Espoirs - 9ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque81
BoulazacBoulazac74
09-11-2018 14:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Châlons-Reims76
Le MansLe Mans66
09-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Châlons-Reims77
Le MansLe Mans91
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Aix-Maurienne72
PoitiersPoitiers65
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Denain66
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen78
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Evreux92
RoanneRoanne87
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Saint-Chamond84
QuimperQuimper80
09-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque69
BoulazacBoulazac77
09-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Rouen63
NantesNantes65
09-11-2018 20:30
PROB - 5ème journéeTerminé
Paris70
OrléansOrléans88
09-11-2018 20:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Strasbourg64
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne74
10-11-2018 15:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Cholet85
MonacoMonaco66
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse111
AntibesAntibes76
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Nanterre81
Fos-sur-MerFos-sur-Mer72
10-11-2018 17:00
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez91
Le PortelLe Portel75
10-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Strasbourg97
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne92
10-11-2018 18:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Chalon/Saône74
DijonDijon78
10-11-2018 19:30
PROB - 5ème journéeTerminé
Lille88
CaenCaen67
10-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Nancy88
Vichy-ClermontVichy-Clermont52
10-11-2018 20:00
PROB - 5ème journéeTerminé
Chartres88
BloisBlois89
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Cholet82
MonacoMonaco87
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Nanterre93
Fos-sur-MerFos-sur-Mer71
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse82
AntibesAntibes57
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez92
Le PortelLe Portel69
10-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Chalon/Saône81
DijonDijon89
11-11-2018 18:30
Espoirs - 9ème journéeTerminé
Levallois59
LimogesLimoges68
12-11-2018 16:30
PROB - Leaders Cup PROB - Dem-finale AllerTerminé
Rouen72
NancyNancy77
12-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 9ème journéeTerminé
Levallois98
LimogesLimoges90
12-11-2018 20:45
PROB - Leaders Cup PROB - Dem-finale AllerTerminé
Orléans83
RoanneRoanne77
13-11-2018 20:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Antibes43
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez89
16-11-2018 15:30
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Dijon75
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque82
16-11-2018 16:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Le Portel50
CholetCholet79
16-11-2018 17:00
Espoirs - 10ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer61
StrasbourgStrasbourg83
16-11-2018 17:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Quimper85
LilleLille84
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Nantes82
DenainDenain67
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Nancy77
Aix-MaurienneAix-Maurienne56
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen85
RouenRouen92
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Caen96
ParisParis99
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Vichy-Clermont98
Saint-ChamondSaint-Chamond92
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Le Portel84
CholetCholet92
16-11-2018 20:00
PROB - 6ème journéeTerminé
Blois70
RoanneRoanne81
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer74
StrasbourgStrasbourg82
16-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Antibes83
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez73
16-11-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 10ème journéeTerminé
Dijon82
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque84
16-11-2018 20:30
Espoirs - 10ème journée
Monaco0
LevalloisLevallois0
17-11-2018 15:30
Espoirs - 10ème journée
Boulazac0
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse0
17-11-2018 17:00
Espoirs - 10ème journée
Limoges0
NanterreNanterre0
17-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Monaco0
LevalloisLevallois0
17-11-2018 19:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Boulazac0
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse0
17-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Limoges0
NanterreNanterre0
17-11-2018 20:00
PROB - 6ème journée
Orléans0
ChartresChartres0
17-11-2018 20:00
PROB - 6ème journée
Poitiers0
EvreuxEvreux0
17-11-2018 20:00
Espoirs - 10ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le MansLe Mans0
18-11-2018 15:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Lyon-Villeurbanne0
Le MansLe Mans0
18-11-2018 18:30
Espoirs - 10ème journée
Châlons-Reims0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
19-11-2018 17:30
PROB - Leaders Cup PROB - Demi-finale Retour
Nancy0
RouenRouen0
19-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 10ème journée
Châlons-Reims0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
19-11-2018 20:45
PROB - Leaders Cup PROB - Demi-finale Retour
Roanne0
OrléansOrléans0
20-11-2018 20:00
Espoirs - 11ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
22-11-2018 16:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Gravelines-Dunkerque0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
22-11-2018 20:00
Espoirs - 11ème journée
Bourg-en-Bresse0
Le PortelLe Portel0
23-11-2018 17:00
Espoirs - 11ème journée
Levallois0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
23-11-2018 17:00
PROB - 7ème journée
Lille0
NancyNancy0
23-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Bourg-en-Bresse0
Le PortelLe Portel0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Saint-Chamond0
NantesNantes0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Chartres0
PoitiersPoitiers0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Evreux0
CaenCaen0
23-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Strasbourg0
NanterreNanterre0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Denain0
OrléansOrléans0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Aix-Maurienne0
BloisBlois0
23-11-2018 20:00
PROB - 7ème journée
Rouen0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
23-11-2018 20:30
PROB - 7ème journée
Paris0
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen0
23-11-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Levallois0
Fos-sur-MerFos-sur-Mer0
23-11-2018 20:30
PROB - 7ème journée
Roanne0
QuimperQuimper0
23-11-2018 20:45
Espoirs - 11ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
24-11-2018 15:30
Espoirs - 11ème journée
Strasbourg0
NanterreNanterre0
24-11-2018 16:00
Espoirs - 11ème journée
Lyon-Villeurbanne0
BoulazacBoulazac0
24-11-2018 16:30
Espoirs - 11ème journée
Limoges0
DijonDijon0
24-11-2018 17:00
Espoirs - 11ème journée
Cholet0
AntibesAntibes0
24-11-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Chalon/SaôneChalon/Saône0
24-11-2018 18:30
Espoirs - 11ème journée
Le Mans0
MonacoMonaco0
24-11-2018 19:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Limoges0
DijonDijon0
24-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Lyon-Villeurbanne0
BoulazacBoulazac0
24-11-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 3ème journée
Nanterre0
Châlons-ReimsChâlons-Reims0
25-11-2018 18:00
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Le Mans0
MonacoMonaco0
25-11-2018 18:30
Jeep® ÉLITE - 11ème journée
Cholet0
AntibesAntibes0
26-11-2018 20:45

