Sixième homme

DLSIxiemeHomme - J11 : Julian Gamble (Nanterre)

Julian Gamble (2,05 m, 29 ans) a produit sa meilleure copie de la saison lors de la victoire de Nanterre sur le parquet de la SIG. Le DLSIxiemeHomme de la 11e journée a répondu à nos questions.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas pour Julian Gamble. Toujours en phase d’adaptation à Nanterre, le pivot américain a alterné jusque-là entre le chaud et le froid. Ainsi, il a rendu une copie blanche à Beaublanc lors de la 10e journée (0 point, -2 d’évaluation) et, dans la foulée, a réalisé ses records de points et d’évaluation au Rhénus de Strasbourg : 19 points, 4 rebonds, 3 contres, 24 d’évaluation. Le meilleur est sans doute à venir avec l’ancien pivot de Bonn en Allemagne, dont on se souvient qu’il avait fait ses débuts professionnels, à Saint-Vallier en PRO B.



Julian, vous avez réalisé votre meilleur match de la saison à Strasbourg. Un match que vous avez démarré sur le banc pour la première fois cette saison. Finalement, cela ne vous affecte pas d’être ou non dans le cinq ? 

Vous savez, tout ce que je veux c’est gagner. Je me concentre simplement pour donner le meilleur de moi-même, quel que soit mon rôle, que je commence les matches ou non. Sur ce match à Strasbourg, être sur le banc au début m’a permis de bien observer leur jeu. Cela m’a servi pour la suite. 


L’équipe de Strasbourg s’appuie beaucoup sur Youssoupha Fall dans la raquette. Dites-nous en quoi c’est particulier d’affronter un tel gabarit ? 

C’est dur ! Parce qu’il est tellement grand et il utilise bien son corps, il bouge bien. C’est très difficile de défendre sur lui. Le plus important est de ne pas le laisser recevoir le ballon près du cercle, et d’essayer de le fatiguer. C’est ce qu’on a plutôt bien réussi à faire à Strasbourg. 


Est-ce plus difficile pour vous de défendre ou d’attaquer face à lui ? 

C’est plus difficile de défendre. Parce qu’en attaque, je peux utiliser ma vitesse, mes qualités athlétiques. Je peux poser des écrans pour mes arrières, et rouler vers le cercle. M’appuyer aussi sur mes coéquipiers, pour le faire sortir de la raquette. En vérité, c’est un travail collectif. 


Vous tournez à 9,7 points, 4,5 rebonds et 1,8 contres en Jeep® ÉLITE. Comment jugez-vous vos performances sur le premier tiers du championnat ? 

(Il réfléchit) C’est correct. Cela aurait pu vraiment être meilleur. J’ai eu quelques bons matches et quelques matches moins bons, sans que ça dépende forcément de l’adversité. Faire partie d’une nouvelle équipe et trouver mon rôle n’a pas été évident. Et puis j’ai eu quelques pépins qui m’ont un peu handicapé. Mais notre kiné, Nico, a été super. Il m’a remis sur pied. Je sais qu’il reste beaucoup de matches à jouer, et beaucoup de matches pour faire beaucoup mieux. 


Vous avez déclaré sur le site de la Basketball Champions League après avoir été élu MVP de la 6e jounée que vous aviez eu des difficultés à vous intégrer dans l’attaque de Nanterre. Expliquez-nous pourquoi ? 

Principalement, parce que Nanterre a toujours été une grande équipe de shooteurs à trois-points. Et ces deux dernières saisons en Allemagne, j’étais un joueur de post-up, et j’étais beaucoup servi au poste bas. Maintenant, j’ai tous ces excellents shooteurs autour de moi, donc je dois trouver ma place, trouver d’autres repères. C’est différent mais c’est un bon challenge parce que cela me permet de réfléchir davantage au jeu et d’avoir un répertoire plus élargi tout en essayant de rester agressif à chaque instant. 


Vous sentez-vous à l’aise dans la Jeep® ÉLITE, où les pivots sont généralement moins grands et lourds qu’en Allemagne ? 

Oui, c’est une bonne ligue pour moi. Parce que je suis un pivot athlétique, je peux courir, poser de bons écrans et contrer des tirs. Le seul ajustement que j’ai dû opérer, c’est d’être prêt à courir chaque soir contre des gars athlétiques, quand en Allemagne, le jeu était un peu plus lent. On travaille tous les jours avec le coach pour que je puisse donner mon meilleur à ce niveau. 


Vous avez affronté plusieurs fois Nanterre en coupe d’Europe avec votre équipe de Bonn. Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre ce club l’été dernier ? 

Cela a été une décision difficile parce que j’ai vraiment aimé jouer en Allemagne. Mais j’ai été séduit par les grandes ambitions du club à travers le message de Pascal Donnadieu cet été. J’ai senti qu’il construisait une équipe avec beaucoup de talent. Et je savais que Nanterre avait déjà gagné une fois le championnat, et qu’ils avaient de grandes ambitions. Je voulais faire partie d’une équipe gagnante, d’une bonne organisation et jouer dans une bonne ligue. 


Vous avez joué un an à Saint-Vallier, puis deux ans à Bruxelles. Est-ce que vous avez appris à parler français ? 

Je parle un petit peu. Je comprends très bien mais c’est difficile pour moi d’exprimer en français ce que je pense. Donc je dois continuer à apprendre (rires).