ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Paris Basketball 75
Rouen Rouen 71
07-10-2019 14:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Poitiers75
Nantes Nantes 80
07-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Aix-Maurienne100
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 90
07-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Lille89
Denain Denain 59
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen 73
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 52
08-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - 6ème journéeTerminé
Saint-Chamond 77
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 79
08-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée Terminé
Boulazac67
Monaco Monaco 70
09-10-2019 17:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 101
Orléans Orléans 62
11-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Roanne 70
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 51
11-10-2019 17:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Quentin96
Gries-Oberhoffen Gries-Oberhoffen 89
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Aix-Maurienne94
Lille Lille 93
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Denain71
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 63
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Fos-sur-Mer68
Paris Basketball Paris Basketball 70
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Saint-Chamond77
Quimper Quimper 65
11-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Bourg-en-Bresse 90
Orléans Orléans 79
11-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Roanne 81
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 109
11-10-2019 20:00
ProB - 1ère journée Terminé
Evreux76
Blois Blois 104
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Rouen87
Poitiers Poitiers 59
11-10-2019 20:30
ProB - 1ère journée Terminé
Antibes71
Nancy Nancy 92
11-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Strasbourg 70
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 59
12-10-2019 15:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 82
Le Portel Le Portel 73
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Nanterre82
Le Mans Le Mans 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Limoges88
Monaco Monaco 78
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Cholet90
Boulazac Boulazac 85
12-10-2019 17:00
Espoirs - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 92
Châlons-Reims Châlons-Reims 73
12-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Strasbourg 81
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 97
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Pau-Lacq-Orthez 64
Le Portel Le Portel 57
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Limoges66
Monaco Monaco 86
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Cholet94
Boulazac Boulazac 90
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Chalon/Saône 75
Châlons-Reims Châlons-Reims 83
12-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Nanterre98
Le Mans Le Mans 79
12-10-2019 20:30
Espoirs - 4ème journée Terminé
Dijon75
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 67
13-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 4ème journée Terminé
Dijon70
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 79
13-10-2019 16:00
ProB - 1ère journée Terminé
Nantes77
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 71
13-10-2019 18:00
Espoirs - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Lille0
Antibes Antibes 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Saint-Quentin0
Nantes Nantes 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Vichy-Clermont0
Rouen Rouen 0
18-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Gries-Oberhoffen0
Aix-Maurienne Aix-Maurienne 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Châlons-Reims 0
Nanterre Nanterre 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Portel0
Roanne Roanne 0
18-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Chalon/Saône Chalon/Saône 0
18-10-2019 20:00
Espoirs - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 15:30
Espoirs - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 16:30
Espoirs - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 17:00
Espoirs - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 17:00
ProB - 2ème journée
Quimper0
Paris Basketball Paris Basketball 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Poitiers0
Denain Denain 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Souffelweyersheim0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Nancy0
Evreux Evreux 0
19-10-2019 20:00
ProB - 2ème journée
Blois0
Fos-sur-Mer Fos-sur-Mer 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Le Mans 0
Limoges Limoges 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Orléans 0
Dijon Dijon 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Strasbourg 0
Cholet Cholet 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulazac0
Monaco Monaco 0
19-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Boulogne-Levallois0
Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse 0
19-10-2019 20:30
Espoirs - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 13:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Pau-Lacq-Orthez Pau-Lacq-Orthez 0
20-10-2019 16:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Paris0
AntibesAntibes0
22-10-2019 16:30
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Nancy0
LilleLille0
22-10-2019 20:00
ProB - Leaders Cup PROB - Quart de Finale Aller
Rouen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
22-10-2019 20:30
Espoirs - 16ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
23-10-2019 15:00
ProB - 3ème journée
Aix-Maurienne0
Vichy-Clermont Vichy-Clermont 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Denain0
Quimper Quimper 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Gries-Oberhoffen0
Blois Blois 0
25-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Nantes0
Nancy Nancy 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Rouen0
Saint-Quentin Saint-Quentin 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Evreux0
Poitiers Poitiers 0
25-10-2019 20:30
ProB - 3ème journée
Antibes0
Saint-Chamond Saint-Chamond 0
25-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 17:00
Espoirs - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Nanterre0
Orléans Orléans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Bourg-en-Bresse 0
Le Mans Le Mans 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Cholet0
Le Portel Le Portel 0
26-10-2019 20:00
ProB - 3ème journée
Fos-sur-Mer0
Lille Lille 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Dijon0
Gravelines-Dunkerque Gravelines-Dunkerque 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Limoges0
Châlons-Reims Châlons-Reims 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Chalon/Saône 0
Boulazac Boulazac 0
26-10-2019 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Monaco 0
Strasbourg Strasbourg 0
26-10-2019 20:30
Espoirs - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 13:00
Espoirs - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 15:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Pau-Lacq-Orthez 0
Boulogne-Levallois Boulogne-Levallois 0
27-10-2019 16:00
ProB - 3ème journée
Paris Basketball0
Souffelweyersheim Souffelweyersheim 0
27-10-2019 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Roanne 0
Lyon-Villeurbanne Lyon-Villeurbanne 0
27-10-2019 19:00