Actualité

Bandja Sy, décollage imminent

Bandja Sy (2,04 m, 26 ans), le spectaculaire ailier de l'ASVEL se raconte, avec l'oeil extérieur de son modèle de toujours, son grand frère Amara.

Bandja origins

Dans la famille Sy, je demande le petit dernier. Bandja est le benjamin d’une fratrie de huit enfants et le plus grand d’entre tous. Il est aussi le quatrième basketteur professionnel de la famille - un cas unique dans l'histoire du basket français - après Amara (2,02 m, 35 ans, Monaco), Mamoudou (1,97 m, 33 ans), aujourd’hui à l’Union Sainte-Marie Metz en Nationale 2 mais qui est allé jusqu'en Pro B, et Mamadou (1,92 m, 31 ans), qui a signé cette saison à Brissac en Nationale 2 après avoir joué longtemps en Pro B – et décroché la montée en Pro A avec Boulogne-sur-Mer il y a trois ans. Deux autres garçons plus âgés qu’Amara et deux filles complètent la fratrie. Tout a commencé à Cergy-Pontoise, la ville où la famille Sy a déménagé en 1990, l’année de la naissance de Bandja…

Ma mère a usé beaucoup d’énergie avec moi

Amara : « C’était le petit dernier de la famille, le petit protégé, celui à qui on voulait toujours faire plaisir. Oui, c’était un petit dur. L’un de ses maîtres qui s’appelait monsieur Laporte, doit s’en souvenir. Un jour, le maître lui parlait un peu trop près, le disputait. Bandja lui avait envoyé un coup de tête ! Alors oui, c’était assez compliqué... Comme pour nous, le basket l'a aidé à se canaliser. »

Bandja : « L’école, ce n’était pas forcément ce que j’aimais le plus. J’aimais bien m’amuser en cours au lieu d’écouter le professeur. Ma mère a usé beaucoup d’énergie avec moi. Tous les vendredis, elle avait rendez-vous à l’école pour faire le bilan de ma semaine. Comme je n’étais pas attentif à l’école, cela a été mieux pour moi de changer d’air et de passer du foot au basket. »

Passion foot

Dans sa tendre enfance, tandis que ses grands frères s’escrimaient sur les playgrounds de Cergy ou fréquentaient déjà un centre de formation dans le cas d’Amara, Bandja n’avait d’yeux que pour le foot. Sa première licence, il l’a pris au club de foot du coin, l’Olympique Cergy-Pontoise.

