Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J10 : Lance Harris

Si l'Elan Chalon a réussi à remporter une deuxième victoire cette saison en PROA, c'est en partie grâce à la performance de Lance Harris en sortie de banc. L'un des rescapés de l'équipe championne l'an passé est élu #DLSIxiemeHomme de la J10 grâce à ses 2

 

Lance, que représente pour vous cette distinction de meilleur Sixième Homme de la 10e journée ?

Avant tout, je retiens notre belle victoire. Et cette victoire, on en avait vraiment besoin. On a beaucoup lutté pour gagner des matches, alors tout ce qui m’importait c’était d’aider mon équipe à gagner. C’est bien d’avoir montré ce visage juste avant le break.

De fait, ce break arrive au bon moment, à la fois pour vous et pour votre équipe. C’est une bonne respiration pour se vider la tête avant d’essayer de prendre un nouveau départ ?

Oui, clairement. Je suis rentré à la maison aux Etats-Unis. C’est parfait de rentrer à la maison après une victoire. Je vais fêter Thanksgiving en famille. Imaginez que la dernière fois que j’en ai eu l’occasion, j’avais 18 ans. Et j’en ai 33 !

Au cours de vos deux premières saisons en France, à Pau puis à Chalon, vous étiez un titulaire indéboulonnable. Cette saison, vous avez démarré quatre matches sur le banc. Être sixième homme demande une autre approche ?

Je ne me soucie pas vraiment de démarrer les matches ou de commencer sur le banc. Je suis suffisamment expérimenté pour m’adapter.

Néanmoins, on remarque que vous êtes plus productif en sortant du banc (17 points et 14,2 d’éval contre 7,7 points-6,8 d’éval quand Lance démarre dans le cinq). Comment l’expliquez-vous ?

(Il hésite) Je ne peux pas vraiment l’expliquer, tout simplement parce que je n’ai pas tenu ce rôle auparavant. Je n’ai jamais été un joueur sortant du banc. C’est la première saison. Je suppose que je me sens plus à l’aise.

L’Elan n’a gagné que deux matches sur dix. Comment analysez-vous le mauvais début de saison ?

On a entendu beaucoup d’explications. Bien sûr, on a une nouvelle équipe, de nouveaux joueurs, mais l’année dernière aussi on avait beaucoup de nouveaux joueurs, puisqu’un seul joueur avait rempilé, John Roberson (deux en fait, avec Axel Bouteille). Cet été, il a fallu remplacer des gros joueurs qui avaient fait la meilleure saison de leur carrière, John Roberson, Cameron Clark, Moustapha Fall. Ces trois-là auraient pu être MVP à la place de D.J. Cooper. C’est difficile pour des nouveaux venus de remplacer ces joueurs. Vous devez simplement jouer votre jeu et être relax, mais je ne suis pas sûr que cela ait été le cas.

Avez-vous déjà connu une situation comparable au cours de votre carrière ?

Oui, j’ai connu ça en Turquie une saison. On avait gagné seulement huit matches sur toute la saison (à Tofas, saison 2014-15). C’est la pire saison de ma carrière. Mais ce genre de choses peut arriver dans une carrière. Mais je ne m’attendais vraiment pas à ce que ça arrive cette année, surtout après avoir été champion.

Est-ce que ce mauvais début de saison a joué sur votre confiance ?

C’est difficile de perdre beaucoup de matches serrés. Quand tu perds d’un point (contre Gravelines) ou deux points (contre Levallois, à Dijon). Mais en tant qu’équipe, on doit rester positif et continuer à travailler dur.

Vous avez changé de meneur. Adam Smith a laissé sa place à Darrin Dorsey. Ce dernier a beaucoup de mal pour le moment. Est-ce que vous pensez que l’équipe est meilleure depuis son arrivée ?

(Longue hésitation). C’est difficile d’y répondre, parce qu’Adam Smith était aussi un bon joueur. Je ne veux pas dire que l’un est meilleur que l’autre. Darrin a bien joué la saison dernière au Portel. Je crois qu’il peut nous aider à gagner.

Que peut espérer l’Elan après ce début de saison raté ?

Que l’on s’améliore semaine après semaine. Et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Je veux dire par là que nous sommes allés gagner au Mans, et juste derrière nous avons perdu à la maison contre Bourg-en-Bresse. Bourg a une très bonne équipe, mais nous n’avons pas joué aussi bien que nous l’avions fait au Mans. Nous devons maintenir un haut niveau d’exigence pour retrouver le chemin du succès.