Actualité

Didier Gadou (Directeur Général de Pau-Lacq-Orthez) : « Faire du Pierre Seillant sans Pierre Seillant, c'était juste impossible ! »

Joueur, Didier Gadou était plus un rugueux qu’un talent pur. Ce qui lui valu le surnom de “Pin des Landes“, certains y voyant une raillerie, d’autres le témoignage d’une solidité à toute épreuve. Gadou, c’est aussi un palmarès. Sept titres de Champion, une Korac, trois Tournois des As et une Coupe de France. Plus un titre de Champion, en 2004, en tant que head-coach. Actuel Directeur Général de l’Élan Béarnais, il n’échappe pas aux critiques, sur le plan local, l’Élan n’étant plus le club dominant qu’il a pu être pendant une quinzaine d’années. N’empêche qu’après deux descentes en PRO B (2009 et 2012), l’Élan est de retour en playoffs, reste sur 3 quarts de finale consécutifs et est dauphin de l’ASVEL cette saison. Petit tour des popotes avec l’ex-international, à revisiter le passé et parler un peu d’avenir...

Didier Gadou (Crédit Photo : Eric Traversié)


Votre carrière de joueur s’est achevée en 2002 avec, dans votre équipe, les frères Piétrus, Boris Diaw... Une génération qui prend sa retraite aujourd’hui...

Sincèrement, j’y pense... Quand on est jeune, on se projette toujours et on se demande où l’on en sera dans 20 ans. Là, Boris a pris sa retraite. Je vois encore Flo Piétrus poster des photos pour prouver qu’il saute encore et est encore jeune. Ils ont effectué de très, très belles carrières. Moi, quand j’ai arrêté, sans doute un peu parce que je les voyais évoluer, j’ai compris qu’il était temps de laisser ma place. On avait un talent incroyable et de la jeunesse aussi, et il faut ajouter à ces trois-là Artur Drozdov aussi. Donc, je pouvais partir sans aucun regret. C’était le bon moment, j’avais 36 ans, donc 20 ans de carrière avec des compétitions européennes tous les ans, quelques sélections aussi, environ 70 je crois. Mon corps m’a remercié de m’arrêter là, parce que là où le sport était une passion et un plaisir, c’était un peu devenu une souffrance en fin de carrière. Le basket était en train de changer aussi. Tout allait plus vite, plus haut, et on sortait donc de standards physiques dont je faisais partie. 


Que vous reste-t-il de ces premières années, à Orthez ?

