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Jeep® ÉLITE - Playoffs - Finale Epilogue
Lyon-Villeurbanne0
MonacoMonaco0
25-06-2019 20:45

Actualité

Alpha Kaba (LDLC ASVEL) : « On veut aller chercher tous les titres ! »

Le potentiel d’Alpha Kaba (2,10 m, 22 ans, poste 4-5) est connu depuis longtemps. Neveu de l’ancien intérieur de l’Élan Béarnais, Benkali Kaba, vainqueur notamment de la Coupe Korac (1984) et des deux premiers titres de Champion de France d’Orthez en 1986 et 87, Alpha a été formé à l’Élan avant de passer deux saisons avec Mega Leks, en Serbie, afin d’accumuler temps de jeu et expérience en vue d’être drafté. Tout dernier choix de la draft 2017 (n°60, par les Atlanta Hawks), Kaba a effectué une très bonne Summer League l’été dernier (7,6 pts et 7,8 rbds), avant qu’une blessure à un coude ne le prive de la majeure partie de la phase aller. Mais 2019 s’annonce sous les meilleurs auspices, avec une énorme performance, en Top 16 de l’EuroCup, lors de la victoire de Lyon-Villeurbanne sur le terrain du Lokomotiv Kuban…

Alpha Kaba face aux Levallois Metropolitans (Crédit Photo : Karen Mandau)


Alpha, vous revenez à peine de Krasnodar, en Sibérie, où vous êtes allés battre le Lokomotiv Kuban, finaliste de l’EuroCup la saison dernière. N’yb a-t-il pas de meilleure manière d’entrée dans l’année 2019 ?

Oui, nous revenons à peine de Krasnodar. On y était allé en avion privé parce que sinon, ça impliquait au moins deux jours de voyage avec tous les changements. C’est sûr que c’est un bel exploit d’être allé gagner là-bas. On s’attendait à un match difficile après leur premier tour où ils avaient remporté neuf victoires pour une seule défaite. Au final, cette victoire fait donc un bien fou pour engranger de la confiance et basculer sur nos prochaines échéances. Notre force, je crois, en ce moment, avec un coach qui insiste beaucoup sur la défense, c’est aussi d’être capable de mettre beaucoup de pression et d’intensité sur les attaquants adverses. Et ça pendant 40 minutes. Nous avons tous compris que si nous n’étions pas à 120% dans ce domaine, on se retrouvait vite sur le banc. Le résultat, c’est aussi une excellente dynamique dans le groupe qui nous permet tous de donner le maximum pour aller chercher plusieurs titres cette année. Il faut vraiment qu’on s’appuie là-dessus, sur la profondeur de notre rotation, en défendant à fond, pour user petit à petit nos adversaires.


Vous avez réalisé hier soir votre meilleur match sous le maillot de l’ASVEL en cumulant 16 points, 13 rebonds dont 9 offensifs et 4 contres, dont un passage énorme dans l’ultime quart-temps. C’est l’arrivée prévue d’Alexis Ajinça qui vous a dopé ?

(Rires) Je m’attendais bien à une question comme celle-là ! Mais non, même pas, je suis quelqu’un avec beaucoup d’ambition, toujours au top de ma motivation. Ces derniers temps, je n’étais pas vraiment satisfait de mes matches, même si j’ai repris depuis peu après ma blessure. Alors arrivée d’Alexis ou pas, moi, je me donne toujours à fond ! Mais au-delà de ça, ces passages-là, où l’on performe face à une formation qui fait partie des grands favoris de l’EuroCup, c’est une sensation incroyable. Alors forcément, c’est positif et très plaisant… Mais la route est encore longue jusqu’à la fin de saison.

 

Vous avez connu un début de saison perturbé par une grosse blessure au coude. Était-ce rageant, après avoir disputé une Summer League plutôt bien réussie avec les Hawks ?

Oui, sincèrement, ça m’avait un peu atteint moralement. J’avais fini très fort avec Atlanta l’été dernier, donc mon objectif était d’enchaîner en montrant une véritable continuité dans ma progression. Je sais que les coaches, là-bas, me suivent très régulièrement et croient encore en moi. Alors oui, cette blessure a ralenti un peu le processus. Là, j’essaie de me remettre dans le bain et de profiter de cette super période de l’ASVEL pour retrouver de la confiance et apporter tout ce que je peux à cette équipe. 


