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DLSIxiemeHomme - J12 : Alain Koffi (Gravelines-Dunkerque)

Les années n’ont pas d’emprise sur Alain Koffi (2,05 m, 35 ans). L’international a encore été impeccable et omniprésent dans la victoire du BCM à Chalon avec ses 20 points, 6 rebonds et 26 d’évaluation en sortant du banc. Interview du DLSIxiemeHomme de la 12e journée.

Alain, racontez-nous ce match un peu fou au Colisée. Ce fut un feu d’artifice offensif entre les deux meilleures attaques du championnat (100-102)…
On est à +16 à 5 minutes de la fin et l’équipe de Chalon prend feu, en partie à cause de nous parce qu’on ne défend pas. On leur laisse des tirs faciles et on se fait une belle frayeur ! Heureusement pour nous qu’Edgar Sosa nous a aidés à finaliser la victoire. On a souvent ce défaut de croire que le match est gagné d’avance et de se relâcher. 


C’est un problème récurrent depuis le début du championnat puisque vous concédez plus de 85 points en moyenne (15e défense sur 18). Il faudra nécessairement progresser dans ce secteur pour viser une place à la Leaders Cup ?
Oui clairement parce qu’en ce moment notre attaque est productive, elle marche bien. Le jour où on sera moins bien offensivement, si on laisse notre adversaire jouer aussi bien en attaque, on aura du mal à gagner. 

 
Cette difficulté à stopper vos adversaires est étonnante connaissant votre force de dissuasion dans la raquette avec Taylor Smith, Bangaly Fofana et vous. D’où vient le problème défensif ? Il résulte d’un manque d’investissement ?
Je ne dirais pas ça. On a une défense où on change pas mal. Nos grands sont assez mobiles donc on se retrouve régulièrement sur les extérieurs et derrière la raquette est un peu désertée. Malgré cela, je pense qu’on peut trouver des solutions pour mieux défendre. 


Votre rôle a changé par rapport à Pau où vous étiez titulaire. Au BCM, vous sortez systématiquement du banc. Est-ce que ce rôle vous plaît ?
Oui, parce que cela me permet de voir les manques que l’équipe peut avoir sur les débuts de matches. Tu vois aussi les défauts de l’équipe d’en face, là où tu peux aider ton équipe à marquer et à défendre. C’est pas mal. Jusqu’à présent je le fais assez bien et ça apporte un petit coup de fouet à l’équipe. 

 
Un sacré coup de fouet même, car vous tournez à 11,9 points, 5,8 rebonds et 15,1 d’évaluation en 22 minutes. Est-ce que votre utilisation a changé d’une saison à l’autre ?
À Pau, je jouais régulièrement en 4 à côté de Vitalis Chikoko qui était dominant. Cette année, je ne joue qu’au poste 5. À la base, le plan était de jouer aux deux postes intérieurs mais actuellement je joue uniquement pivot parce qu’on est vraiment équipé au poste 4 entre Taylor (Smith) et Myles (Hesson). Je suis un 5, mais qui n’est pas totalement dans la raquette, qui est plus dans le tir extérieur. Ça me permet d’avoir des espaces. 


 
Comment vous sentez-vous dans cette équipe et dans ce club ?
Je me sens bien. On a un groupe complet à tous les postes. Les gars sont sympas. Et j’aime bien Gravelines. Tout le monde m’en avait dit tellement de mal. On me disait que j’allais m’ennuyer, qu’il n’y a rien à faire. Mais je suis venu ici en famille. Je ne suis pas un célibataire en quête de boites de nuit ou de sorties tous les week-ends. Dans ce cas-là, ça peut être compliqué. Mais quand tu viens ici en famille, tu vis bien ici. 


Votre bon début de saison a été récompensé par une nouvelle sélection au All Star Game, votre huitième…
Sincèrement, vu les intérieurs qui dominent cette année, je ne pensais pas être pris. Je suis content parce que quelque part mon travail est reconnu. Maintenant, c’est mon huitième donc je ne suis pas aussi excité que pour mon premier all star, quand j’avais 19-20 ans (21 ans en 2004). 

 
On suppose que c’est aussi une fierté pour vous d’avoir emmené l’équipe de France à bon port, à la Coupe du Monde 2019 et plus encore d’avoir enfilé le brassard de capitaine lors de la dernière fenêtre ?
La qualification est une énorme fierté parce qu’on ne va se mentir, on a tous su ce qui se disait. Que ça allait être compliqué par rapport aux absences des joueurs NBA et d’Euroleague. C’est une bonne chose pour les joueurs qui ont participé et pour la ligue. Cela prouve que la Jeep® ÉLITE n’est pas une ligue mineure et que les joueurs qui y jouent sont de qualité. On a fait le travail. Le fait d’être capitaine c’était la cerise sur le gâteau. Je suis honoré et je n’arrive même pas à décrire le sentiment parce que pour moi le capitaine c’était Boris. J’ai toujours connu Boris en tant que capitaine. Je n’aurais jamais imaginé être capitaine à sa place. C’était vraiment spécial. Et puis chacun est arrivé dans cette équipe sans se prendre pour une star. C’était la force de ce groupe. Tout le monde était à l’écoute du coach et s’est sacrifié pour le groupe. 

 
Serez-vous fidèle au poste pour la dernière fenêtre ?
Si on m’appelle, je serai là. J’ai eu la chance de participer à toutes les fenêtres. Autant faire les choses à fond et finir le boulot.