Il y a le regard que je porte là-dessus, mais aussi tous les témoignages, au quotidien, que j’entends. Récemment, il y a eu un article sur la finale de la Coupe Korac, en 1984. Et tous ces gens qui racontent leur finale, qui disent fièrement : « J’y étais !» Bon, si l’on faisait le compte de tous les gens qui disent ça, c’est un peu comme les Adieux de Brel à l’Olympia, on pourrait presque remplir le stade de France, mais on sent à travers ça qu’on a vécu à l’époque quelque chose d’unique et qui a marqué durablement les gens sur tout un territoire. Et je suis très content que Pierre Seillant ait témoigné de tout cela à travers un livre (*), parce que mon fils par exemple, qui vient d’avoir 13 ans, l’a lu et a ainsi pu découvrir toute cette aventure. Il y a des choses qui étaient alors possibles et qui ne le sont plus aujourd’hui parce que le monde et le basket ont changé. On a donc vécu des moments incroyables, avec un peu un village gaulois, Orthez, qui défiait les grandes métropoles européennes. Aujourd’hui, on ne pourrait plus faire rentrer le grand Milan de l’époque et d’autres par “l’entrée des canards“ d’un marché couvert, ou percher des spectateurs sur des tribunes en tubulaires avec des centaines de personnes agglutinées dans les escaliers... Ce qui me reste, c’est cette salle au milieu de la ville. On était des sportifs-citoyens. Les enfants d’une ville. Ça, oui, c’était beau, parce qu’on faisait partie des familles, de la famille orthézienne. La Moutète reste un monument. J’y vais beaucoup moins, mais j’ai vécu des choses tellement formidables avec des gens de là-bas et pour qui je conserverai toujours une immense affection. Sans doute que je ne leur montre pas assez d’ailleurs, mais ils sont dans mon cœur. Je me souviens aussi de la vente aux enchères de la moquette sur laquelle on jouait, puis du parquet, au moment du départ à Pau. Mathieu Bisseni, le Prince de la Moutète, Freddy Hufnagel, qui restera toujours comme un personnage totalement à part... Il y avait une énorme fierté qui raisonnait sur un territoire sans doute plus grand que l’Élan d’aujourd’hui. Parce qu’on était sur le début d’une aventure. Parce que la presse locale n’avait pas de segmentation territoriale comme aujourd’hui. Parce que ma famille, maintenant, sur la côte landaise, ne peut pas lire les articles sur l’Élan Béarnais, mis à part quand on passe dans les pages nationales. Orthez, à l’époque, rayonnait vraiment d’Hendaye ou Bordeaux jusqu’à Toulouse à l’Est. 


 

Orthez était aussi plus proche des Landes que ne l’est Pau...

(Il coupe) Oui, et il y a un événement qu’il ne faut surtout pas rater, très bientôt : c’est la finale de la Coupe des Landes qui va se disputer aux Arènes de Dax, à ciel ouvert, devant 8 ou 10.000 spectateurs. Le basket, dans les Landes, c’est une histoire. Qui commence avec les Cadets de Chalosse, qui évoluaient dans les Arènes de Mont-de-Marsan. Moi, ça m’a tenté d’aller y jouer un match de Championnat. C’est énorme ! Historiquement, le basket était derrière le rugby, mais dans les Landes, il y a beaucoup de petits villages. Donc il n’y était pas facile de trouver assez de gamins pour une équipe de rugby. Le basket a grandi comme ça, en créant de vraies rivalités de villages. Moi, j’ai commencé par la pelote basque. Et puis est arrivé un instituteur qui nous a mis un terrain de basket en travers, au fond de la Cancha, c’est parti de là. 



Pierre Seillant est parti maintenant depuis environ 10 ans. Que reste-t-il de cette culture parmi des joueurs tous d’une génération qui n’a jamais connu l’Élan Béarnais au sommet ?

Le dernier titre, c’est 2004, donc de l’eau s’est quand même écoulée dans le Gave… Dans l’effectif, ce n’est plus aussi présent, mais il reste tout l’environnement du club. Cela fait déjà 29 ans que le Palais des Sports est construit et les gens n’ont pas oublié. Dès qu’on a 2 ou 3 résultats, qu’on souffle sur les braises, cela repart très vite. Les réseaux pour faire connaître ça n’existait pas à l’époque, mais on sent très vite, dès qu’on redevient bon, que ça résonne et fait du bruit tout autour. Ce sont les anciens qui transmettent le message. Mais ça s’accompagne forcément d’une forme de c’était mieux avant. Alors, c’est très bien qu’on se souvienne, mais j’aimerais aussi qu’on se tourne parfois un peu plus vers l’avenir.



Vous avez coaché 4 ans, dont 3 en tant que head-coach, entre 2004 et 06. Qu’est-ce qui vous a plu et déplu dans cette fonction ?