Où en êtes-vous d’ailleurs avec Atlanta, la franchise qui vous a drafté au 2e tour, il y a 18 mois ?

Les Hawks ont parlé de me faire revenir pour le Veteran Camp en septembre-octobre, mais ils étaient dans une situation compliquée, sans vraie place dans leur roster. Alors, avec mon agent, on a décidé que le mieux était de reprendre la saison avec l’ASVEL, de donner le maximum pour continuer à montrer une constance dans la progression, pour ensuite, pourquoi pas, envisager d’être appelé en cours de saison. Tout est toujours faisable et c’est pour cela que je reste motivé à 100% sur mon développement.


Est-ce un sujet sur lequel vous vous êtes entendu avec les dirigeants du club : si une opportunité se présente, ils pourraient vous libérer ? 

On n’a pas encore discuté vraiment avec eux, mais oui, dès le début, on avait convenu d’une clause de départ éventuel dans mon contrat. C’est quelque chose qui est prévu et je ne vois pas pourquoi ils s’y opposeraient, d’autant qu’ils seraient gagnants dans le deal. 


Comment aviez-vous vécu cette soirée de juillet 2017, quand il vous a fallu attendre le tout dernier choix pour entendre votre nom ? 

Sur le moment, oui, c’était chaud ! Il y a 60 appelés, et tu entends sortir 59 noms qui ne sont pas le tien… Quand tombe le n°59, franchement, tu n’es pas hyper serein ! Dans mon cas, mon agent m’avait appelé juste après ce 59e choix pour me dire de ne pas m’inquiéter, que les Hawks allaient me choisir en n°60, mais forcément, tu restes sceptique. C’est la draft, tu sais très bien comment ça peut se passer : ils peuvent changer d’avis au tout dernier moment. J’ai donc attendu d’entendre vraiment mon nom avant de laisser éclater ma joie, mais au final, quitte à être pris au second tour, je suis plutôt content de ce dénouement final. L’histoire est belle, pleine de suspense… Et puis, il y en a tellement qui restent sur le carreau, je ne vais pas me plaindre non plus.


Avec le recul, est-ce que votre passage pour deux saisons à Mega Leks a été une bonne chose ?

Oui, je pense. Si c’était à refaire, je le referais. C’était une très bonne première expérience et ça m’a permis d’avoir très vite du temps de jeu en pro. Après, bien sûr, je changerais certaines choses, mais c’est vraiment là-bas que j’ai pu gagner en expérience et en confiance. Malheureusement, j’ai connu quelques blessures, ce qui a ralenti ma progression, mais oui, c’était une excellente expérience. 


Vous êtes le neveu d’une figure de l’Élan Béarnais, Benkali Kaba. A-t-il eu une influence sur votre développement pendant vos jeunes années ?

Oui, bien sûr. Quand je me suis vraiment décidé à me lancer à fond dans le basket, ses conseils m’ont été très précieux. C’est la seule personne de ma famille à avoir évolué chez les professionnels, donc il m’a influencé, encadré dans mes choix, notamment au moment de m’engager au centre de formation de Pau. Et je lui en suis vraiment reconnaissant. Aujourd’hui, il est toujours basé à Mont-de-Marsan avec sa famille, et il s’occupe de jeunes basketteurs sénégalais, de son camp là-bas aussi. 


Benkali Kaba sous les couleurs de Pau


Sans vous, ni Livio Jean-Charles et parfois même sans Kahudi ou Noua, l’ASVEL a tout écrasé pendant ce début de saison. Pensez-vous que c’est aussi la "patte" Mitrovic qui fait la force de l’équipe ? 

Le coach apporte vraiment beaucoup à cette équipe, c’est une certitude, oui ! Quand on regarde notre roster, c’est vrai qu’il est plutôt impressionnant sur le papier, mais c’est bien le coach qui parvient à en tirer le maximum. Grâce à lui, les individualités s’effacent devant le collectif, il n’y a pas de crise d’ego… Et puis j’avoue, j’adore la manière dont il fait jouer l’équipe en ce moment. 


