Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J13 : Elie Okobo

Avec 9 points, 3 rebonds et 5 passes pour 16 d'évaluation, Elie Okobo a su apporter toute sa fraicheur en sortie de banc, permettant ainsi à l'Elan Béarnais de l'emporter face à la JDA Dijon. Le jeune palois est le #DLSIxiemeHomme de la 13ème journée de P

 

Dans la victoire face à Dijon (75-67), Elie Okobo a obtenu son plus gros temps de jeu en carrière (26 minutes)… pour terminer meilleur 6e homme de la journée, avec une belle éval’ à la clé (16). Découverte de ce jeune gaucher, fan de James Harden.

L’année dernière, tu as fait quelques très courtes apparitions en Pro A (24 minutes au total). Aujourd’hui, tu es installé dans un roster de haut de tableau et vient d’être élu meilleur sixième homme de la 13e journée du championnat. Comment expliques-tu ton ascension ?


J’ai signé mon premier contrat professionnel cet été avec l’Elan Béarnais. Petit à petit, l’objectif était que je puisse m’exprimer avec les pros, de gagner en responsabilités. Aujourd’hui, je me fais de plus en plus ma place, je suis très content de ce début de saison. Je travaille très dur pour progresser, et être le plus performant possible.

Qu’est-ce que signifie ce trophée pour toi ?

Une récompense, ça fait toujours plaisir ! Et puis, c’est sympa d’honorer un joueur du banc qui produit de bonnes performances, sur un temps de jeu plus réduit.

Qu’est-ce qu’Eric Bartéchéky attend de toi quand tu entres sur le terrain ?

Comme tous les jeunes joueurs, je suis là pour défendre dur et ne pas commettre trop d’erreurs. Avec l’absence de Ron Lewis, j’ai gagné en responsabilités, au niveau de l’attaque. A moi d’être agressif, de prendre les tirs et de jouer mon jeu. Je travaille dur pour aller gagner ces minutes supplémentaires, pour progresser et montrer ce que je peux apporter. Sur les derniers mois, je suis assez satisfait de ce que je produis, sauf à Nanterre (0 point, -3 d’éval). J’essaye vraiment de faire en sorte que le coach puisse compter sur moi, pour lui donner une autre solution.

 

« La première fois que je suis entré sur un parquet pro, j’étais cramé au bout de 3-4 minutes ! »



Tu as fait un carton en FEC la semaine dernière, face à Pardubice : 20 points à 7/11 (dont 5/6 à trois points), 6 rebonds, 10 passes pour 31 d’évaluation !

La rencontre précédente, c’était ce fameux match à Nanterre, où j’avais été mauvais. Je ne pouvais pas me permettre de faire deux matches d’affilée comme celui-là ! Je suis rentré vraiment à fond dedans, très agressif. J’ai eu de bons tirs, je me sentais bien… et j’ai pu m’exprimer et montrer ce que je savais faire.

Tu as délivré 10 passes décisives… Es-tu un poste 2 qui peut dépanner à la mène, un 2/1 ?

Tout à fait. Je suis un arrière de formation, mais je peux aussi jouer meneur. Je travaille beaucoup sur ce poste-là, pour progresser et gagner en polyvalence.

Aujourd’hui, tu fais définitivement partie du groupe pro. Quelle est la différence la plus marquante entre le championnat espoir, que tu côtoyais encore en début de saison, et le monde professionnel ?

L’intensité. La première fois que je suis entré sur un parquet pro, j’étais cramé au bout de 3-4 minutes ! (rires) Au niveau de l’intelligence de jeu, aussi. Il faut voir vite, exécuter vite. Une fraction de seconde d’inattention se paie cash. On perd un ballon, on fait des fautes bêtes… Il n’y a pas de place à l’erreur. Et puis, durant la semaine, tout le monde travaille dur et reste après la fin des entraînements. Les Koffi, Robinson, Bokolo… sont plus près de la fin que du début de leur carrière et pourtant, ils continuent à beaucoup s’entraîner. Ce sont de très bons exemples, ils me donnent beaucoup de conseils. Etre à leur contact, c’est d’autant plus motivant pour moi !