J’ai été assistant de Fred Sarre l’année des trois titres, 2002-03. L’année d’après, le club coupe Fred, je reprends l’équipe et on termine Champion. Derrière, je coache deux saisons et je suis coupé en 2006, alors qu’on était premiers du championnat. C’est Gordon Herbert qui m’avait remplacé. Ce qui m’a plu et déplu ? Pour être coach, il faut... (longue pause) Il faut être différent. On peut être entraîneur sur une période, mais je trouve qu’il faut aussi changer parce que c’est une fonction qui te bouffe ! Tu es en première ligne, plein phare ! Plein de choses qui font que tu es oppressé et que tu peux finir par péter un câble. Donc, derrière ces trois années-là, j’ai eu des opportunités ailleurs. Mais je n’ai pas voulu les saisir. J’avais fait une longue carrière de joueur, côtoyé le plus haut niveau, touché au coaching... Je n’y avais peut-être pas été excellent, mais quand même remporté un titre, fini premier de la saison régulière en 2006. Mais là, j’avais peur de m’engager dans un métier qui risquait de... Bref, j’aspirais à autre chose. Et puis je n’avais pas envie de bouger. Déjà, petit, quand il a fallu m’arracher aux Sables-d’Olonne, ça a été difficile, alors quitter le Béarn... 



Pau semble avoir connu une sérieuse période de déprime, entre la fin des années 2000 et récemment. Avec une forme de fatalisme chez les supporters mais aussi peut-être chez les dirigeants...

La vérité, c’était qu’on arrivait un peu au bout d’un modèle. Et surtout d’un modèle fait pour Pierre Seillant et tel qu’il l’avait dessiné avec les gens qui l’entouraient. Quand tu es sur une machine qui a connu un rendement extraordinaire, celui qui arrive derrière et qui ne sait pas forcément comment la faire tourner, ce n’est pas facile. C’est ce qui s’est passé. Nous avons fait des erreurs, et moi le premier, en essayant de faire les choses exactement comme Pierre les conduisait. Alors qu’il fallait faire différemment. Mais la transition n’est pas facile à gérer, parce que faire du Pierre Seillant sans Pierre Seillant, c’est juste impossible. Il a fallu digérer, il a fallu du temps. Aujourd’hui encore, il faut faire comprendre à tout le monde que l’histoire, elle ne s’effacera jamais. Et ce n’est pas parce qu’on en parle un tout petit peu moins qu’on l’oublie. Mais maintenant, je pense qu’il nous faut aller chercher des clients. Et quand je dis ça, je choque plein de gens qui veulent des supporters. Malheureusement, il faut renouveler les générations et, si tu n’as que des supporters aujourd’hui, tu risques fort de ne pas remplir et donc ne pas rentabiliser ton outil. On est passé de la Moutète au Palais des Sports, en remplissant avec un club dominant pendant des années. Aujourd’hui, il est impossible de dominer durablement compte tenu d’une économie du basket qui a évolué. Ce que l’on cherche, c’est de trouver notre équilibre, avec un club moins dominant sportivement mais qui va attirer du monde parce que ce qu’il propose sera attrayant. Le tout sans vexer les anciens. Le club est encore présent dans le cœur des gens, mais sur une image qui a maintenant 20 ou 25 ans. Et il faut l’inscrire sur quelque chose d’un peu différent. Le fils de Zidane, ce n’est pas le Zidane de 1998 ou de 2006. D’ailleurs, il y en a un qui est gardien de but. Il faut qu’on apprenne à s’envisager de manière différente. Mais nous sommes sur la bonne voie. Les gens nous le témoignent aujourd’hui. Je peux prendre l’exemple du choix entre la Banda et l’animateur. Quand je ne mets pas la banda, certains hurlent qu’on bafoue l’histoire du club. Moi, j’essaie juste d’alterner. En vérité, même si une minorité crie fort, il faut qu’elle envisage qu’une autre partie du public apprécie cette nouveauté. Moi, j’ai besoin de remettre un peu de jeunesse dans le Palais, d’interagir avec le public. Mais bien sûr qu’on ne raye pas le passé. On part d’un club avec une très grande histoire, mais on essaie de la rendre intelligible pour de nouvelles générations. 



Le fait que les tribunes “grisonnent“ partout dans les stades et salles en France est une réalité. À l’ASM (Clermont), en rugby, ils font 95% de remplissage, mais viennent de s’apercevoir que leur spectateur moyen avait 56 ans et demi... 

Exactement. Moi, j’essaie de rendre le Palais des Sports accessible à tout le monde. Là, on vient de se faire autoriser des places debout, ce qui fait que le Palais peut accueillir presque 8.000 personnes. Aujourd’hui, même si nous sommes performants, on ne remplit pas. Il nous faut aller chercher des spectateurs en plus. Mais la vérité, c’est qu’on fait quand même du monde et que ça fait des années que l’Élan Béarnais fait partie des 3 meilleures affluences en France. Tous sports de salle confondus. Ce qu’il nous manque, ce sont les deux ou trois gros partenaires pour nous accompagner, pouvoir conserver nos joueurs-clés, tout ça.