Avec des joueurs d’expérience comme Bilan, Kahudi, Nelson ou Kalnietis, mais aussi tout un groupe de jeunes à qui Mitrovic fait confiance, est-ce que l’effectif vous paraît très équilibré ?

Je pense que cet équilibre entre jeunes et joueurs d’expérience est essentiel. Nous avons tout un groupe de jeunes de grand talent qui apporte énormément d’énergie et de fougue à l’équipe, mais l’apport des anciens comme DeMarcus (Nelson), Charles Kahudi et les autres, pour nous encadrer et nous guider, est hyper positif. C’est ce qui fait la force de cet effectif : ce mix entre jeunesse et expérience du plus haut niveau. 


Avec l’apport d’un Ajinça en plus, jusqu’où peut aller cette ASVEL version 2019-20 ?

Alexis Ajinça va nous apporter un atout de plus et une plus grande rotation intérieure. C’est forcément positif. Avec lui, sans paraître prétentieux, on doit pouvoir aller chercher le titre dans toutes les compétitions où nous sommes engagés. (Il rit) Cela va peut-être sembler orgueilleux, mais je suis vraiment très confiant dans le potentiel de ce groupe et je ne vois vraiment pas pourquoi nous devrions faire des complexes. L’effectif est riche, tout le monde travaille à fond, l’ambiance est bonne. Bref, tout est en place pour parvenir à atteindre nos objectifs. Reste à convertir tout ça…


Sans cette blessure et la polémique de l’été 2017 concernant votre "non-choix" entre les Bleus et la sélection guinéenne, vous auriez sans doute eu de bonnes chances d’intégrer l’équipe de France. Est-ce un but à terme ?

Oui, bien sûr, cela reste un objectif pour moi. Quand la polémique a eu lieu, j’ai regretté tout ce qui a pu être dit sur Internet à ce propos. Aujourd’hui, je n’ai pas encore fait de choix. Là, je me concentre à fond sur ma carrière en club. Ensuite, une fois que je serai lancé, je prendrai une décision à propos de l’équipe nationale. Mais pour le moment, ce n’est pas ma priorité. 


Qu’est-ce qui vous manque encore pour franchir un palier et prétendre à du temps de jeu en NBA ?

Beaucoup de choses encore. Pour le moment, je me concentre sur le fait de changer la forme de mon shoot pour devenir plus régulier de l’extérieur. Les coaches, à l’ASVEL, m’aident beaucoup là-dessus. Tout comme pour développer mon jeu dos au panier, au poste bas. Je n’ai jamais été un expert sur ce point, parce que l’on m’a souvent fait évoluer face au jeu. Ce sont les deux aspects que j’essaie de travailler énormément en ce moment. Mais je suis très confiant à ce sujet, les coaches me font bien bosser et je progresse chaque jour. Aujourd’hui, même si à la base, je me suis toujours considéré plus comme un numéro 4, mais je n’ai pas vraiment de poste de prédilection. Je pense que le fait de pouvoir évoluer sur les deux postes est un avantage pour la suite. 


Avec les perspectives d’Euroleague la saison prochaine, où voyez-vous votre avenir à court terme, en NBA ou en Euroleague avec l’ASVEL ?

Si l’on me donnait le choix, franchement, c’est la NBA, forcément ! Les Hawks, ça me fait toujours autant rêver, je ne vais pas mentir. Mais la perspective de l’Euroleague ici, c’est aussi très motivant. Je prends les choses les unes après les autres et évoluer en Euroleague me ferait sans doute progresser. Mais mon objectif reste de pouvoir intégrer la NBA à terme. En NBA, vous savez, ça se joue souvent à pas grand-chose. Tout est une question d’opportunité qu’il faut savoir saisir au bon moment. En attendant, je bosse comme un fou et me donne à 100% pour mon équipe. 


Cet article est à retrouver dans le Soir de Match papier distribué dans les salles de Jeep® ÉLITE pour la 16ème journée