Bandja : « On faisait des matches avec tous les grands du quartier et parfois avec mes frères. Quand je ne jouais pas au foot, j’accompagnais mes frères quand ils allaient jouer au basket. Ils me disaient « reste dans le corner, on te donne la balle et shoote.» (...) Je continue à regarder pas mal de foot. Je supporte le PSG et le Real Madrid donc j’essaie de regarder le maximum de match. Je regarde aussi le championnat anglais qui est pour moi le meilleur. Quand j’ai l’occasion, je vais voir des matches. Donc oui on peut dire que je suis passionné. »

Amara : « Nous, c’était la génération de la Dream Team, des JO de 1992. Sa génération à lui, c’était le foot après la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000. On voyait qu’il grandissait alors on l’avait inscrit au basket. Le problème c’est qu’il séchait les entraînements. Ses coéquipiers étaient obligés de le chercher pour les matches en bas de chez moi parce qu’il dormait. Il cachait les papiers de licence ! Il ne voulait pas. Comme à l’école ça ne se passait pas bien, quand il a eu l’opportunité d’aller en sports-études à Besançon, ma mère n’a pas réfléchi longtemps. »

"L'Amiral" Amara Sy, (Monaco) : le modèle de Bandja

Départ à Besançon à 14 ans

C’est à Besançon que le basket a commencé à devenir sérieux pour Bandja. Surclassé avec les cadets du BBCD, à l’époque où le club était en Pro B (2004-06), on trouve également sa trace en championnats espoirs lors de la saison 2006-07. Bandja a seulement 16 ans et joue alors avec Florian Thibedore (Blois) et Jessie Begarin (Le Portel).

Amara : « Je n’étais pas là quand il est parti à Besançon. Ma mère et un de mes frères l’ont jeté carrément dans le train ! Il pleurait, il ne voulait pas y aller mais c’était pour son bien. Aujourd’hui quand ma mère en parle, elle est encore émue. C’était son bébé. Elle n’avait trouvé que ça comme solution. Ses grands frères n’étaient plus là pour s’en occuper. J’étais déjà pro. Il s’avère que cette solution a été payante. Maintenant, il est super content qu’on ait fait ce choix pour lui. »

Bandja : « Les premiers jours à Besançon, ça a été très dur. Je n’avais pas trop réalisé que je n’allais plus être chez maman. Je n’étais pas prêt pour ça. Et je suis tombé sur un groupe de potes au top. On était une dizaine dans un internat, qui était ouvert spécialement pour nous le week-end dernier. Je suis resté trois ans, deux ans en cadets, puis la dernière année en espoirs quand ils sont montés en Pro A la dernière année. »

 

Gran Canaria puis les Etats-Unis

Amara Sy a suivi toute sa formation de basketteur à l’Asvel. Ses deux frères cadets, Mamoudou et Mamadou ont connu une brève expérience aux Etats-Unis. Mamoudou a passé sept mois dans un Junior College. Mamadou  est resté deux ans en JuCo plus une troisième année à l’université de Washburn en deuxième division NCAA. Bandja a suivi leurs traces et fait un cursus entier à l’université de New Mexico State (2009-13). Mais il a d’abord fait un crochet en Espagne et dans une Prep School en Californie.

J’ai mis mon frère entre les mains de Babacar Sy

Bandja : « A 17 ans, je suis parti dans une académie à Gran Canaria. Le projet m’avait beaucoup plu. On s’entraînait trois fois dans la journée en plus des cours – dribble et dextérité à 6h30, shoot à 14h et entraînement collectif à 19h. On n’avait pas de championnat, ce n’était que des matches organisés ou des tournois. Le coach m’avait demandé si ça ne me dérangeait pas de jouer meneur. J’y suis resté un an et je suis parti aux Etats-Unis à Stoneridge en Prep School avec Bababar Sy comme coach. »

Amara : « Il a énormément progressé aux Iles Canaries. C’était par le biais de Babacar Sy, quelqu’un qui a accompagné beaucoup de jeunes, un bon formateur. J’avais confiance en lui parce qu’il avait déjà fait ses preuves alors j’ai mis mon frère entre ses mains. Après Stoneridge, des grosses écoles voulaient le recruter mais il a eu énormément de mal à avoir son SAT. A ce moment-là, on parlait même de revenir en France. Le Mans était très chaud pour le recruter. Et puis au dernier moment il l’a eu. Les grosses écoles avaient bouclé leur recrutement. La meilleure opportunité c’était New Mexico. »