 

 

Après la très belle embellie avec Éric Bartecheky, revoilà Pau cette saison en haut du classement depuis presque le début de saison. Divine surprise ou pas ? 

Oui, bien sûr. Nous sommes le 6e budget, la 12e masse salariale joueurs, on sur-performe ! Nous sommes dans une phase de consolidation pour pouvoir reprendre une phase de croissance par la suite. Mais cette saison, c’est une excellente surprise, oui. On a envie de grandir, on sort de 3 quarts de finale consécutifs. On a envie d’aller plus loin, de faire régulièrement une compétition européenne, mais la finalité de tout cela, c’est de construire un modèle durable. Gagner c’est bien, mais ce dont je suis le plus fier, c’est qu’on était encore 7.000 contre Gravelines. Et ça, je crois aussi que ça tient à ce que l’on donne aux gens autour d’un match. Bien sûr qu’il faut gagner des matches, mais on ne peut pas tout baser sur les résultats sportifs. L’idée étant de construire quelque chose qui nous permette d’aller chercher quelques partenaires qui, in fine, vont nous donner ce 10e titre. 



L’identité de Pau, ce sont aussi les joueurs du cru, la formation... 

Oui, mais on continue de former et de sortir des joueurs, même si la concurrence est plus forte qu’avant dans ce domaine. Léo Cavalière, Thibault Daval-Braquet ou le petit (Yohan) Choupas qui vient de nous sortir un gros match, ils sortent de notre centre de formation. Tout comme Bastien Pinault à Chalon, Coco (Corentin) Carne que l’on décrit comme dans l’esprit à Nanterre ou encore Fabien Pelos à Fos. Sans même parler d’Elie Okobo. On a une école de basket et on en est fier. Pour grandir, nous sommes dans l’obligation de former. Il faut qu’on en tire plus de bénéfices encore.


 
Quel regard porte l’ancien joueur et l’ancien coach sur l’effectif présent cette saison ? 

On a une belle équipe. On a bien corrigé le tir avec la venue de Mickey McConnell en cours de route. On peut se féliciter aussi de l’alchimie qu’a su trouver Laurent Vila. Avec Jimmy Vérove. On a une équipe qui a une âme. Mais cette saison, nous ne sommes pas les seuls, avec des équipes comme Dijon ou Boulazac. 


 
Comment voyez-vous la fin de saison ?

Alors, nous sommes quand même à risque. Parce qu’on a un effectif qui fait que l’on va très vite taper dans la jeunesse dès qu’on a un blessé ou un fait de jeu contraire. Là, nous avons trois blessés et nous n’avons pas pu aller leur chercher des remplaçants. On a une limite financière qui est là. On fait le dos rond. Plutôt bien d’ailleurs, mais on s’est surtout donné le droit de vivre une fin de saison exceptionnelle. Le but, c’est vraiment de rester dans le Top 4 et, pourquoi pas, d’aller chercher le dernier carré. On vient de vivre 3 quarts de finale où l’on a joué deux fois Strasbourg et une fois Monaco. Sans l’avantage du terrain. Alors si l’on peut conserver cet avantage cette saison, ce serait top. 


 
Petit retour sur l’expérience avec Serge Crêvecœur en tant que coach ? 

Je suis fier de la rencontre avec l’homme. Cela fait partie de ces personnes qui m’ont fait un bien fou et nous ont encouragés dans notre démarche actuelle pour avancer. Après, sur le côté sportif, est arrivé ce qui est arrivé, mais cela ne retire rien à l’estime que j’ai pour lui. Serge nous a fait du bien, même si certains y ont vu un coach belge, donc d’un niveau inférieur. Moi, je n’ai pas du tout la même perception. Et derrière, le travail que fait Laurent (Vila), avec Jimmy (Vérove), résulte aussi du travail de Serge. 


*Pierre Seillant, Au Cœur de l’Élan Béarnais, avec Gérard Bouscarel, Éditions Gascogne, rue du Souvenir Français, 64300 Orthez. Le livre peut y être commandé et peut être également trouvé partout sur Internet.


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la 28ème journée