défense, et on avait été en difficulté chez eux (-16).