Bandja : « Je suis parti pour le basket et les études. Dans tous les cas, si tu n’as pas une certaine moyenne, tu ne peux pas jouer. Ca m’a permis d’apprendre beaucoup de choses, de rencontrer beaucoup de monde. J’ai gardé des contacts. La semaine dernière, Hernst Laroche (le meneur de Saint-Quentin en Pro B) est venu chez moi. J’ai gardé contact avec Jonathan Gibson qui est aux Dallas Mavericks. Les souvenirs les plus marquants ce sont les derbys contre New Mexico et UTEP, deux matches qu’il fallait vraiment gagner. Et puis la rivalité contre Utah State. Là-bas, les fans connaissent tout de ta vie personnelle et viennent avec des grosses pancartes. Il y aussi mon dernier match à domicile où on perd de deux points à 13 secondes de la fin et je mets le panier de la victoire. A la fin de mon cursus, je ne me suis pas inscrit à la draft parce que je devais me faire opérer du ménisque donc je n’aurais pas pu faire de work-out. Je ne regrette pas. Si je dois aller en NBA, ça se fera par un autre moyen. »

 

Un spécialiste des highlights à New Mexico State

Pau, Nancy

C’est à Pau-Lacq-Orthez que Bandja le rookie va effectuer ses premiers pas chez les professionnels. Après un deuxième passage en Pro B, l’Elan Béarnais est de retour parmi l’élite en cette saison 2013-14. Bandja y côtoie Juice Thompson, Ahmad Nivins, David Denave, Jean-Frédéric Morency… L’équipe est coachée par Claude Bergeaud. La concurrence est rude au poste 3 entre Aaron Harper puis D.J. Strawberry. Il quittera le Béarn l’été suivant pour rejoindre Nancy où il jouera l’Eurocup. Avec des hauts et des bas. Celui qu’Amara présentait comme le plus doué de la famille peine à exprimer tout son potentiel.

La deuxième année à Nancy, on n’avait pas d’identité

Bandja : « Pau, c’était un promu. Je me suis dit que j’aurais plus d’opportunités de jouer. Et puis j’avais eu de bons échos concernant Claude Bergeaud par mon frère et mon agent. Cela a été une très bonne expérience pour ma première année professionnelle que ce soit sur le terrain ou en dehors, avec des joueurs expérimentés, les coaches, les fans (…) La première chose qui m’a donné envie d’aller à Nancy, c’était de jouer deux matches par semaine. Parce qu’à Pau, avec les entraînements à répétition, les semaines étaient longues. Et puis à Nancy, il y avait un coach qui, je pensais alors, laissait le joueur être lui-même, jouer sur ses points forts. Cela a été le cas en pré-saison et puis après ça a changé. En janvier 2015, je me suis blessé à l’épaule et j’ai raté toute la fin de saison. La deuxième année, c’était différent car le coach me donnait moins de restrictions. Sur la deuxième partie de saison, j’ai joué en confiance  et ça m’a permis de faire de bons matches. Mais on n’avait pas d’identité. Cela ne s’est jamais mis en place. »

En Eurocup avec le SLUC Nancy

Amara : « Il m’a toujours demandé mon avis sur ses choix de carrière. Je le conseille, avec son agent. Mais contrairement à avant, il est grand, il a le choix. C’est toujours lui qui a le dernier mot. Est-ce qu’il n’a pas progressé comme il aurait pu ? Oui, je suis d’accord. C’est vrai qu’au même âge j’avais montré plus de choses mais j’ai peut-être eu de meilleures opportunités. J’ai eu la chance de jouer avec Tanjevic à l’Asvel, alors qu’avant son arrivée cela ne se passait pas bien à l’Asvel. Je devais partir à Bourg-en-Bresse et Tanjevic avait dit non. Sans lui, est-ce que j’aurais eu la carrière que j’ai eue ? Ensuite, en arrivant au MSB, j’ai eu la chance que l’assistant de Vincent Collet soit Pierre Tavano, qui m’avait vu jouer en espoirs. Vincent Collet avait des doutes sur ma capacité à jouer au poste 3. Pierre Tavano l’a convaincu que j’étais un poste 3, pas un 4. C’est là que j’ai explosé aux yeux du grand public. »

L’ASVEL

Tony Parker croit en le potentiel de Bandja Sy. L’été dernier, l’ASVEL lui a offert un contrat de trois ans. Sa polyvalence - il peut doubler sur les postes 3 et 4 - est un atout pour les champions de France en titre, et son jeu très athlétique correspond au basket prôné par J.D. Jackson.

