Sixième homme

#DLSIxiemeHomme - J1 : Jonathan Tornato

Avec 19 d'évaluation lors de la victoire des Sharks d'Antibes face au Champagne Châlons Reims Basket, Jonathan Tornato a su montrer toute son importance en sortie de banc et s'impose ainsi comme le #DLSIxiemeHomme de la première journée de Pro A !

Tu as été élu #DLSIxiemeHomme de la première journée de championnat, comment reçois-tu ce trophée ?

C’est très gratifiant car le rôle de 6e homme est un rôle important. En plus, être élu pour la première journée, ça vient valider une préparation où on a beaucoup travaillé, donc c’est très gratifiant.

Titulaire ou sur le banc au coup d’envoi, quelle est la différence pour toi ?

Pour moi il n’y a pas de différence, le rôle du banc est aussi important. Sur ce premier match, Chris (Otule) et moi jouons 20 minutes chacun. Je joue en sortie de banc, c’est un choix du coach mais ça me convient très bien, je rentre sur le terrain pour apporter de la défense et là, j’ai pu aussi mettre des points. C’est un rôle qui me plaît.

Antibes était pourtant mal parti sur ce premier match (mené 24-14 après dix minutes). C’est dans ces moments-là que le banc doit avoir encore plus d’impact ?

Oui, complètement. Il peut arriver que sur un match, le 5 majeur n’y soit pas et dans ce cas c’est à nous de prendre le relai et de corriger les erreurs. Quand on rentre, on est frais, on doit mettre un coup de boost et si besoin, renverser le match. Il ne faut surtout pas que l’intensité baisse avec les rotations, au contraire. Il faut avoir de l’impact.

Commencer sur le banc te permet-il de prendre des informations sur les états de forme des uns et des autres, les systèmes de jeu ?

Oui. Avant le match, on a un gros scouting de la part des coaches mais c’est sûr que sur les premières minutes, on voit le joueur qui est plus chaud que l’autre. Là, par exemple, Mark Payne n’était pas en forme, on l’a vu tout de site depuis le banc. On voit aussi comment ils défendent, on prend des informations qu’il faut emmagasiner et entrer sur le terrain avec tout ça en tête.

Personnellement, ce match constitue une excellente inauguration pour ton retour en Pro A. C’est encourageant pour la suite ? Cela prouve que tu as le niveau ?

On peut dire que je n’ai jamais vraiment joué en Pro A parce qu’à l’époque avec Dijon, je n’ai fait que quelques rentrées avec le rôle d’espoir en bout de banc. On ne peut pas non plus parler de confirmation car ce n’est qu’un match. Sur cette rencontre, Châlons-Reims n’a pas bien défendu sur les pick and roll, et j’en ai profité. Mais il y aura des matches beaucoup plus durs pour moi dans la saison et je ne vais pas m’enflammer. Il faut continuer à travailler et prouver sur les 34 matches, pas sur un seul.

En tout cas, on sent une réelle envie de t’exprimer en Pro A après plusieurs années passées entre la N1 et la Pro B. Le temps était venu ?

Oui, à 27 ans, c’était important pour moi qu’une équipe de Pro A me fasse confiance en me donnant la possibilité de montrer ce que je peux faire. J’espère donc qu’on va faire une très bonne saison avec Antibes, ça me tient vraiment à cœur. Cette saison est très importante pour moi.

Que peut-on attendre d’Antibes d’après toi ?

On a une équipe relativement jeune et on peut attendre qu’on joue vraiment les trouble-fêtes. On a un très bon groupe, on s’entend très bien, ça travaille très dur à l’entraînement et vraiment je pense qu’on a les moyens de réaliser une très bonne saison avec cette équipe. En plus, quand tu évolues avec des joueurs comme Will Solomon ou Tim Blue, qui ont cette expérience, cette présence sur le terrain, ça m’apprend beaucoup.

Tu restes sur trois titres de champion en trois ans (N1 avec Monaco en 2014, Pro B avec Monaco en 2015 et Pro B avec Hyères-Toulon en 2016). Du coup, on se dit qu’Antibes devrait finir champion cette saison…

Je ne sais pas si c’était moi le porte-bonheur de ces équipes mais disons que si on est champion cette saison avec Antibes, alors on pourra vraiment dire que je porte bonheur ! Ma valeur risque de monter si c’est le cas (rires) !