La concurrence avec Charles Kahudi me fera progresser.

Amara : « Au début, il n’était pas très chaud pour aller à l’ASVEL. Je lui ai dit qu’à son âge, c’était bien d’aller dans une grosse écurie pour passer un cap, qu’il allait y avoir une grosse concurrence, un bon niveau de basket. L’Asvel, je connaissais la maison. Je connaissais J.D Jackson et je savais qu’il y avait de bons joueurs comme Adrian Uter (ex-Monaco) ou Charles Kahudi auprès de qui il allait énormément apprendre. »

Bandja : « Je suis très content d’être là. C’est bien organisé, il y a un très bon groupe sur et en dehors du terrain. Plusieurs joueurs me donnent des conseils, comme Nicolas Lang, Walter Hodge, DeMarcus Nelson, Adrian Uter. Charles est présent dans le vestiaire. Tout le monde a un bon Q.I. basket. Cela aide à progresser assez rapidement (…) Il y a un gros potentiel. Depuis un mois, ça monte en régime, on respecte de plus en plus les systèmes et on se connait de mieux en mieux. Quand Charles et Trent (Meacham) vont revenir, ça va encore monter. La concurrence avec Charles ? Elle me fera progresser, j’en suis sûr et certain. En me confrontant à lui à chaque entraînement, cela me fera passer des niveaux. »

 

Son dunk au-dessus de deux défenseurs, mardi 6 décembre contre Varese

Bientôt l'explosion ?

Athlète phénoménal, habitué des highlights en Pro A ou en BCL, Bandja Sy est encore loin d’avoir exploité tout son potentiel. Ses performances sont encore irrégulières, quoi qu’il a progressé de ce point de vue depuis novembre. Ceci explique pourquoi l’ailier de l’ASVEL n’a pas été sélectionné au All-Star Game alors qu’il en a largement les moyens et que son profil se prête parfaitement à ce type de rendez-vous. A en croire Bandja et Amara, la barrière n’est pas technique mais d’abord mentale. Il dominera son sujet lorsqu'il aura franchi ce cap. Et pourra peut-être réaliser son rêve, jouer en NBA.

Dans trois ans ? J’aimerais bien être dans le meilleur championnat au monde

Bandja : « J’ai une marge de progression, c’est clair et net. Ma priorité c’est la gestion de ma frustration. J’ai tendance à me frustrer assez rapidement, à cause d’un tir raté, d’une perte de balle, des choses bêtes. Je me frustre, je me renferme et ce n’est pas bon du tout. Ca m’arrive tous les 3-4 matches. C’est la chose sur laquelle il faut que je bosse vraiment. Une fois que je serai moins frustré, plus relâché, je serai beaucoup plus constant. Faire appel à un préparateur mental ? Ce ne serait pas une mauvaise idée. D’ailleurs je vais me renseigner. »

Amara  : « C’est mental. C’est pour cela qu’il fallait qu’il se confronte à une certaine exigence et une forte concurrence. Ses performances sont plus régulières depuis quelque temps. Il a élargi son volume de jeu. S’il ne marque pas, il va prendre des rebonds, défendre, apporter de l’intensité. Comme je lui ai dit, il faut tout le temps que tu apportes quelque chose à l’équipe même si tu n’es pas en réussite offensivement. »

Bandja : « Où je me vois dans trois ans ? J’aimerais bien être dans le meilleur championnat au monde, en NBA. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tenter ma chance depuis ma sortie d’université. Je n’ai jamais fait de summer league ou de work-out. Le jour où je serai prêt, je pense que j’aurai des chances de taper dans l’œil de quelques équipes. Peut-être l’été prochain… »

Amara : « Franchement, aujourd’hui ce n’est pas dur d’aller en NBA. Quand je vois certains joueurs… Alors pourquoi pas lui, largement même ! Il faut qu’il travaille pour, qu’il fasse tout pour avoir une opportunité. Et le jour où ça tombe, il faut qu’il la saisisse. »